Italie : plusieurs centaines de migrants sauvés débarquent en Sicile

Des membres des autorités italiennes soutiennent des enfants après avoir secouru des migrants à bord du navire allemand de sauvetage des migrants Sea-Eye 4 dans le port de Pozzallo, dans le sud de la Sicile, le 24 décembre 2021. (Photo, AFP)
Des membres des autorités italiennes soutiennent des enfants après avoir secouru des migrants à bord du navire allemand de sauvetage des migrants Sea-Eye 4 dans le port de Pozzallo, dans le sud de la Sicile, le 24 décembre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 29 décembre 2021

Italie : plusieurs centaines de migrants sauvés débarquent en Sicile

  • Mercredi matin, les migrants ont dans un premier temps été testés à la Covid-19, tandis que trois personnes ont été transférées à l'hôpital
  • Après les procédures sanitaires et administratives, les migrants seront placés en quarantaine

ROME: Après plus de deux semaines en mer, plus de 500 migrants ont commencé mercredi à débarquer en Sicile du navire qui est allé à leur secours, selon l'agence de presse italienne AGI.

Le ministère italien de l'Intérieur a autorité le Geo Barents, avec 558 migrants rescapés à son bord, à accoster dans le port d'Augusta, a annoncé le navire, qui a été affrété par Médecins sans frontières (MSF), sur son compte Twitter.

Mercredi matin, les migrants ont dans un premier temps été testés à la Covid-19, tandis que trois personnes ont été transférées à l'hôpital, selon AGI.

Parti le 15 décembre, le Geo Barents a réalisé huit sauvetages, selon MSF. Parmi les migrants secourus se trouvaient une femme enceinte de huit mois, plusieurs mineurs non accompagnés ainsi que des "personnes ayant subi des violences sexuelles et des sévices terrifiants", a expliqué l'ONG sur Twitter.

Après les procédures sanitaires et administratives, les migrants seront placés en quarantaine.

Un autre navire, le Sea-Watch 3, affrété par l'ONG allemande Sea-Watch, attend toujours une autorisation pour accoster à son tour. Il compte pour l'heure 440 migrants à son bord, quatre personnes en ont été évacuées mardi.

Le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) de l'ONU estime que plus de 114 500 migrants ont réussi à rejoindre l'Europe depuis le début de l'année, se concentrant en Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre et à Malte.

Le nombre des arrivées par la mer est supérieur à 2020, année pendant laquelle 95 031 arrivées ont été enregistrées, mais reste cependant très éloigné de la pointe de plus d'un million de personnes observée en 2015.

Le HCR estime par ailleurs que 1 839 personnes ont perdu la vie ou ont disparu en tentant la traversée cette année.

Mercredi, à l'occasion de son audience générale hebdomadaire au Vatican, le Pape François a qualifié la crise migratoire de "scandale social de l'humanité".


Le métro de Londres quasi paralysé par une grève face à l'inflation

Des passagers attendent des taxis à l'extérieur de la gare Victoria de Londres, le 19 août 2022, alors que la grève des bus, du National Rail et du métro de Londres affecte les services. (Photo, AFP)
Des passagers attendent des taxis à l'extérieur de la gare Victoria de Londres, le 19 août 2022, alors que la grève des bus, du National Rail et du métro de Londres affecte les services. (Photo, AFP)
Short Url
  • « Il n'y a pratiquement aucun service» dans le métro de Londres, même si « deux lignes offrent une circulation réduite» avec un train toutes les 15 minutes environ
  • Le très étendu métro de la capitale britannique transporte en temps ordinaire jusqu'à 5 millions de passagers par jour, qui cherchaient vendredi d'autres façons de se déplacer pour ceux forcés d'aller travailler

LONDRES : Le métro de Londres était quasi paralysé vendredi et le reste du réseau de transports en commun très perturbé par une grève pour les salaires, face à une inflation qui s'emballe au Royaume-Uni, au lendemain d'un débrayage massif de cheminots.

"Il n'y a pratiquement aucun service" dans le métro de Londres, même si "deux lignes offrent une circulation réduite" avec un train toutes les 15 minutes environ, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'opérateur de transports publics TfL.

Le très étendu métro de la capitale britannique transporte en temps ordinaire jusqu'à 5 millions de passagers par jour, qui cherchaient vendredi d'autres façons de se déplacer pour ceux forcés d'aller travailler.

Les bus, dont le trafic était aussi perturbé, étaient surchargés en raison du repli de nombreux Londoniens sur ce mode de transport, et la capitale britannique était en proie aux embouteillages en raison d'un nombre d'automobilistes plus important que d'ordinaire.

