Emerging Valley, «un point de rencontre entre incubateurs européens et africains»

Expert et conférencier international, Samir Abdelkrim partage son expertise sur les start-up. (Photo fournie).
Expert et conférencier international, Samir Abdelkrim partage son expertise sur les start-up. (Photo fournie).
Short Url
Publié le Jeudi 16 décembre 2021

Emerging Valley, «un point de rencontre entre incubateurs européens et africains»

  • L’objectif de la cinquième édition est de démultiplier les investissements entre l’Europe et l’Afrique, en particulier en faveur des start-up africaines
  • Le message que l’on veut envoyer est de ne plus parler d’aide mais de partenariat et d’enrichissement mutuel

PARIS: La cinquième édition d’Emerging Valley, le sommet international Europe/Afrique sur l’innovation, sous la thématique «Mettre la technologie au service du bien commun», s’est déroulée le 14 décembre à Marseille. Ce sommet a pour objectif de faire émerger des innovations croisées entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Créé par le Franco-Algérien Samir Abdelkrim, Emerging Valley est un événement annuel qui rassemble des leaders de la Tech africaine, des investisseurs et des experts africains et mondiaux de l’innovation.

Expert et conférencier international, Samir Abdelkrim partage son expertise sur les start-up africaines en Europe, au Moyen-Orient ainsi qu’aux États-Unis. Il a notamment pris part au Forum Banque du Liban Accelerate à Beyrouth, au sommet New York Africa Forum, au festival du numérique South by South West à Austin au Texas, ou encore au Global Entrepreneurship Summit organisé par Barack Obama à Marrakech. Il répond aux questions d’Arab News en français.

emerging valley
Emerging Valley a été lancé en 2013-2014. (Photo fournie).

Comment est née l’idée de lancer Emerging Valley?

Emerging Valley a commencé en 2013-2014, une époque où on parlait très peu de l’innovation en Afrique. Appelé «Tech Africa», le projet consistait à aller à la recherche et à la découverte de l’innovation africaine en matière de start-up, d’incubateurs et d’accélérateurs. Épaulé par une campagne de financement participatif, ce travail de recherche a permis de fédérer un réseau sur l’Afrique numérique.

En effet, je me suis rendu dans vingt-cinq pays d’Afrique où j’ai rencontré plusieurs centaines de créateurs de start-up, d’incubateurs, d’investisseurs ainsi que d’autres acteurs de l’écosystème de l’innovation. De retour à Marseille après ce long périple, j’avais deux projets en tête: l’écriture de Start-up Lions, au cœur de l'African Tech, un livre pour restituer toute cette innovation africaine, préfacé par Xavier Niel, homme d’affaires dans le domaine des télécoms et PDG de l’entreprise Free, et engager une démarche pour donner à mon territoire (qui, selon moi, a toute sa légitimité) l’opportunité d’être au centre des rapports entre l’Afrique et la Méditerranée en termes de proximité géographique, économique, démographique et sociologique. En réunissant l’écosystème local – incubateurs, opérateurs économiques et collectivités locales –, l’idée de Emerging Valley est née, sa première édition a eu lieu en 2017.    

EN BREF

  • Samir Abdelkrim a été sélectionné en 2019 par l’Élysée pour faire partie des dix personnalités qui proposeront des actions aux chefs d’État du 5+5 (qui regroupe l’Espagne, la France, l’Italie, Malte, et le Portugal ainsi que l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie), afin de relancer la coopération entre l’Europe et la Méditerranée dans le cadre du Sommet des deux rives initié par le président français, Emmanuel Macron.
  • Son initiative Emerging Mediterranean a été sélectionnée par le chef de l’État et les ministres des Affaires étrangères du 5+5 parmi les quatorze projets retenus (sur deux cent soixante-dix).

Quelle est l’évolution des éditions précédentes d’Emerging Valley, et quelles sont les principales actions?

Montée en un temps record, la première édition a réuni quatre cents participants. La deuxième édition a été un tournant pour notre événement. En remettant mon livre au président français, Emmanuel Macron, la deuxième édition d’Emerging Valley s’est tenue, en novembre 2018, sous son haut patronage, et elle a rassemblé, au palais du Pharo, plus de mille participants avec plus de cent start-up africaines.

