5G aux USA: Airbus et Boeing disent leur «inquiétude» à l'administration Biden

Ce n'est pas la première fois que cette problématique se pose: en France, les autorités ont recommandé en février dernier d'éteindre les mobiles 5G à bord des appareils. (Photo, AFP)
Ce n'est pas la première fois que cette problématique se pose: en France, les autorités ont recommandé en février dernier d'éteindre les mobiles 5G à bord des appareils. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 22 décembre 2021

5G aux USA: Airbus et Boeing disent leur «inquiétude» à l'administration Biden

  • Les deux avionneurs s'inquiètent au sujet de possibles perturbations sur des instruments de bord de leurs appareils
  • Deux des principaux opérateurs, Verizon et AT&T, ont repoussé le lancement de leur service à janvier à la demande des autorités

WASHINGTON: Les avionneurs européen Airbus et américain Boeing ont exprimé leur "inquiétude" au sujet de possibles perturbations sur des instruments de bord de leurs appareils par la 5G, dans une lettre au ministère américain des Transports, a indiqué mardi Airbus.

"Nous confirmons que le directeur général d'Airbus Americas, Jeff Knittel, et le PDG de Boeing, David Calhoun, ont cosigné une lettre adressée au secrétaire aux Transports américain Pete Buttigieg, détaillant les inquiétudes partagées du secteur de l'aviation sur le déploiement de la 5G aux Etats-Unis", a précisé un porte-parole d'Airbus à l'AFP.

"Airbus et Boeing travaillent, avec d'autres acteurs du secteur aéronautique aux Etats-Unis, à comprendre les interférences potentielles de la 5G avec les radioaltimètres", selon la source.

De son côté, Boeing a remarqué que "l'industrie aéronautique se concentre sur une évaluation complète et une réponse à de possibles interférences de la 5G avec les radioaltimètres".

"Nous coopérons avec des autorités aériennes, des responsables gouvernementaux, des compagnies aériennes et des groupes représentatifs du secteur pour assurer la sécurité des opérations des avions dans le monde entier", a ajouté Boeing, dans un communiqué transmis à l'AFP, sans toutefois évoquer la lettre.

Celle-ci renforce la pression sur les régulateurs américains dans un dossier qui oppose le secteur aérien aux opérateurs de téléphonie mobile.

Deux des principaux opérateurs, Verizon et AT&T, devaient initialement commencer à utiliser le 5 décembre les bandes de fréquence 3,7-3,8 GHz, qui leur ont été attribuées en février à l'issue d'un appel d'offres de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Ils avaient toutefois accepté début novembre de repousser le lancement à janvier, face à des inquiétudes de l'agence américaine de l'aviation (FAA) sur de potentiels problèmes d'interférence avec les appareils mesurant l'altitude dans les avions. Celle-ci a demandé des informations supplémentaires sur ces instruments, qui fonctionnent sur des bandes fréquence pouvant être utilisées pour la 5G.

La FAA a aussi émis de nouvelles directives limitant l'utilisation de ces appareils de bord dans certaines situations. Les compagnies aériennes américaines ont fait part de leur préoccupation face aux potentiels coûts induits, et ont appelé les autorités à trouver rapidement une solution.

Dans une lettre commune envoyée fin novembre à la Commission fédérale des communications (FCC), qui supervise le déploiement de la 5G dans le pays, AT&T et Verizon ont de leur côté expliqué vouloir bien procéder à ce déploiement en janvier, mais prendre jusqu'en juillet 2022 des mesures de précaution en plus de celles déjà prévues par la loi, le temps que la FAA procède à ses analyses.

Ce n'est pas la première fois que cette problématique se pose: en France, les autorités ont recommandé en février dernier d'éteindre les mobiles 5G à bord des appareils.

Le "brouillage de signal par une onde de fréquence proche et de puissance comparable ou supérieure à celle des radioaltimètres" provoquerait des erreurs "particulièrement critiques lors des phases d'atterrissage aux instruments", avait relevé la Direction générale de l'aviation civile.

Celle-ci avait également imposé une limitation de puissance des antennes 5G situées à proximité des 17 aéroports français "certifiés pour des opérations d'atterrissage dits +tous temps+".


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.