Devant la station Blackhorse Road (Nord-Est de Londres), un employé non-gréviste criait à la cantonade: "pas de métro, overground seulement", faisant référence au réseau de banlieue qui fonctionne vendredi en service réduit.

Beaucoup d'usagers n'avaient pas anticipé la grève: "je vais être en retard au travail, je dois me rendre dans le centre de Londres", lançait ainsi en début de matinée une jeune femme, sortant en courant de la station et se précipitant vers les arrêts de bus attenants.

Si de nombreux usagers des trains jeudi se montraient compréhensifs envers les grévistes du rail, certains Londoniens en retard se montraient moins cléments vendredi.

"Je comprends le message (que les grévistes) veulent faire passer à leurs patrons, mais (...) Londres est une grande ville et de nombreuses personnes ont besoin de se rendre à leur travail", critique Catherine Ondo, une vendeuse âgée de 25 ans.

Impasse

"Je ne sais pas comment je vais me rendre au travail", se désole Greg Skalski, 43 ans, employé dans la construction. Il dénonce "les tarifs de TfL qui ont fortement augmenté" et estime que les salaires de l'opérateur public sont déjà au-dessus de la moyenne du pays.

Le Royaume-Uni connaît ces jours-ci une nouvelle salve de débrayages massifs dans les transports, la poste, les ports...

C'est le plus gros mouvement de grève depuis des décennies face à l'inflation, qui a atteint en juillet 10,1% sur un an et pourrait dépasser 13% en octobre, le niveau le plus élevé d'un pays du G7.

Dans les transports publics londoniens, plombés par la pandémie et qui cherchent des solutions de financement pérennes, les salariés font aussi grève pour s'assurer que les emplois, le régime de raite et les conditions de travail seront maintenus.

Un nouveau jour de débrayage est prévu dans les trains samedi, alors que les négociations avec la multitude d'opérateurs ferroviaires privés du secteur sont dans l'impasse.

Le ministre des Transports Grant Shapps, accusé de bloquer la situation, reproche de son côté aux organisations syndicales de refuser des réformes pour moderniser le rail et a assuré vendredi qu'il pourrait passer en force.

Liz Truss, la favorite dans la course à la succession de Boris Johnson à Downing Street, a aussi fait preuve de fermeté envers les syndicats sur Twitter. "En tant que Premier ministre, je ne laisserai pas notre pays être rançonné par des syndicalistes militants", a-t-elle écrit.

Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, qui a autorité sur les transports londoniens et qui est engagé depuis des mois dans un bras de fer sur leur financement avec l'exécutif, s'est dit de son côté "inquiet que le gouvernement ne pousse délibérément (les syndicats) à la grève à Londres", dans des déclarations à Sky News.


Au moins 22 millions de personnes menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique, selon le PAM

Une famille déplacée évacuée d'une zone inondée après le débordement du Nil suite aux fortes pluies continues qui ont provoqué le déplacement de milliers de personnes à Bor, dans le centre du Soudan du Sud, le 9 août 2020. (AFP).
Une famille déplacée évacuée d'une zone inondée après le débordement du Nil suite aux fortes pluies continues qui ont provoqué le déplacement de milliers de personnes à Bor, dans le centre du Soudan du Sud, le 9 août 2020. (AFP).
Short Url
  • Début 2022, le PAM avait appelé à la mobilisation de fonds pour venir en aide aux 13 millions de personnes alors menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique
  • Ce nombre atteindra «au moins 22 millions d'ici septembre», souligne le PAM dans un communiqué

NAIROBI : Au moins 22 millions de personnes seront menacées par la faim d'ici septembre dans la Corne de l'Afrique, où le risque d'une famine grandit en raison d'une sécheresse historique, a déclaré vendredi le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

Quatre saisons de pluies défaillantes depuis fin 2020 ont provoqué la pire sécheresse depuis au moins 40 ans, tuant des millions de têtes de bétail, détruisant les récoltes et plongeant des régions du Kenya, de Somalie et d'Éthiopie dans des conditions proches de la famine.

Plus d'un million de personnes ont quitté leurs foyers à la recherche de nourriture et d'eau.

Début 2022, le PAM avait appelé à la mobilisation de fonds pour venir en aide aux 13 millions de personnes alors menacées par la faim dans la Corne de l'Afrique.

Mi-2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui a capté l'attention des donateurs mondiaux et fait exploser les prix des denrées alimentaires et du carburant, le PAM estimait que 20 millions de personnes nécessitaient une aide urgente dans la région.

Ce nombre atteindra "au moins 22 millions d'ici septembre", souligne le PAM dans un communiqué.

Il "continuera d'augmenter et la faim s'aggravera si la prochaine saison des pluies (d'octobre à décembre) échoue et que les personnes les plus vulnérables ne reçoivent pas d'aide humanitaire", ajoute l'agence onusienne, estimant que "la famine est désormais un risque sérieux, en particulier en Somalie".

