Une capsule temporelle ouverte après 130 ans sous une statue confédérée en Virginie

L'imposante statue équestre érigée à Richmond en 1890, l'ex-capitale des sécessionnistes située en Virginie, représentait le général Robert Lee, chef de l'armée confédérée pendant la guerre de Sécession (1861-1865). (Photo, AFP)
L'imposante statue équestre érigée à Richmond en 1890, l'ex-capitale des sécessionnistes située en Virginie, représentait le général Robert Lee, chef de l'armée confédérée pendant la guerre de Sécession (1861-1865). (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 décembre 2021

Une capsule temporelle ouverte après 130 ans sous une statue confédérée en Virginie

  • La capsule, de la taille d'une boîte de chaussures, était l'objet de tous les fantasmes. Elle contenait des livres, une enveloppe en tissu et une pièce de monnaie
  • Vue comme un symbole du passé esclavagiste, la statue du général Robert Lee avait été déboulonnée dans un contexte de remise en cause des monuments confédérés

WASHINGTON: Une capsule temporelle, qui reposait depuis plus de 130 ans dans le socle d'une statue d'un général confédérée -depuis déboulonnée- a été ouverte mercredi, révélant des livres, une enveloppe en tissu et une pièce de monnaie.

L'imposante statue équestre érigée à Richmond en 1890, l'ex-capitale des sécessionnistes située en Virginie, représentait le général Robert Lee, chef de l'armée confédérée pendant la guerre de Sécession (1861-1865). 

Vue comme un symbole du passé esclavagiste du pays par de nombreux Américains, la statue avait été déboulonnée en septembre, dans un contexte de remise en cause des monuments confédérés.

Une fois la statue démontée, des experts avaient entamé dans son socle la recherche d'une mystérieuse capsule temporelle placée en 1887.

Après plusieurs jours de quête infructueuse, le travail avait été abandonné. Mais la boîte a finalement été découverte la semaine dernière, et amenée aux autorités de Richmond pour qu'elle soit ouverte.

Son couvercle a été cérémonieusement soulevé par le gouverneur de Virginie Ralph Northam mercredi, après que des experts ont passé plusieurs heures à le desceller.

La capsule, de la taille d'une boîte de chaussures, était l'objet de tous les fantasmes. 

Selon un article publié en 1887, elle devait contenir des reliques de la guerre de Sécession, comme des boutons ou des balles, de la monnaie confédérée, une bible, ou encore une photo montrant le président Abraham Lincoln dans son cercueil, un cliché présenté comme une bombe historique, susceptible d'affoler le marché des collectionneurs.

La capsule ouverte mercredi contenait trois livres, une enveloppe en tissu avec une photographie, et une pièce de monnaie à l'origine inconnue, seul élément à avoir échappé aux dégâts causés par l'eau.

L'un des ouvrages était un guide pour les astronomes et les navigateurs datant de 1875.

Mais un autre semblait avoir été publié en 1889, soit deux ans après l'enterrement supposé de la capsule, laissant penser qu'un autre réceptacle de ce type pourrait se trouver sous le socle.

La statue du général Lee à Richmond était devenue la cible de manifestations anti-racistes après la mort en mai 2020 de George Floyd, Afro-Américain asphyxié sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis, et la montée du mouvement Black Lives Matter.

Une autre statue équestre controversée du général Lee, à Charlottesville, avait déclenché des violences à l'été 2017, un extrémiste blanc allant jusqu'à percuter en voiture une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme.

A l'époque, le président républicain Donald Trump avait estimé que déboulonner les statues des officiers sudistes revenait à "mettre en pièces" l'histoire des Etats-Unis.

Pendant la guerre de Sécession, le Sud confédéré avait combattu pour le maintien de l'esclavage, aboli durant le conflit dans le reste du pays.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.