L’édition 2019 a, quant à elle, permis à Emerging Valley de prendre sa dimension Europe/Afrique avec la présence des représentants de l’Union européenne (UE) et des incubateurs européens. Emerging Valley est devenu le point de rencontre entre les incubateurs européens et africains. Pour cause de pandémie de Covid-19, l’édition 2020 était un vrai challenge. Tenu en 100 % digital, l’événement a réuni plus de deux mille participants, en présence de Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, et de plusieurs ministres africains ainsi que d’autres personnalités du monde institutionnel et économique.  

emerging valley
L’objectif de la cinquième édition est de démultiplier les investissements entre l’Europe et l’Afrique, en particulier en faveur des start-up africaines mais aussi et surtout de pouvoir changer le narratif, affirme Samir Abdelkrim. (Photo fournie).

Quels sont les objectifs de cette cinquième édition?

L’objectif de la cinquième édition est de démultiplier les investissements entre l’Europe et l’Afrique, en particulier en faveur des start-up africaines mais aussi et surtout de pouvoir changer le narratif. Le 1er janvier 2022 sera l’année de la présidence française de l’UE et de la tenue du prochain sommet Europe/Afrique, qui aura lieu à Bruxelles en février prochain. Cela sera l’occasion de transformer l’image de l’Afrique et de permettre de voir cette jeunesse africaine qui entreprend et qui innove, déjouant ainsi les caricatures et les clichés que l’on véhicule à ce sujet. Cette jeunesse veut créer de la valeur et elle souhaite établir des partenariats économiques gagnant-gagnant.

Cette vivacité africaine est mise à l’honneur pour que l’Europe voit le continent comme un grand partenaire d’aujourd’hui et de demain afin de pouvoir peser sur le sujet numérique vis-à-vis des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) de la Silicon Valley, omniprésents. Entre les modèles américain et chinois, notre objectif serait de faire émerger une alternative entre l’Europe et l’Afrique.

La coopération Afrique/Europe dans le domaine de la technologie a démarré et semble évoluer dans le bon sens. Est-ce une opportunité pour concrétiser un partenariat équilibré et profitable aux écosystèmes des deux partenaires?

Aujourd’hui, le narratif a évolué. Au niveau de la Commission européenne, on est en train de changer la manière d’aborder le sujet. Le message que l’on veut envoyer est de ne plus parler d’aide mais de partenariat et d’enrichissement mutuel. Le groupe de travail au sein de la Commission européenne dont je fais partie, propose de créer avec les entrepreneurs africains des incubateurs sur le principe de la co-incubation et de mettre en place des fonds d’investissement pour les start-up africaines, afin d’être dans une logique d’accompagnement de l’écosystème, de sorte que l’entreprenariat digital soit un levier et un accélérateur de développement économique et humain. C’est tout l’enjeu du prochain sommet Europe/Afrique.

Quel est l’impact de la technologie dans l’instauration du développement durable et humain qui serait profitable aux pays africains?

Je vais vous surprendre. Il y a bien un secteur dans lequel l’Europe aura à apprendre de l’Afrique, il s’agit du domaine de la e-santé. Nous avons eu une assemblée plénière passionnante avec des intervenants européens et africains de la e-santé et la télémédecine. L’objectif est de montrer l’innovation africaine en matière de lutte contre les épidémies, de déserts médicaux avec par exemple le Rwanda qui expérimente, depuis cinq ans, la livraison de poches de sang avec des drones, une expérience qui sera appliquée à Marseille. Ceci explique l’avance du continent dans cette filière par rapport à l’Europe.

Les pays maghrébins suivent-ils cette dynamique? Sont-ils présents lors de cette édition?

Absolument! Nous avons réussi, cette année, quelque chose de très fort: réunir des start-up de la Mauritanie à l’Égypte puisque nous comptons parmi nous des représentants de Mauritanie, du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye ainsi qu’une très forte délégation d’Égypte, laquelle est spécialisée dans le domaine de la production cinématographique 3.0.


Flambée des prix de l'énergie: en France, "baisse des taxes pas envisagée" à ce stade

La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
Short Url
  • Le gouvernement français, via sa porte-parole Maud Bregeon, n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron appelle à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et insiste sur la nécessité de maîtriser le déficit public

PARIS: Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les prix des carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui est également chargée du portefeuille de l'Energie.

Elle a expliqué que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme pendant l'épidémie de Covid et devait tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB), en rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".

Maud Bregeon a souligné aussi que la situation n'avait "rien à voir" avec 2022, quand les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Evoquant une réunion prévue sur l'énergie, jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, la porte-parole a indiqué que ce rendez-vous visait à faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit.

"J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (...) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La représentante du gouvernement a aussi rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz.

Le président a en outre appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.


