Beyoncé et Jay-Z présélectionnés aux Oscars, la France et «Titane» hors course

Beyoncé et Jay-Z sont en lice pour l'Oscar de la meilleure chanson (Photo, AFP).
Beyoncé et Jay-Z sont en lice pour l'Oscar de la meilleure chanson (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 22 décembre 2021

Beyoncé et Jay-Z présélectionnés aux Oscars, la France et «Titane» hors course

  • La ballade de Beyoncé «Be Alive», écrite pour le film «La Méthode Williams» avec Will Smith, fait partie des 15 titres retenus par l'Académie
  • La reine de la pop affronte son époux Jay-Z qui a de son côté produit le western noir «The Harder They Fall»

LOS ANGELES: Beyoncé, Jay-Z et Ariana Grande sont en lice pour l'Oscar de la meilleure chanson mais la France ne briguera pas de statuette dorée l'an prochain à Hollywood, son candidat "Titane" n'ayant pas passé l'étape des présélections, a annoncé mardi l'Académie des Oscars.

La ballade de Beyoncé "Be Alive", écrite pour le film "La Méthode Williams" avec Will Smith, fait partie des 15 titres retenus par l'Académie, qui les réduira ultérieurement à seulement cinq en vue de la cérémonie de remise des prix, le 27 mars.

La reine de la pop affronte son époux Jay-Z qui a de son côté produit le western noir "The Harder They Fall" et s'est acoquiné avec Kid Cudi pour la bande-son du film "Guns Go Bang".

Quant à Ariana Grande, elle apparaît dans le film satirique "Don't Look Up: Déni Cosmique" dans lequel elle interprète la chanson "Just Look Up", suppliant son public de prendre au sérieux la menace imminente d'une comète fonçant vers la Terre.

La jeune Billie Eilish est également dans la liste avec son titre "No Time To Die" composé spécialement pour le dernier film consacré à James Bond.

L'Académie des Oscars a aussi dévoilé mardi la liste des 15 films encore en lice pour le prix du meilleur film étranger, choisis parmi 92 au total. Chaque pays n'a droit qu'à un seul candidat.

La France a beau détenir le record du plus grand nombre de nominations dans cette catégorie prestigieuse, elle restera cette année spectatrice: "Titane", long métrage de Julia Ducournau célébré à Cannes par la Palme d'Or, a eu moins de chance sur Hollywood Boulevard que sur la Croisette. Ce film de genre, violent et mêlant hybridation femme/machine, sexualité avec des voitures et quête de paternité, était peut-être trop audacieux pour les votants des Oscars.

La présélection inclut l'Italien Paolo Sorrentino avec "La Main de Dieu" et le Japonais Ryusuke Hamaguchi pour "Drive My Car", adapté d'une nouvelle de Haruki Murakami.

L'Iran s'illustre une fois de plus avec son cinéaste Asghar Farhadi, déjà lauréat de l'Oscar du film étranger pour "Une Séparation" et "Le Client" et qui revient cette fois avec "Un héros".

Inattendue, la petite nation himalayenne du Bhoutan pourrait décrocher la première nomination de son histoire avec "L'Ecole du bout du monde", comédie mettant en scène un jeune instituteur envoyé dans la partie la plus reculée du pays.

Lauréat l'an dernier avec "Drunk", le Danemark revient encore en force cette année avec "Flee", qui retrace le parcours périlleux d'un jeune Afghan homosexuel cherchant asile en Europe. Ce film d'animation est aussi retenu dans la présélection pour le prix du meilleur documentaire, également publiée mardi.

"La Grotte", qui revient sur la course contre la montre pour sauver des adolescents thaïlandais prisonniers d'une grotte inondée par l'océan, ainsi que "Summer of Soul" de Questlove, sur le "Woodstock noir" organisé en 1969 à Harlem, ont aussi été retenus dans cette dernière catégorie.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.