La Suisse durcit les mesures anti-Covid et réintroduit le télétravail obligatoire

La Suisse va durcir dès lundi ses mesures anti-Covid, restreignant sévèrement l'accès des lieux publics aux non-vaccinés et imposant le retour au télétravail, face à la cinquième vague de l'épidémie et à l'arrivée du variant Omicron, a annoncé le gouvernement fédéral. (Photo, AFP)
La Suisse va durcir dès lundi ses mesures anti-Covid, restreignant sévèrement l'accès des lieux publics aux non-vaccinés et imposant le retour au télétravail, face à la cinquième vague de l'épidémie et à l'arrivée du variant Omicron, a annoncé le gouvernement fédéral. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 décembre 2021

La Suisse durcit les mesures anti-Covid et réintroduit le télétravail obligatoire

  •  La Suisse va durcir dès lundi ses mesures anti-Covid, restreignant sévèrement l'accès des lieux publics aux non-vaccinés 
  • Pour les autorités fédérales, ces mesures doivent enrayer les infections des personnes non-vaccinées

GENEVE: La Suisse va durcir dès lundi ses mesures anti-Covid, restreignant sévèrement l'accès des lieux publics aux non-vaccinés et imposant le retour au télétravail, face à la cinquième vague de l'épidémie et à l'arrivée du variant Omicron, a annoncé le gouvernement fédéral. 

"Seules les personnes vaccinées ou guéries auront désormais accès à l'intérieur des restaurants, des établissements culturels et des installations de sport et de loisirs ainsi qu'aux événements en intérieur", a indiqué le Conseil fédéral, dans un communiqué.

C'est ce qu'on appelle la 2G en Suisse, de l'allemand "genesen" (guéri) et "geimpft" (vacciné). Même après avoir montré patte blanche avec le pass sanitaire, il faudra porter le maque et consommer assis. 

A l'approche des fêtes de Noël, en général passées en famille dans le pays alpin, les réunions privées seront limitées à dix personnes, enfants compris, si l'un des convives de 16 ans ou plus n'est pas vacciné ou guéri.

Pour les autorités fédérales, ces mesures doivent enrayer les infections des personnes non-vaccinées "parce qu'elles transmettent plus facilement le virus et sont plus fréquemment confrontées à des complications lorsqu'elles sont contaminées".

La grande majorité des malades en soins intensifs - en Suisse comme ailleurs - ne sont pas vaccinés. Leur nombre "a triplé en un mois et demi", a souligné Alain Berset le ministre fédéral de la Santé lors d'un point de presse.

La Suisse a franchi le 13 décembre le nombre des 300 patients COVID-19 en soins intensifs, ce qu'elle voit comme un palier critique, et "ce chiffre va augmenter à 350 ou 400 d'ici à la fin de l'année", prédit le communiqué. 

M. Berset a souhaité que les procédures médicales "non indipensables soient repoussées".

Le ministre a aussi souligné que pour ce qui concerne le variant Omicron, "qui inquiète", la Suisse a environ deux à trois semaines de retard dans l'évolution épidémiologique par rapport à des pays où il est déjà beaucoup plus répandu, comme la Grande-Bretagne ou le Danemark.

"C'est aussi une des raisons pour laquelle le Conseil fédéral a pris ces mesures", a-t-il souligné, souhaitant pouvoir "ainsi espérer garder le contrôle" sur la pandémie.

Dans les endroits sans possibilité de porter le masque - le Conseil fédéral cite en exemple une répétition de musique à vent- ou les discothèques et les bars, la règle dite 2G+ s'appliquera et elle oblige à présenter un test négatif, en plus du pass.

Les personnes dont la vaccination, le rappel ou la guérison datent de moins de quatre mois sont exemptées de cette obligation de dépistage. 

Pour entrer en Suisse, un seul test suffira: test rapide antigénique de moins de 24 heures ou test PCR de moins de 72 heures. Les personnes "2G", vaccinées ou guéries, n'auront pas à fournir un test 4 à 7 jours après leur arrivée.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com