Talent Days met la jeunesse au coeur du Festival international du film de la mer Rouge

Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Short Url
Publié le Jeudi 16 décembre 2021

Talent Days met la jeunesse au coeur du Festival international du film de la mer Rouge

  • Les Talent Days sont une série d’événements qui se déroulent sur deux jours, en marge du festival
  • «Le but des Talent Days est d’inciter ces personnes à se lancer dans l’univers du cinéma et de leur montrer qu’elles en sont capables»

DJEDDAH: Le Festival international du film de la mer Rouge a ouvert la voie à une génération de Saoudiens passionnés de cinéma. Il leur permet d’enrichir leurs connaissances en développant leur savoir-faire au contact d’experts venus du monde entier.

L’attrait exceptionnel pour ce festival ne réside pas seulement dans la projection des films. C’est également un lieu d’échange de connaissances et de compétences qui propose des conférences et des ateliers animés par de grandes vedettes. Par ailleurs, l’événement offre la possibilité d’entrer en contact avec des sociétés de production.

Les Talent Days sont une série d’événements qui se déroulent sur deux jours en marge du festival. Ils ont permis à des jeunes Saoudiens de mieux comprendre comment développer leurs projets. Ce programme aborde tous les aspects, de la production au financement.

La responsable des Talent Days, Rana Jarbou, est une réalisatrice saoudienne. Elle explique à Arab News que le but du projet est d’encourager et d’inspirer les cinéastes émergents et les amateurs. «Il peut s’agir d’un cinéaste qui a fait ses preuves, de quelqu’un qui a déjà réalisé un court métrage, ou d’un technicien qui décide de se lancer dans l’industrie cinématographique», explique-t-elle.

Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)

«Le but des Talent Days est d’inciter ces personnes à se lancer dans l’univers du cinéma et de leur montrer qu’elles en sont capables, grâce à un programme qui les met en relation avec les professionnels du métier.»

Ce projet comprend des ateliers, des projections spéciales, des commissions, des conférenciers et des ateliers animés par des experts du secteur qui parlent de leurs expériences et font le point sur la production, le financement et la distribution de films.

 

EN BREF

L’exposition présente les œuvres d’artistes qui viennent non seulement du Royaume, mais aussi de la République démocratique du Congo, de l’Allemagne, de la Thaïlande, de l’Inde, de l’Espagne, du Liban, de la Fédération de Russie, des Émirats arabes unis et du Bangladesh, reflétant ainsi la diversité démographique de Djeddah.

Rana Jarbou précise en quoi de tels programmes favorisent l’expertise dans le domaine du cinéma. «Lorsque ces talents arrivent, ils assistent à des tables rondes, à des ateliers ou à des séances de réseautage. Ils peuvent ainsi entrer en contact avec des experts qu’ils n’auraient pu rencontrer en restant derrière un écran. Rien ne vaut le contact personnel et la connexion; cela fait la différence.»

Comme il s’agit d’une industrie jeune, Mme Jarbou tient à montrer à la jeune génération de Saoudiens à quel point ils ont de la chance. Elle leur explique que le secteur compte sur eux et leur apporte un grand soutien, comparé à ce qu’a connu la génération précédente de cinéastes.

 «Je souhaitais mêler l’ancien au moderne. Je voulais que les gens aient accès au passé récent. Il y a eu un groupe de travail avec Talashi, un collectif cinématographique fondé en 2008 dont les membres ont réalisé des courts métrages ensemble alors que l’industrie était inexistante. Leurs films ont été projetés dans la région et ils ont remporté de nombreux prix. Il faut que la nouvelle génération connaisse ce passé récent et se rende compte du soutien dont elle dispose et des possibilités qui s’offrent à elle. Les portes leur sont ouvertes alors qu’elles ne l’étaient pas, il y a bientôt quinze ans, pour ce collectif. Cela n’a pas empêché ses membres de réaliser des courts métrages profonds et novateurs. J’ai pensé que l'histoire de Talashi pouvait inciter des cinéastes émergents à créer des collectifs et à construire une communauté, ainsi qu’à bâtir une culture autour du cinéma.»

Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)
Les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet. (Photo/Huda Bashatah)

«Le collectif a réussi sans aucune aide, alors imaginez ce que vous pouvez faire avec un peu de soutien», souligne-t-elle.

Rana Jarbou a mis en place ce programme sur la base de critères susceptibles d’apporter aux participants une expérience exhaustive; il comprend notamment des séances de critique de film. «Nous ne pouvons pas tout couvrir; j’ai essayé de sélectionner quelques sujets qui leur ont permis de se faire connaître. Je me suis également concentrée sur des thèmes que les gens seraient moins susceptibles de choisir pour un tel programme. Je voulais donner de la visibilité aux cinéastes, aux distributeurs, aux producteurs et aux critiques qui ne disposent pas d’une aussi grande audience que les autres dans le milieu du cinéma.»

