Covid: les autorités US recommandent Pfizer et Moderna plutôt que Johnson & Johnson

Le vaccin de Johnson & Johnson réduit le risque d'hospitalisation mais présente des risques plus élevés pour la santé. (Photo, AFP)
Le vaccin de Johnson & Johnson réduit le risque d'hospitalisation mais présente des risques plus élevés pour la santé. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 décembre 2021

Covid: les autorités US recommandent Pfizer et Moderna plutôt que Johnson & Johnson

  • La décision porte un coup dur à J&J auquel neuf décès ont été attribués dans le pays
  • À la fin août, 54 cas de thromboses liées à ce vaccin avaient été identifiés aux USA

WASHINGTON : Les autorités sanitaires américaines ont recommandé jeudi soir à tous les adultes de se vacciner contre la Covid-19 avec Pfizer et Moderna plutôt qu'avec Johnson & Johnson, en raison du risque de thrombose lié au vaccin de "J&J". 

Cette décision, annoncée par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), porte un coup dur au remède de Johnson & Johnson, auquel neuf décès ont été attribués dans le pays. Il restera malgré tout disponible, notamment pour les personnes pour lesquelles les vaccins à ARN messager sont contre-indiqués, par exemple en raison de réactions allergiques. 

"La recommandation mise à jour aujourd'hui souligne l'engagement des CDC à fournir des informations scientifiques en temps réel à la population américaine", a déclaré la directrice des CDC, Rochelle Walensky, dans un communiqué.

Plus tôt, un comité d'experts indépendants avait appelé les autorités sanitaires américaines à recommander de privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna par rapport à celui de Johnson & Johnson pour tous les adultes.

Leur vote était intervenu après la publication de nouvelles données sur les cas de thrombose (formation de caillots sanguins) après la vaccination avec Johnson & Johnson.

Dans un contexte où les vaccins de Moderna et de Pfizer sont désormais largement disponibles, le vaccin de Johnson & Johnson réduit le risque d'hospitalisation mais présente des risques plus élevés pour la santé, avait résumé Sara Oliver, chargée de présenter les données pour les CDC.

Toutefois, les experts ont estimé que le vaccin de "J&J" devait rester disponible, notamment pour les personnes pour lesquelles les vaccins à ARN messager sont contre-indiqués ou si ces derniers ne sont pas disponibles.

Les experts n'ont pas souhaité purement et simplement déconseiller le vaccin de Johnson & Johnson également en raison d'inquiétudes sur l'impact qu'une telle décision pourrait avoir en dehors des Etats-Unis, où les approvisionnements en vaccins peuvent varier.

Si aucun autre vaccin n'est disponible, celui de "J&J" présente toujours davantage de bénéfices face à la Covid-19 que de risques, a rappelé Sara Oliver.

"Je ne recommanderais pas Johnson & Johnson à des membres de ma famille", a déclaré durant la réunion jeudi Beth Bell, membre du comité. "D'un autre côté, nous devons reconnaître que différentes personnes font différents choix et si elles sont informées de façon appropriée, je ne pense pas que nous devrions leur enlever cette possibilité."

À la fin août, 54 cas de thromboses liées à la vaccination avec Johnson & Johnson avaient été identifiés aux Etats-Unis, sur plus de 14 millions de doses administrées. Tous ont nécessité une hospitalisation, dont 36 en soins intensifs.

Début décembre, neuf décès avaient été identifiés. De façon générale, un cas sur sept a été fatal.

Le risque est accru chez les femmes âgées de 30 à 49 ans, avec un cas pour 100 000 doses administrées. Mais il concerne aussi d'autres catégories de population. Parmi les neuf décès se trouvent notamment deux hommes.

Les autorités sanitaires américaines avaient recommandé en avril une pause dans l'utilisation du vaccin de "J&J" afin d'enquêter sur l'apparition de ces cas de thrombose, mais avaient finalement donné leur feu vert à la reprise des vaccinations. Elles avaient néanmoins déjà inclus un avertissement à ce propos dans l'autorisation d'urgence du vaccin.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com