Dior en temps de pandémie, un style qui s'adapte au « personnel et à l'intime »

Les défilés Dior, Prêt-à-porter Printemps-Eté 2021, le 29 septembre 2020 (Photo, AFP)
Les défilés Dior, Prêt-à-porter Printemps-Eté 2021, le 29 septembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 septembre 2020

Dior en temps de pandémie, un style qui s'adapte au « personnel et à l'intime »

  • « C'est une grande émotion, nous vivons un moment très difficile et reprendre les shows est un signe positif que nous pouvons nous adapter à ses difficultés »
  • « Nous avons un style de vie beaucoup plus privé et notre rapport aux vêtements sera beaucoup plus personnel et intime »

PARIS : « S'habiller comme chez soi »: dans un premier grand défilé post-confinement à Paris mardi, Dior a aiguisé les sens d'un public masqué en lui proposant un vestiaire protecteur, à l'unisson de l'époque. 

En « petit comité » avec 300 invités, soit moins d'un tiers que d'habitude pour les rendez-vous de la maison historique, ce défilé très attendu après des mois de présentations virtuelles a également été retransmis sur la plate-forme Tik Tok pour toucher les millenials. 

« C'est une grande émotion, nous vivons un moment très difficile et reprendre les shows est un signe positif que nous pouvons nous adapter à ses difficultés », a déclaré la directrice artistique de Dior Maria Grazia Chiuri. 

Les mannequins en tenues enveloppantes évoquant une soirée pyjama chic ont évolué dans un pavillon aux murs noirs dans le jardin des Tuileries, éclairé par des installations lumineuses, telles les vitraux d'une cathédrale gothique, réalisées par l'artiste italienne Lucia Marcucci. Un chant aigu à capella de l'ensemble Sequenza 9.3. exprimant la douleur des femmes en deuil a accompagné le défilé. 

Au temps de la pandémie qui a radicalement changé les modes de vie et les habitudes du corps, il a fallu « remettre en question » le concept de la mode et transformer la silhouette.

Vie privée, tenue intime  

« Les gens veulent aujourd'hui se protéger, un aspect que nous n'avons pas pris en compte avant. Nous avons un style de vie beaucoup plus privé et notre rapport aux vêtements sera beaucoup plus personnel et intime », souligne-t-elle. « On doit se sentir bien dedans, il faut que cela nous donne de l'énergie positive le matin ». 

La quintessence de cette réflexion est la transformation de l'iconique veste bar Dior qui souligne la finesse de la taille et la douceur des épaules. 

C'est un dessin de Christian Dior fait en 1957 d'un « paletot », veste qu'on portait à la maison qui a guidé la créatrice. 

« L'idée était de réaliser une veste dans laquelle on se sentirait bien comme chez soi. On a beaucoup travaillé sur les tissus doux, ou rustiques comme des lins ou de la maille », explique-t-elle. 

Lovée dans des superpositions colorées comme Virginia Woolf ou vêtue d'une chemise blanche comme Susan Sontag: les looks de ces intellectuelles quand elles travaillaient chez elles étaient une autre source d'inspiration. 

Zoom en chapeau

Une chemise d'homme se réinvente en tunique ou robe chemise ou se porte sur un short ou un pantalon ample à rayures, évoquant le pyjama-style tout comme des larges manteaux aux motifs cachemire et floraux. 

Les tissus chinés de la tradition française et italienne sont mis ensemble avec les ikats indonésiens: « J'aime bien avoir un dialogue entre ces deux mondes si lointains et à la fois si proches », souligne Maria Grazia Chiuri. 

Des couleurs nuancées, l'abondance des tie and dye contribuent à cette ambiance feutrée. Des vestes de camouflages amples brodées jouent sur un autre registre de la protection. 

Côté chapeau, le chapelier de la maison Stephen Jones a imaginé un serre-tête muni d'une voilette, un « mélange entre les goûts de Maria Grazia » qui aime des choses plus souples, foulards et bandeaux, et l'esprit classique Dior, comme des bob à rayures colorées assortis à des vêtements et des sacs book tote. 

« Si on peut avoir un joli chapeau comme ça lors d'une prochaine réunion par zoom, cela rendra tout le monde heureux », assure-t-il. 


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com