"Il n'y a toujours pas de fin en vue à cette crise de la sécheresse (...) Le monde doit agir maintenant pour protéger les communautés les plus vulnérables de la menace d'une famine généralisée dans la Corne de l'Afrique", exhorte le directeur exécutif du PAM, David Beasley, dans le communiqué.

Selon le PAM, 418 millions de dollars sont nécessaires sur les six prochains mois venir en aide aux populations les plus touchées.

Le mois dernier, les États-Unis ont annoncé débloquer 1,2 milliard de dollars de nourriture et de traitements contre la malnutrition pour endiguer le risque de famine dans la Corne de l'Afrique et exhorté les autres pays à se joindre à cet effort.


Ukraine: Poutine et Macron pour une inspection de la centrale de Zaporijjia par l'AIEA

MM. Macron et Poutine doivent se reparler "dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", selon l'Elysée. (AFP).
MM. Macron et Poutine doivent se reparler "dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", selon l'Elysée. (AFP).
Short Url
  • M. Poutine a «souligné que le bombardement systématique (...) du territoire de la centrale nucléaire de Zaporijjia crée un danger de catastrophe de grande envergure qui pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires»
  • M. Macron a dit «une nouvelle fois sa préoccupation face aux risques que fait peser la situation à la centrale de Zaporijjia pour la sûreté et la sécurité nucléaire»

MOSCOU : Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron ont appelé lors d'un entretien téléphonique vendredi à organiser "dans les plus brefs délais" une inspection de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, cible de bombardements.

Les deux dirigeants ont "relevé l'importance d'envoyer dans les plus brefs délais une mission de l'Agence internationale de l'énergie atomique à la centrale nucléaire, qui pourra évaluer la situation sur place", a indiqué le Kremlin, précisant que l'entretien avait eu lieu à l'initiative de M. Macron.

"La partie russe a confirmé être prête à fournir toute l'assistance nécessaire aux inspecteurs de l'Agence" atomique, selon la même source.

La présidence française a de son côté déclaré que M. Macron avait "soutenu l'envoi sur place dans les meilleurs délais d’une mission d’experts de l’AIEA, à des conditions agréées par l’Ukraine et les Nations unies".

MM. Macron et Poutine doivent se reparler "dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission", selon l'Elysée.

Lors de cet entretien, M. Poutine a en outre "souligné que le bombardement systématique (...) du territoire de la centrale nucléaire de Zaporijjia crée un danger de catastrophe de grande envergure qui pourrait conduire à la contamination radioactive de vastes territoires", d'après le Kremlin.

De son côté, M. Macron a dit "une nouvelle fois sa préoccupation face aux risques que fait peser la situation à la centrale de Zaporijjia pour la sûreté et la sécurité nucléaire", a indiqué l'Elysée.

Située dans le sud de l'Ukraine et contrôlée par les forces russes, la centrale de Zaporijjia, la plus grande d'Europe, a été plusieurs fois bombardée ces dernières semaines, Moscou et Kiev s'accusant mutuellement de ces frappes.

Cette situation a fait resurgir le spectre d'une catastrophe majeure similaire à celle de Tchernobyl en 1986.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé vendredi à Moscou de ne pas couper la centrale nucléaire de Zaporijjia du réseau ukrainien, ce que redoutent les autorités de Kiev.

MM. Poutine et Macron ne s'étaient plus appelés depuis le 28 mai.

Auparavant, le président français avait eu des entretiens téléphoniques avec M. Poutine début mai, début mars et à cinq reprises en février en pleine montée des tensions jusqu'à l'offensive du Kremlin en Ukraine, le 24 février. Il s'était aussi rendu en personne à Moscou, le 7 février, pour rencontrer M. Poutine.

Ces multiples contacts ont valu des critiques à Emmanuel Macron, certains lui reprochant d'avoir maintenu des échanges réguliers avec le chef du Kremlin sans parvenir à empêcher le lancement d'une offensive contre l'Ukraine.

Vendredi, MM. Poutine et Macron ont aussi discuté d'un accord signé à Istanbul le mois dernier pour débloquer les exportations de céréales ukrainiennes

Moscou réclame en échange la levée des restrictions sur ses exportations de produits agricoles et d'engrais, touchées par les sanctions occidentales visant la Russie depuis le lancement de son offensive contre l'Ukraine.

Vendredi, M. Poutine a "souligné les obstacles qui demeurent devant les exportations russes, ce qui ne contribue pas à une solution aux problèmes relatifs à la sécurité alimentaire mondiale", selon le Kremlin.