Liban: deux morts dans un raid de l'armée contre des braqueurs de banque

Un Libanais passe devant une succursale d'une banque dans le quartier d'Achrafieh de Beyrouth le 20 août 2021. Photo d'illustration ANWAR AMRO / AFP
Un Libanais passe devant une succursale d'une banque dans le quartier d'Achrafieh de Beyrouth le 20 août 2021. Photo d'illustration ANWAR AMRO / AFP
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Publié le Jeudi 16 décembre 2021

Liban: deux morts dans un raid de l'armée contre des braqueurs de banque

  • Deux personnes sont mortes lors d'un raid de l'armée libanaise contre des braqueurs de banque présumés
  • Mardi, une attaque à main armée par deux hommes masqués contre une branche de la Byblos Bank à Zalka, au nord de Beyrouth, avait fait un blessé

BEYROUTH: Deux personnes sont mortes lors d'un raid de l'armée libanaise contre des braqueurs de banque présumés, a rapporté jeudi l'Agence nationale de l'information (ANI).

Le Liban traverse depuis 2019 la pire crise économique de son histoire, sa monnaie nationale a déjà perdu 90% de sa valeur et quatre Libanais sur cinq vivent désormais sous le seuil de pauvreté de l'ONU.

Selon l'ANI, une patrouille a perquisitionné mercredi soir un appartement à Amrousiya, dans la banlieue sud de Beyrouth, où se trouvaient trois personnes soupçonnées d'avoir attaqué une banque au nord de Beyrouth la veille.

"Deux des suspects ont tenté de s'échapper (...) ils ont sauté du balcon de l'appartement situé au cinquième étage et sont morts sur le coup. Le troisième a été arrêté," a indiqué l'agence sans fournir plus de détails sur l'opération.

Mardi, une attaque à main armée par deux hommes masqués contre une branche de la Byblos Bank à Zalka, au nord de Beyrouth, avait fait un blessé. Les braqueurs avaient ensuite attaqué un bureau de transfert d'argent dans un autre quartier de la capitale.

Les autorités ont signalé en 2020 et 2021 une nette augmentation de la criminalité.

Les banques libanaises sont vues comme les principales responsables de l'effondrement, et sont accusées d'avoir facilité les transferts d'argent de la classe politique vers l'étranger alors que des restrictions étaient imposées sur l'accès à l'épargne.

Le gouvernement libanais, formé en septembre, n'a pas encore pris de mesures sérieuses pour sortir le pays du gouffre financier. 

Les Libanais se battent pour survivre avec des revenus qui se sont effondrés, une inflation galopante et des pénuries d'électricité de médicaments.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.