Meeting de Zemmour: deux hommes mis en examen après l'agression de militants de SOS Racisme

Le 5 décembre, lors du premier meeting de campagne d'Eric Zemmour à Villepinte, plusieurs militants de SOS Racisme, qui avaient exhibé des t-shirts "Non au racisme", avaient été agressés à coups de poings et de jets de chaises par des soutiens du polémiste (Photo, AFP)
Le 5 décembre, lors du premier meeting de campagne d'Eric Zemmour à Villepinte, plusieurs militants de SOS Racisme, qui avaient exhibé des t-shirts "Non au racisme", avaient été agressés à coups de poings et de jets de chaises par des soutiens du polémiste (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 décembre 2021

Meeting de Zemmour: deux hommes mis en examen après l'agression de militants de SOS Racisme

  • Tous deux ont été mis en examen pour violences volontaires aggravées et violences volontaires en réunion et placés sous contrôle judiciaire
  • Onze plaintes ont été déposées par les militants de SOS Racisme sur les 12 présents au meeting

BOBIGNY: Deux hommes soupçonnés d'être impliqués dans les violences contre des militants de SOS Racisme lors du meeting début décembre du candidat d'extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour à Villepinte (Seine-Saint-Denis), ont été mis en examen pour violences volontaires, a indiqué jeudi le parquet de Bobigny.

L'un des mis en cause est le leader présumé du groupuscule d'ultradroite les "Zouaves Paris" Marc de Cacqueray - Valmenier, 23 ans, et l'autre un jeune homme âgé de 18 ans, a précisé le parquet. 

Tous deux ont été mis en examen pour violences volontaires aggravées et violences volontaires en réunion et placés sous contrôle judiciaire.

Le 5 décembre, lors du premier meeting de campagne d'Eric Zemmour à Villepinte, plusieurs militants de SOS Racisme, qui avaient exhibé des t-shirts "Non au racisme", avaient été agressés à coups de poings et de jets de chaises par des soutiens du polémiste.

L’exploitation des vidéosurveillances et le travail des services d'enquête ont permis d'identifier plusieurs auteurs présumés.

Plusieurs médias avaient aussi identifié Marc de Cacqueray - Valmenier, comme l'un des agresseurs présumés.

Ce dernier a déjà été condamné à six mois de prison avec sursis en janvier 2019 pour des violences commises lors d'une manifestation des "gilets jaunes" le 1er décembre 2018.

Eric Zemmour avait déclaré mercredi à propos des Zouaves et des violences ayant marqué son meeting: "je ne maîtrise pas tous les gens qui viennent, je (ne) connais pas ces gens. Ils étaient là, pas là, la justice tranchera".

Le candidat à la présidentielle a cependant estimé que les violences dénoncées étaient "epsilonesques, marginales", en accusant "des gens de SOS racisme" de les avoir "provoquées".

Onze plaintes ont été déposées par les militants de SOS Racisme sur les 12 présents au meeting. Parmi eux, neuf se sont présentés aux unités médico-judiciaires qui ont délivré des certificats médicaux établissant des ITT allant de 0 à huit jours, a indiqué le parquet.

Gérald Darmanin a annoncé dimanche avoir engagé la procédure de dissolution des Zouaves, héritiers du GUD, l'ancien syndicat étudiant d'extrême droite.

Les Zouaves Paris (ZVP) ne sont pas constitués en association. 

Ils sont davantage "un groupement de fait" de militants d'ultradroite "déjà engagés auparavant", selon la chercheuse Marion Jacquet-Vaillant, docteure en science politique qui a consacré sa thèse à la mouvance identitaire.

Ces militants commencent à s'appeler Zouaves Paris "au début de l'année 2018", selon Mme Jacquet-Vaillant.

Le groupuscule "réunit aussi bien des anciens du GUD (aujourd'hui dissous), des néofascistes que des identitaires venus d'autres groupes", selon l'historien spécialiste de l'extrême droite Nicolas Lebourg.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.