Un nouveau Coran électronique pour aider les aveugles et les malvoyants à la Grande Mosquée de La Mecque

Cheikh Abdulrahman Al-Sudais distribuant le Coran électronique Haramain à un aveugle. (Photo fournie)
Cheikh Abdulrahman Al-Sudais distribuant le Coran électronique Haramain à un aveugle. (Photo fournie)
Haramain Coran électronique pour les aveugles. (Photo fournie)
Haramain Coran électronique pour les aveugles. (Photo fournie)
La Présidence générale pour les affaires des deux saintes mosquées (GPH) fournira bientôt des versions numériques du Saint Coran, conçues pour les aveugles qui visitent la Grande Mosquée de La Mecque. (Photo fournie)
La Présidence générale pour les affaires des deux saintes mosquées (GPH) fournira bientôt des versions numériques du Saint Coran, conçues pour les aveugles qui visitent la Grande Mosquée de La Mecque. (Photo fournie)
Short Url
Publié le Dimanche 26 décembre 2021

Un nouveau Coran électronique pour aider les aveugles et les malvoyants à la Grande Mosquée de La Mecque

  • L’appareil mesure près de quinze centimètres de long et dix centimètres de large
  • La première phase du projet a duré près de 10 mois

DJEDDAH : Un Coran électronique introduit à la Grande Mosquée de La Mecque pour aider les musulmans aveugles et malvoyants.

Une technologie avancée basée sur le braille a été utilisée pour créer le Coran électronique Haramain, qui permet aux visiteurs et pèlerins aveugles et malvoyants de lire et d'accéder plus facilement aux versets du livre sacré de l'Islam.

Ghazi Al-Thubyani, de la Présidence générale pour les affaires des deux saintes mosquées, a déclaré que des étagères spéciales étaient en cours de préparation pour les 100 appareils braille électroniques conçus pour les malvoyants.

L'appareil, qui mesure près de quinze centimètres de long et dix centimètres de large, permet aux utilisateurs de passer facilement d'une page à l'autre à l'aide de cellules braille de haute qualité.

« Chaque cellule peut accueillir six points pointillés, ainsi que 10 touches numériques qui permettent aux utilisateurs de saisir le numéro de page pour une navigation rapide, ainsi que des boutons de rotation. Ils peuvent également faire défiler les lignes de chaque côté des textes en braille », déclare Al-Thubyani à Arab News. « Ce service sera proposé très prochainement. Nous avons presque fini de préparer des étagères pour que ces appareils soient à la portée des fidèles aveugles qui visitent la sainte mosquée. »

Il ajoute que la Grande Mosquée propose aussi des copies papier du Coran en braille en plus des nouveaux appareils. « Chaque mus'haf (copie du Coran) se compose de six volumes. Nous avons également des livrets en braille adaptés aux enfants aveugles pour les aider à maîtriser le monothéisme et les bases de l'islam.

Les musulmans aveugles et malvoyants rencontrent des difficultés lorsqu'ils lisent des exemplaires du Coran disponibles en braille. Ils doivent avoir jusqu'à six volumes papier pour lire le livre sacré de 600 pages. Dans le cadre de ses plans de numérisation des services fournis, la présidence a fait tout son possible pour faciliter l'expérience des gens qui visitent les deux saintes mosquées.

Al-Thubyani déclare que la première phase du projet, qui a duré près de 10 mois, était axée sur le Coran. Il y aura une autre phase dans laquelle les éclaircissements sur le Saint Coran seront ajoutés en utilisant la même technologie.

La présidence tenait à utiliser la technologie dans tous ses services dans les deux saintes mosquées et à ce que leurs plans soient conformes à la Vision 2030 du Royaume, ajoute-t-il.

Le projet a démarré lors d'une réunion à la présidence où il a été convenu de faire appel à des experts afin de trouver un appareil qui pourrait faciliter aux aveugles et malvoyants la lecture des copies papier du Coran en braille.

Misha'al Al-Harasani, à la tête de l'équipe qui a créé le nouvel appareil, a précédemment décrit son invention comme une carte électronique à 28 caractères. Chaque caractère a six lettres en braille et la page du tableau contient 28 lignes.

« Les malvoyants peuvent facilement lire le Coran et naviguer à travers les pages de la même manière que tout le Coran est enregistré sur le tableau », a déclaré Al-Harasani à Arab News dans une interview précédente.

