Covid: plusieurs foyers de contamination dans les prisons, inquiétude de syndicats

Un gardien de prison dans un couloir près d'un panneau indiquant « Le port du masque et une dose de gel hydroalcoolique sont obligatoires » à la Prison de la Santé à Paris, le 6 novembre 2020. (Photo, AFP)
Un gardien de prison dans un couloir près d'un panneau indiquant « Le port du masque et une dose de gel hydroalcoolique sont obligatoires » à la Prison de la Santé à Paris, le 6 novembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 29 décembre 2021

Covid: plusieurs foyers de contamination dans les prisons, inquiétude de syndicats

  • Au niveau national, 370 contaminations ont été détectées parmi les quelque 70 000 détenus
  • Mais plusieurs syndicats de personnels pénitentiaires attendent des mesures renforcées, notamment la distribution de masques FFP2

PARIS: La nouvelle flambée de l'épidémie de la Covid-19 a provoqué plusieurs foyers de contamination dans les prisons françaises, notamment à Perpignan, selon des statistiques communiquées mercredi par le ministère de la Justice qualifiées d'"inquiétantes" par des syndicats.

Au niveau national, 370 contaminations ont été détectées parmi les quelque 70 000 détenus, 448 parmi le personnel (sur environ 40 000), indique ce bilan du ministère établi au 27 décembre.

Un important foyer a notamment été identifié dans la prison de Perpignan, où 84 détenus et 15 membres du personnel ont été diagnostiqués positifs au Covid-19.

"La population est assez jeune et il n'y a pas de forme grave" de la maladie, précise le ministère en ajoutant qu'il y a "suffisamment de personnels pour permettre une rotation" et "évoluer rapidement".  

La contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Dominique Simonnot a pour sa part fait état mercredi sur Franceinfo d'autres foyers de contamination à "Rennes, à Béziers, à Argentan (et) un autre dans le Lot...".

"Et c'est normal: avez-vous entendu un mot des prisons dans les allocutions du Premier ministre ou du ministre de la Santé (le 27 décembre, ndlr)? Moi non", a commenté Mme Simonnot. "Une mesure spéciale serait salutaire. On condamne quelqu'un à de la prison, pas à attraper le Covid", a-t-elle ajouté.

Des ailes de bâtiments avec des cellules individuelles sont déjà dédiées aux prisonniers contaminés, a rappelé le ministère. 

Mais plusieurs syndicats de personnels pénitentiaires attendent des mesures renforcées, notamment la distribution de masques FFP2.

"Si on n'agit pas très vite, le risque de dysfonctionnement est important. Avec la hausse de la population carcérale, la potentialité de contamination est beaucoup plus importante qu'en 2020", estime Wilfried Fonck, secrétaire national Ufap-Unsa Justice. 

Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises s'est établi à 69 992 personnes pour 60 775 places opérationnelles, en hausse pour le 4e mois consécutif, selon les données statistiques du ministère consultées le 21 décembre par l'AFP.

Depuis septembre, 1 520 détenus supplémentaires ont été enregistrés. 

"La distanciation sociale est presque impossible pour certaines missions comme les fouilles au corps ou les interventions physiques en cas d'incidents", souligne M. Fonck.

Localement des mesures supplémentaires ont déjà été prises. Des plexiglas ont ainsi été réinstallés dans les parloirs de la prison de Fleury (plus de 3 000 détenus), où le nombre de cas a fortement progressé, selon Didier Kandassamy, de FO Pénitentiaire.

Salah Abdeslam, le principal accusé au procès des attentats du 13 novembre 2015, est l'un des détenus contaminés. 

Un dépistage des détenus logés au même étage que lui était prévu ce mercredi, avant une opération auprès de l'ensemble des prisonniers et du personnel lundi prochain, selon M. Kandassamy, qui juge la situation "inquiétante".


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.