Le chômage et la crise économique poussent les Kurdes irakiens à l’immigration

Une vue aérienne de la citadelle d'Erbil, la capitale de la région autonome kurde du nord de l'Irak, le 13 décembre 2021. (Photo, AFP)
Une vue aérienne de la citadelle d'Erbil, la capitale de la région autonome kurde du nord de l'Irak, le 13 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 décembre 2021

Le chômage et la crise économique poussent les Kurdes irakiens à l’immigration

  • Les jeunes kurdes irakiens sont confrontés à un choix difficile: endurer le chômage et la corruption dans leur pays, ou essayer de se faufiler en Europe au risque de se ruiner, voire de mourir au cours du voyage périlleux
  • Les étudiants qui sont restés en Irak ont du mal à se motiver car l’éducation n'est plus une voie sûre vers un emploi

 

RANYA, Irak: Le spectre du chômage hante à la fois les étudiants et les enseignants des universités du nord de l'Irak. Nombreux sont ceux qui parlent du nombre croissant de sièges vides dans les salles de classe de la région kurde semi-autonome – des sièges autrefois occupés par des étudiants partis en Europe.

Ceux qui restent, comme Zhewar Karzan, étudiant en droit de 21 ans, envisagent de partir.

Il ne voit aucun avenir chez lui, dans la ville de Ranya, nichée entre des montagnes pittoresques, des rivières et le lac Dukan, le plus grand lac de la région kurde irakienne. Un diplôme universitaire ne garantit pas un emploi et ses parents ont du mal à payer les factures, a-t-il révélé.

 Au printemps prochain, Karzan envisage de tenter sa chance et de partir avec d'autres migrants pleins d'espoir. Son frère Jiyar qui, en 2016, a payé un passeur pour l'emmener en Italie depuis la Turquie, a finalement atteint la Grande-Bretagne et soutient désormais toute la famille en travaillant dans une pizzeria.

«Je vais le rejoindre», a affirmé Karzan.

Les jeunes kurdes irakiens sont confrontés à un choix difficile: endurer le chômage et la corruption dans leur pays, ou essayer de se faufiler en Europe au risque de se ruiner, voire de mourir au cours du voyage périlleux.

Bien qu'il n'y ait pas de statistiques fiables, un nombre considérable de jeunes Kurdes irakiens seraient partis, ne voyant aucun espoir dans leur pays. Pendant ce temps, les étudiants qui sont restés ont du mal à se motiver car l’éducation n'est plus une voie sûre vers un emploi.

Dans tout le Moyen-Orient, les économies en difficulté n'ont pas réussi à suivre le rythme de la croissance démographique. Dans les trois provinces kurdes irakiennes, il faudrait créer entre 43 000 et 54 000 emplois chaque année pour absorber les nouvelles vagues de jeunes qui rejoignent la population active, selon les estimations de l'ONU.

L'écart entre une croissance économique timide et une «explosion démographique de la jeunesse» a conduit à un taux de chômage élevé et persistent. Parmi les Kurdes irakiens âgés de 15 à 29 ans, ce taux est de 24% pour les hommes et de 69% pour les femmes, selon un sondage de l'ONU.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.