«Si vous voulez tenter votre chance dans ce domaine, vous devez vous préparer à vivre des refus. Il est possible que les gens n’apprécient pas vos choix, et c’est leur droit», confie-t-elle encore.

«Je pense qu’il est important de discuter de la critique cinématographique. C’est une excellente chose que vous désiriez faire carrière dans le cinéma, mais vous devez accepter les critiques. J’ai remarqué à quel point les gens étaient sensibles dans le monde de l’art. C’est la même chose dans celui du cinéma.»

«Cela leur permet de comprendre qu’il existe des outils, un vocabulaire propres à cet art et qu'il est nécessaire de prendre en considération les commentaires des gens.»

Pendant ces deux jours, les experts ont répondu à des questions sur les problèmes techniques, la postproduction, le métier de réalisateur de films, la manière de raconter des histoires vraies, l’art d’écrire pour la télévision, le cinéma et Internet – et en quoi il diffère de l’écriture destinée à une chaîne YouTube.

À mesure que la technologie se développe, les gens se tournent vers de nouvelles façons de visualiser du contenu sur un écran. De nombreux jeunes utilisent YouTube et le streaming Internet pour regarder des films plutôt que de se rendre au cinéma. Comme ce sont deux plates-formes distinctes, elles présentent des normes et des attraits différents.

«Les plates-formes de distribution changent, elles se reconfigurent. Nous comptons davantage sur le streaming, notamment après la Covid-19», note Rana Jarbou.

Le Festival international du film de la mer Rouge prévoit également d’organiser des ateliers tout au long de l’année afin de prolonger ce type de soutien.

«Talent Days n’est pas un programme qui se déroule seulement sur deux jours. Il fait partie d’une vision proposée par le Festival international du film de la mer Rouge qui vise à soutenir, à encourager et à inspirer les futurs cinéastes. Je pense que c’est essentiel si l’on souhaite développer l’industrie cinématographique», conclut-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Shangri-La Paris dévoile Maison Roland, une nouvelle adresse gastronomique au cœur d’un jardin parisien

Short Url
  • La carte met à l’honneur les grands classiques de la gastronomie française élaborés à partir de produits soigneusement sélectionnés
  • Parmi les entrées figurent les œufs mimosa au caviar de saumon, les rillettes de sardines, la terrine de campagne aux pistaches ou encore le gaspacho de tomates

PARIS : Le Shangri-La Paris enrichit la scène culinaire de la capitale française avec l’ouverture de Maison Roland, un nouveau restaurant-jardin inauguré le 7 mai 2026 au sein de l’ancienne demeure du prince Roland Bonaparte. Nichée dans le jardin privé du palace, cette nouvelle adresse revisite l’esprit du bistrot parisien à travers une cuisine française classique servie dans une atmosphère élégante et décontractée.

Inspiré par l’héritage du prince Roland Bonaparte, dont la résidence historique abrite aujourd’hui l’un des hôtels les plus prestigieux de Paris, Maison Roland entend célébrer l’art de vivre parisien dans ce qu’il a de plus intemporel : une cuisine généreuse, un service chaleureux et un cadre propice à la détente.

Le restaurant mêle harmonieusement espaces intérieurs et extérieurs. La salle, baignée de lumière naturelle, s’ouvre sur une terrasse ensoleillée prolongée par un jardin luxuriant, offrant aux convives une parenthèse paisible au cœur de la ville. Nappes blanches, porcelaine de Gien et argenterie raffinée rappellent l’élégance traditionnelle des grandes tables parisiennes.

La carte met à l’honneur les grands classiques de la gastronomie française élaborés à partir de produits soigneusement sélectionnés. Parmi les entrées figurent les œufs mimosa au caviar de saumon, les rillettes de sardines, la terrine de campagne aux pistaches ou encore le gaspacho de tomates. Les amateurs de produits de la mer pourront également déguster des huîtres de Bretagne et une sélection de caviars.

Côté plats, Maison Roland célèbre les incontournables du bistrot français avec une sole grenobloise, un onglet de bœuf sauce au poivre, un tartare de bœuf ou un bar grillé aux herbes. Le homard est également proposé sous différentes préparations, grillé, façon Thermidor ou servi froid avec mayonnaise.

Les desserts prolongent cet hommage à la tradition française avec une île flottante signature « Maison Roland », une mousse au chocolat, une crème caramel à la vanille de Madagascar ou encore une pavlova aux fruits rouges à partager.