Il a expliqué comment le mus'haf numérique faciliterait le processus de lecture du Coran pour les malvoyants, par rapport à la version régulière du Coran en braille.

« Les malvoyants lisent le Coran en braille en six gros volumes qui leur rendent difficile l'accès à la page, au passage ou à la sourate. Les transporter et les stocker est également difficile en raison de leur volume.

L’inspiration pour créer le mus'haf numérique est venue lorsqu'il a visité le complexe King Fahd pour l'impression du Saint Coran à Médine afin de participer à un séminaire d'enseignement du Coran dédié aux personnes ayant des besoins spéciaux.

« Avec l'aide de mon équipe, j'ai fait des recherches sur la lecture du Coran pour les personnes ayant des besoins particuliers, notamment les malvoyants. Et à partir de là, l'idée de créer un mus'haf numérique pour les malvoyants est née. »

Al-Harasani, dont les inventions précédentes pour les malvoyants comprennent un téléphone portable, une monnaie et un siège passager d'avion, explique qu'une partie de l'équipe avec laquelle il travaillait était composée de personnes malvoyantes.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Israël annonce des frappes sur "plusieurs zones" du Liban contre le Hezbollah

De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne Al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026. (AFP)
De la fumée s'élève du site d'une frappe aérienne israélienne qui a visé les sommets de la montagne Al-Rihane, dans le sud du Liban, le 9 janvier 2026. (AFP)
Short Url
  • Israël a mené de nouvelles frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban, jugeant insuffants les efforts de désarmement annoncés par Beyrouth malgré l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024.
  • Le Liban, sous pression internationale, a lancé une première phase de désarmement au sud, saluée prudemment par Israël et la France, tandis que le Hezbollah refuse de rendre ses armes au nord du Litani

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé vendredi effectuer des frappes sur le Hezbollah dans "plusieurs zones" du Liban, au lendemain de l'annonce par Beyrouth du désarmement du mouvement islamiste pro-iranien dans le sud du pays, jugé "insuffisant" par Israël.

Les frappes ont "visé des dépôts d'armes et un site de production d'armement, utilisés pour la remise en état et le renforcement militaire de l'organisation terroriste Hezbollah", a affirmé l'armée, sans préciser leur localisation.

"Plusieurs sites de lancement et lance-roquettes, ainsi que des structures militaires", ont également été touchés, précise le communiqué, ajoutant que ces sites étaient "utilisés par le Hezbollah pour mener des attaques" en territoire israélien.

De telles activités "constituent une violation des arrangements entre Israël et le Liban", dénonce l'armée.

L'agence nationale d'information libanaise (Ani) a rapporté pour sa part des frappes sur le sud du pays dans des zones éloignées de la frontière, ainsi que dans la plaine de la Békaa (est), où le Hezbollah est fortement implanté.

Elle n'a fait état d'aucune victime vendredi mais une personne avait été tuée jeudi dans un bombardement près de la ville de Saïda, selon les médias officiels libanais. L'armée israélienne affirme avoir visé un membre du Hezbollah.

Le Liban est soumis à une forte pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, sorti affaibli en novembre 2024 d'une guerre meurtrière avec Israël.

Jeudi, l'armée libanaise a affirmé avoir atteint "les objectifs de la première phase" de son plan, consistant à désarmer le mouvement chiite entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

- "Annonces encourageantes" pour Macron -

Comme prévu par l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024, Beyrouth doit ensuite appliquer progressivement ce plan de désarmement au reste du territoire, à commencer par toute la région sud du pays. Mais le Hezbollah a annoncé refuser de remettre ses armes au nord du fleuve.

En principe tenu de se retirer de chez son voisin, Israël continue de son côté d'occuper cinq points stratégiques près de la frontière et mène des frappes régulières au Liban.

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a jugé jeudi que les efforts de désarmement du Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants", justifiant la poursuite de frappes.

Vendredi, Emmanuel Macron a "salué" à son tour les "annonces encourageantes des autorités libanaises", appelant à poursuivre "résolument" ce processus.

"La seconde phase du plan sera une étape décisive. L'accord de cessation des hostilités doit être strictement respecté par toutes les parties", a déclaré le président français sur le réseau X.

"La souveraineté du Liban doit être pleinement restaurée", a-t-il ajouté, annonçant qu'une "conférence internationale se tiendrait prochainement à Paris" pour donner au Liban et à ses forces armées "les moyens concrets de garantir cette souveraineté".


