Irak: deux roquettes tirées vers la zone verte abritant l'ambassade américaine à Bagdad

«La zone verte à Bagdad a été la cible de deux tirs de roquettes Katioucha. La première a été abattue dans les airs par les batteries de défense C-RAM, la deuxième est tombée sur une place, endommageant deux véhicules». (Photo, AFP)
«La zone verte à Bagdad a été la cible de deux tirs de roquettes Katioucha. La première a été abattue dans les airs par les batteries de défense C-RAM, la deuxième est tombée sur une place, endommageant deux véhicules». (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 19 décembre 2021

Irak: deux roquettes tirées vers la zone verte abritant l'ambassade américaine à Bagdad

  • Une source de sécurité a indiqué que la roquette abattue était tombée près de l'ambassade américaine, tandis que la deuxième avait chuté à 500 mètres de là
  • Les tirs de dimanche n'ont pas été revendiqués

BAGDAD : Deux roquettes ont visé tôt dimanche l'ultra-sécurisée zone verte à Bagdad abritant l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, ont annoncé dans un communiqué les forces de sécurité irakiennes.

"La zone verte à Bagdad a été la cible de deux tirs de roquettes Katioucha. La première a été abattue dans les airs par les batteries de défense C-RAM, la deuxième est tombée sur une place, endommageant deux véhicules", selon le communiqué.

Une source de sécurité a indiqué que la roquette abattue était tombée près de l'ambassade américaine, tandis que la deuxième avait chuté à 500 mètres de là.

Auparavant cette source avait indiqué que deux roquettes avaient été abattues près de l'ambassade.

Les tirs de dimanche n'ont pas été revendiqués. Ces derniers mois, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak.

Jamais revendiquées, ces attaques sont systématiquement imputées par les Etats-Unis aux factions irakiennes pro-Iran.

L'attaque de dimanche intervient alors que l'Irak a déjà annoncé officiellement la fin de la "mission de combat" sur son territoire de la coalition internationale antidjihadiste emmenée par Washington et des troupes américaines engagées dans ce cadre.

Dans les faits, les quelque 2 500 militaires américains et le millier de soldats de la coalition déployés en Irak vont y rester, pour poursuivre un rôle de formation, de conseil et d'assistance.

Mais les factions irakiennes pro-Iran réclament le départ de toutes les forces américaines stationnées dans le pays.

Sur les réseaux sociaux, la nébuleuse des groupes proches de ces factions multiplie les menaces et rappelle à Washington la date butoir du 31 décembre pour exiger ce retrait total américain --dont il n'a jamais été question.

L'attaque de dimanche intervient alors que l'Irak marque le 10e anniversaire du départ des soldats américains, le 18 décembre 2011, après l'invasion de 2003 à l'encontre du régime de Saddam Hussein.

Washington avait ensuite redéployé ses troupes dans le pays dans le cadre de la lutte antidjihadiste.

Début novembre, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi est sorti indemne d'une attaque aux drones piégés non revendiquée, qui a visé sa résidence officielle dans la zone verte.

En septembre, une attaque aux "drones armés" a visé l'aéroport international d'Erbil (nord) où se trouve une base aérienne abritant des troupes de la coalition internationale antidjihadiste.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.