Le ministre irakien des AE appelle à des pourparlers directs irano-américains sur l'accord nucléaire

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a reçu jeudi son homologue irakien, Fouad Hussein, dans la capitale Téhéran. (Photo, AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a reçu jeudi son homologue irakien, Fouad Hussein, dans la capitale Téhéran. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 24 décembre 2021

Le ministre irakien des AE appelle à des pourparlers directs irano-américains sur l'accord nucléaire

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a reçu jeudi son homologue irakien, Fouad Hussein, dans la capitale Téhéran. (Photo, AFP)
  • «Toute ouverture dans les relations Téhéran-Washington aura un impact positif sur la situation interne de l'Irak», a déclaré Hussein
  • Téhéran a durci les négociations depuis l'arrivée au pouvoir du président conservateur Ebrahim Raïssi

TÉHÉRAN: Le ministre irakien des Affaires étrangères a appelé jeudi à des négociations directes entre l'Iran et les États-Unis, ont rapporté les médias iraniens. Il s’agit d’un appel exceptionnel quelques jours seulement avant que les puissances mondiales ne reprennent les pourparlers sur l'accord nucléaire en lambeaux à Vienne. 

Fouad Hussein s'est exprimé lors d'une conférence de presse après avoir rencontré son homologue iranien à Téhéran, soulignant que la tension accrue entre l'Iran et les États-Unis – les deux puissants alliés de Bagdad – affecte directement la stabilité de son pays. 

Alors que l'Irak reste un pilier de la politique de sécurité de Washington dans la région, les milices soutenues par l'Iran exercent un pouvoir étendu dans le pays. 

«Toute ouverture dans les relations Téhéran-Washington aura un impact positif sur la situation interne de l'Irak du point de vue politique, économique et sécuritaire», a déclaré Hussein. 

«Nous pensons qu'il est temps d'engager des pourparlers directs entre Téhéran et Washington afin que les deux pays parviennent à un accord commun non seulement sur la question nucléaire mais aussi sur les sanctions imposées à l'Iran», a-t-il déclaré. 

L'accord atomique de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales a accordé à l'Iran un allègement des sanctions en échange de restrictions sur son programme nucléaire. Il y a trois ans, l'Amérique du président Donald Trump s'est retirée de l'accord. En réponse, l'Iran a intensifié son programme nucléaire et elle est maintenant en train d’enrichir son stock d'uranium à 60% – une étape technique qui la rapproche des standards de qualification dans le domaine de l’armement. 

Téhéran a durci les négociations depuis l'arrivée au pouvoir du président conservateur Ebrahim Raïssi. La consternation monte parmi les nations européennes à la table des négociations dans la capitale autrichienne. Les parties prenantes de l'accord historique reprendront leurs efforts lundi, a déclaré l'Union européenne. 

S'exprimant aux côtés de Hussein, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amirabdollahian a réitéré les appels aux États-Unis pour qu'ils lèvent les sanctions avant que l'Iran ne revienne à ses avancées nucléaires. 

«Nous disons haut et fort que si vous voulez que vos inquiétudes concernant la question du nucléaire pacifique iranien soient dissipées, alors toutes les sanctions liées à l'accord nucléaire doivent être levées», a-t-il déclaré, s'adressant à l'Occident. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.