Les marchés boursiers les yeux tournés vers les banques centrales plus que vers le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
  • Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre
  • Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones)

PARIS: Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole.

Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre.

Symbole de ce rebond, l'action du constructeur automobile Stellantis a progressé de 2,89% à Paris.

A Francfort, les investisseurs ont privilégié les valeurs défensives, moins exposées à la conjoncture, comme l’énergéticien E.ON (+3,20%, 20,30 euros), les réassureurs Hannover Re (+4,03%, 273,80 euros) et Munich Re (+2,48%, 553,40 euros).

Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones).

"Comme hier (lundi), nous sommes dans une vague de reprise, peut-être technique", résume Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.

Cette légère amélioration "ne constitue pas vraiment une lueur d’espoir", tempère Andreas Lipkow à Francfort.

Ralentissement de la hausse du pétrole 

Aucune amélioration géopolitique au Moyen-Orient n'explique la résilience des marchés boursiers.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que la France n'était pas prête à s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel".

La compagnie aérienne British Airways a annoncé mardi suspendre jusqu'au 31 mai inclus ses vols vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv "en raison de l'incertitude persistante de la situation au Moyen-Orient".

Surtout, les prix du pétrole continuent à augmenter, moins fortement que la veille: vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 102,17 dollars (+1,96%) et son équivalent américain du WTI progressait de 1,82% à 95,20 dollars.

Passée la "stupéfaction" des premiers jours, "il y a une forme de normalisation (...) au bout de deux ou trois semaines de conflit (...) le marché se remet en mode économie de guerre", décrypte Frédéric Rozier.

Détente sur les taux d'emprunt des États 

De fait, les marchés boursiers semblent anticiper les décisions des banques centrales de ne pas relever leurs taux directeurs malgré des risques d'inflation liée à la hausse du pétrole.

"Le marché a envie de croire que les banques centrales vont considérer cette inflation comme temporaire et donc ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux", commente Frédéric Rozier.

"Nous anticipons que la Fed laissera ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion de cette semaine", estime aussi Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez Wealth Management

"Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine — trop tôt", ajoute Mme Kukla.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt sur les emprunts émis par les États pour financer leurs dettes reculaient, après avoir bondi aux premiers jours du conflit.

Aux alentours de 17H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit).

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, l'échéance la plus scrutée, se maintenait à 4,19%.

La Banque centrale australienne (RBA) a de son côté relevé mardi son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, invoquant la "forte hausse des prix des carburants".

 


Commerce: la Chine envoie samedi son vice-Premier ministre en France pour des discussions avec Washington

Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se rendra en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec les États-Unis, avec des discussions prévues à Paris avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent
  • Ces négociations interviennent sur fond de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, avant une possible visite du président américain Donald Trump en Chine fin mars

PEKIN: La Chine a confirmé vendredi que son vice-Premier ministre He Lifeng, chargé des questions économiques, effectuera à partir de samedi une visite en France, pour mener des discussions avec les Etats-Unis sur le commerce.

Ces négociations de haut niveau se dérouleront quelques semaines avant une possible visite à Pékin du président américain Donald Trump, lors de laquelle il rencontrerait son homologue Xi Jinping.

Le Trésor américain avait déjà indiqué jeudi que ces discussions commerciales bilatérales auraient lieu dimanche et lundi à Paris, entre He Lifeng et le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le dirigeant chinois "conduira une délégation en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec la partie américaine" sur des questions "d'intérêt mutuel", a indiqué vendredi le ministère chinois du Commerce.

Scott Bessent sera accompagné à Paris par le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Le président américain prévoit de se rendre à Pékin du 31 mars au 2 avril, a indiqué la Maison Blanche. Les autorités chinoises n'ont pas confirmé cette visite ni ce calendrier, ce qui est habituel de leur part.

Les Etats-Unis et la Chine se sont livré l'an passé une âpre bataille aux retombées mondiales, à coups de droits de douane et de restrictions diverses. Une trêve précaire a ensuite été conclue, sous l'égide, déjà, de Scott Bessent et He Lifeng.

Des points de friction subsistent toutefois.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou bloc (l'Union européenne), dont la Chine. Elles sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Cette initiative est un "exemple typique d'unilatéralisme" qui "porte gravement atteinte à l'ordre économique et commercial international", a dénoncé vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué séparé.

"La Chine exhorte les Etats-Unis à revenir sur leurs pratiques contestables et à privilégier le dialogue et la consultation pour résoudre les différends", a-t-il souligné.