Désarmement du Hezbollah: le Liban demande à l'Iran "une nouvelle approche"

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Rajji, serre la main de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à Beyrouth, le 9 janvier 2026. (AP)
Short Url
  • Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a appelé l’Iran à adopter une nouvelle approche pour le désarmement du Hezbollah et a insisté sur le monopole des armes par l’État libanais
  • L’armée libanaise a achevé le désarmement dans le Sud du pays, mais Israël juge les efforts insuffisants, tandis que Beyrouth renforce sa vigilance face aux pressions et ingérences iraniennes

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie libanaise a appelé vendredi son homologue iranien, en visite au Liban, à trouver "une nouvelle approche" pour régler l'épineux problème du désarmement du Hezbollah financé par Téhéran.

Beyrouth est soumis à une intense pression des Etats-Unis pour désarmer le Hezbollah, affaibli par une guerre avec Israël, alors que l'Iran, comme la formation islamiste, ont affiché leur opposition à cette mesure.

"La défense du Liban est de la responsabilité de l'Etat libanais (...) qui doit avoir le monopole des armes", a déclaré le ministre Youssef Raggi à son homologue iranien Abbas Araghchi, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Il a demandé à son interlocuteur "si Téhéran accepterait l'existence d'une formation armée illégale sur son territoire".

Dans ces conditions, le ministre a exhorté l'Iran à "discuter avec le Liban afin de trouver une nouvelle approche concernant les armes du Hezbollah, en s'appuyant sur sa relation avec le parti, afin que ces armes ne soient pas un prétexte pour affaiblir le Liban".

En décembre, M. Raggi avait décliné une invitation de son homologue à se rendre en Iran, et proposé une rencontre dans un pays tiers.

L'armée libanaise a annoncé jeudi avoir mené à terme le désarmement du Hezbollah dans la partie sud du pays proche d'Israël, qui a cependant jugé les efforts du Liban "loin d'être suffisants" et de nouveau frappé son voisin vendredi.

Le ministre iranien, arrivé jeudi au Liban, a également été reçu par le président Joseph Aoun vendredi matin et devait rencontrer plusieurs autres hauts dirigeants libanais.

Il s'était rendu jeudi après-midi au mausolée de Hassan Nasrallah, l'ancien chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth en septembre 2024.

Depuis la guerre entre le Hezbollah et Israël, les responsables libanais se sont montrés plus critiques envers l'Iran.

En août, le Liban avait signifié à un haut responsable iranien, Ali Larijani, en visite à Beyrouth, son refus catégorique de "toute ingérence" dans ses affaires internes, après des critiques par Téhéran de la décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah.


Le ministre saoudien de la Défense : Riyad engagé pour une solution juste pour le Sud, la dissolution du STC est une décision courageuse

« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
« Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence qui seront présentés lors des discussions sur une solution politique globale au Yémen », a-t-il déclaré. (AFP)
Short Url
  • Riyad affirme son engagement en faveur d’une solution juste pour le Sud, soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad
  • Le ministre saoudien de la Défense salue la dissolution du STC comme une décision courageuse favorisant une participation plus inclusive des acteurs du Sud.

RIYAD : Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a déclaré que l’annonce de la dissolution du Conseil de transition du Sud (STC) allait dans le sens de l’intérêt général. Dans son premier commentaire depuis cette annonce, il a affirmé que « la question du Sud dispose désormais d’une véritable voie, parrainée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale à travers la Conférence de Riyad, visant à rassembler nos frères du Sud afin d’élaborer une vision globale de solutions justes répondant à leur volonté et à leurs aspirations ».

Dans un message publié sur la plateforme X, le ministre de la Défense a ajouté : « Le Royaume constituera un comité préparatoire, en concertation avec des personnalités du Sud, afin d’organiser la conférence, laquelle réunira des participants de tous les gouvernorats du Sud, sans exclusion ni discrimination. Le Royaume soutiendra les résultats de la conférence afin qu’ils puissent être présentés dans le cadre du dialogue sur une solution politique globale au Yémen. »

Il a conclu en déclarant : « La décision prise par des figures et des dirigeants du Sud de dissoudre le Conseil de transition est une décision courageuse, motivée par la préoccupation pour l’avenir de la cause du Sud et visant à encourager une participation plus large des forces du Sud à la Conférence de Riyad, au service de leur cause. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com