Ouvert du lundi au samedi de midi à 22 heures ainsi que le dimanche soir, Maison Roland ambitionne de devenir une nouvelle adresse incontournable pour les Parisiens comme pour les visiteurs internationaux à la recherche d’une expérience culinaire raffinée dans un cadre verdoyant et intimiste.


Mort du pionnier de l'info en continu Ted Turner, créateur de CNN

La chaîne américaine CNN a annoncé mercredi la mort à 87 ans de son fondateur Ted Turner, personnage audacieux et provocateur, pionnier de l'information en continu avant de devenir un influent philanthrope. (AP)
La chaîne américaine CNN a annoncé mercredi la mort à 87 ans de son fondateur Ted Turner, personnage audacieux et provocateur, pionnier de l'information en continu avant de devenir un influent philanthrope. (AP)
Short Url
  • Entré dans les affaires en reprenant l'entreprise de publicité en difficulté laissée par son père, mort par suicide, il avait intégré le monde de la télévision en 1970 en rachetant une chaîne à Atlanta, en Géorgie
  • Dix ans plus tard, celle-ci était devenue le pilier de son réseau national, le Turner Broadcasting System, dont les profits lui avaient permis de lancer CNN en 1980

NEW YORK: La chaîne américaine CNN a annoncé mercredi la mort à 87 ans de son fondateur Ted Turner, personnage audacieux et provocateur, pionnier de l'information en continu avant de devenir un influent philanthrope.

Donald Trump - qui pourfend régulièrement la chaîne qu'il accuse d'hostilité à son égard - a rendu hommage à un "grand nom de l'histoire de la télévision".

En 2018, le magnat des médias avait révélé souffrir de la démence à corps de Lewy, une maladie neurodégénérative provoquant des symptômes proches des maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

Né à Cincinnati, dans l'Ohio, en novembre 1938, Ted Turner avait d'abord fréquenté un pensionnat militaire dans le Tennessee avant d'intégrer la prestigieuse université Brown, dont il a été expulsé avant d'obtenir son diplôme.

Entré dans les affaires en reprenant l'entreprise de publicité en difficulté laissée par son père, mort par suicide, il avait intégré le monde de la télévision en 1970 en rachetant une chaîne à Atlanta, en Géorgie.

Dix ans plus tard, celle-ci était devenue le pilier de son réseau national, le Turner Broadcasting System, dont les profits lui avaient permis de lancer CNN en 1980.

Première chaîne d'information en continu 24 heures sur 24, celle-ci s'est progressivement imposée aux Etats-Unis puis à l'international, accompagnant le passage de la télévision hertzienne au câble.

Son rayonnement s'est manifesté notamment lors de la première guerre du Golfe (1990-1991), grâce à une couverture en direct étendue rendue possible par la technologie satellitaire.

Rival de Murdoch 

Le succès de CNN a depuis inspiré la création de nombreuses chaînes d'information en continu, notamment Fox News, fondée par le rival de longue date de Ted Turner, Rupert Murdoch, MSNBC et de nombreuses autres à travers le monde.

Le sport était l'autre passion de Ted Turner. Il avait été propriétaire de l'équipe de baseball des Atlanta Braves, ainsi que de celles de basket des Atlanta Hawks et de hockey sur glace des Atlanta Thrashers.

Il avait en outre remporté la Coupe de l'America en 1977 en tant que skipper du yacht américain Courageous.

Un incident maritime avait d'ailleurs renforcé sa rivalité avec Rupert Murdoch en 1983, lorsqu'un yacht sponsorisé par ce dernier était entré en collision avec celui de Ted Turner lors de la course Sydney-Hobart, provoquant le naufrage de sa goélette.

"Son rôle de pionnier a laissé une empreinte indélébile sur notre paysage culturel. C'était un grand Américain et un ami", a réagi dans un communiqué le magnat des médias.

Désigné homme de l'année par le magazine Time en 1991, il avait épousé cette même année l'actrice Jane Fonda, sa troisième femme dont il avait divorcé dix ans plus tard.

Ted Turner avait attribué leurs difficultés à la conversion de Jane Fonda au christianisme. Version de cette dernière: "Il a besoin de quelqu'un à ses côtés 100% du temps (...). Ce n'est pas de l'amour, c'est du baby-sitting".

Au-delà des affaires et du sport, il était connu pour ses engagements philanthropiques et environnementaux.

Défenseur du climat 

En 1998, Ted Turner avait fait don d'un milliard de dollars pour créer la Fondation des Nations unies engagée notamment sur le climat, le développement durable, la technologie et la santé.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a salué mercredi "un visionnaire dont la conviction, la générosité et l'audace ont laissé une empreinte durable sur les Nations unies et sur notre monde".

Il avait également créé en 1997 un Fonds pour la protection d'espèces menacées comme les tortues gopher ou les papillons monarques.

En 2015, il avait lancé la Ted Turner Reserves, une initiative d'écotourisme permettant de visiter ses propriétés au Nouveau-Mexique et de découvrir des projets de protection de la nature.

Sa mort survient au moment où la chaîne d'information en continu qu'il a créée s'apprête à passer sous le contrôle de la famille Ellison, jugée proche de Donald Trump, ce qui suscite des questions sur son indépendance éditoriale.

Le président américain a affirmé mercredi, dans la foulée de son hommage au magnat, que CNN était devenue "woke", un adjectif péjoratif utilisé par les conservateurs pour désigner leurs adversaires progressistes, et espéré que la chaîne soit "rendue à son ancienne crédibilité et gloire" par ses nouveaux propriétaires, "des gens merveilleux."

CNN souffre de mauvaises audiences depuis de nombreuses années. Sa concurrente Fox News enregistre un audimat bien plus important.

 


Le pavillon saoudien à la Biennale de Venise transforme un patrimoine fragmenté en une installation artistique monumentale

Short Url
  • L’artiste saoudienne Dana Awartani transforme le patrimoine arabe menacé en une vaste installation de terre cuite et de mosaïque à la Biennale de Venise
  • Le pavillon saoudien met en lumière l’artisanat traditionnel et la mémoire culturelle lors de l’une des plus prestigieuses expositions d’art contemporain au monde

VENISE : L’Arabie saoudite a dévoilé une immense installation de terre et de mosaïque lors de la 61e Exposition internationale d’art de La Biennale di Venezia, utilisant l’artisanat traditionnel et des références à des sites patrimoniaux endommagés à travers le monde arabe pour explorer la mémoire, la perte et la continuité culturelle.

L’exposition, relayée par l’Agence de presse saoudienne, marque la cinquième participation du Royaume à cette manifestation prestigieuse, considérée comme l’une des vitrines les plus influentes de l’art contemporain mondial.

Occupant l’intégralité du sol du pavillon national saoudien dans l’historique Arsenale de Venise, l’installation de Dana Awartani, intitulée « May your tears never dry, you who weep over stones », s’inspire de l’art géométrique islamique et des traditions de la mosaïque enracinées dans l’ensemble du monde arabe.

Commissariée par Antonia Carver, avec l’assistance de Hafsa Alkhudairi, l’œuvre fait référence à 23 sites patrimoniaux reconnus par des organismes internationaux de préservation et touchés par la destruction ou les conflits ces dernières années.

« Ces sites ne sont pas simplement des pierres — ce sont des réceptacles qui portent nos histoires et nos identités à travers le temps », a déclaré Dana Awartani dans des propos relayés par l’Agence de presse saoudienne.

« L’œuvre rassemble de nombreux sites qui sont ou ont été attaqués, et qui portent des histoires communes dépassant les frontières contemporaines », a-t-elle ajouté.

L’installation a nécessité près de 30 000 heures de travail artisanal, dans un processus collaboratif décrit par les organisateurs comme une œuvre façonnée “par de nombreuses mains”, mettant en avant le partage des savoir-faire et la transmission des connaissances traditionnelles.

Dana Awartani a travaillé avec 32 artisans dans un atelier situé près de Riyad, réalisant plus de 29 000 briques d’argile séchées au soleil à partir de quatre terres de couleurs différentes provenant de diverses régions d’Arabie saoudite. Les briques ont été fabriquées sans agents chimiques liants, renforçant ainsi l’accent mis sur la matérialité brute et les méthodes traditionnelles.

L’installation finale, semblable à une mosaïque monumentale au sol, évoque à la fois la fragilité et la résilience, tandis que ses motifs répétitifs suggèrent les liens culturels profonds qui unissent le monde arabe à travers les siècles.

Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels d’Arabie saoudite, a affirmé que le pavillon de Venise constitue une plateforme permettant aux grandes voix artistiques du Royaume de dialoguer avec la scène internationale.

« Cette nouvelle commande a permis à Dana de créer une œuvre d’une ampleur conceptuelle, d’une taille et d’une complexité inédites », a déclaré Amin.

L’Arabie saoudite a progressivement renforcé sa présence culturelle internationale ces dernières années, dans le cadre d’efforts plus larges visant à développer ses industries créatives et à se positionner comme un pôle artistique régional.

Le pavillon saoudien est commandité par la Commission des arts visuels du ministère de la Culture. La Biennale sera ouverte au public du 9 mai au 22 novembre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com