Afrique du Sud: la vague Omicron passée sans pic des décès

Baigneurs dans l'océan le long du front de mer du Golden Mile de Durban à Durban le 16 décembre 2021, au milieu de l'augmentation quotidienne des cas de Covid-19.(Rajesh Jantilal/AFP)
Baigneurs dans l'océan le long du front de mer du Golden Mile de Durban à Durban le 16 décembre 2021, au milieu de l'augmentation quotidienne des cas de Covid-19.(Rajesh Jantilal/AFP)
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Publié le Vendredi 31 décembre 2021

Afrique du Sud: la vague Omicron passée sans pic des décès

  • Les nouvelles contaminations ont baissé de près de 30% la semaine dernière (89.781), par rapport à la semaine précédente (127.753)
  • Omicron, qui présente un nombre élevé de mutations faisant craindre une résistance aux vaccins, a été identifié pour la première fois au Botswana et en Afrique du Sud fin novembre

JOHANNESBURG, Afrique du Sud : L'Afrique du Sud, où a été détecté le nouveau variant du Covid-19 le mois dernier, a annoncé avoir dépassé le pic de la vague Omicron, avec une augmentation seulement "marginale" des décès, alors que de nombreux pays connaissent des infections record.

"Selon nos experts, Omicron a atteint son pic sans se traduire pas un changement significatif ou alarmant concernant le nombre d'hospitalisations", a commenté vendredi le ministre à la Présidence Mondli Gungubele, assurant que le gouvernement resterait vigilant à la moindre évolution contraire.

Le couvre-feu nocturne, en place depuis bientôt deux ans, 21 mois précisément, s'était réduit aux heures comprises entre minuit et 4 heures du matin. A la veille des célébrations pour le Nouvel An, il est enfin levé.

"Notre espoir c'est que cette levée se maintienne", a confié le ministre lors d'un point-presse virtuel. "Nous cherchons à trouver un équilibre entre la vie des gens, leurs moyens de subsistance, et l'objectif de sauver des vies", a-t-il expliqué, rappelant que l'économie sud-africaine restait lourdement affectée par la pandémie.

En maintenant le port du masque, la distanciation, et en accélérant la vaccination qui reste en-deça des objectifs, avec seulement 15,6 millions de personnes complètement vaccinées pour une population de 59 millions, le ministre espère que "le couvre-feu ne reviendra jamais".

Jeudi soir, la présidence avait annoncé que "tous les indicateurs suggèrent que le pays a vraisemblablement passé le pic de la quatrième vague" de la pandémie et qu'une "augmentation marginale du nombre de décès a été constatée".

Le nombre des infections, hospitalisations et décès vont continuer à être "suivies heure par heure et si nous observons une différence" dans l'évolution, "nous agirons en fonction immédiatement", a insisté vendredi le ministre.

- Vitesse stupéfiante -

Les nouvelles contaminations ont baissé de près de 30% la semaine dernière (89.781), par rapport à la semaine précédente (127.753). Et les admissions à l'hôpital ont diminué dans huit provinces sur neuf: "Bien que le variant Omicron soit hautement transmissible, les taux d'hospitalisation ont été plus faibles que lors des vagues précédentes", a souligné la présidence.

Omicron, qui présente un nombre élevé de mutations faisant craindre une résistance aux vaccins, a été identifié pour la première fois au Botswana et en Afrique du Sud fin novembre. Il est rapidement devenu dominant en Afrique du Sud, provoquant une hausse exponentielle du nombre des contaminations allant jusqu'à plus de 26.000 cas quotidiens mi-décembre, selon les statistiques officielles.

Le variant est actuellement présent dans une centaine de pays, selon l'OMS. Extrêmement contagieux, il touche les personnes vaccinées ainsi que celles ayant déjà été contaminées par le virus.

Pays africain officiellement le plus touché, l'Afrique du Sud compte plus de 3,4 millions de cas et 91.000 décès. Moins de 13.000 cas ont été détectés au cours des dernières 24 heures.

"La vitesse à laquelle la quatrième vague due à Omicron a augmenté, puis atteint un pic puis décliné, a été stupéfiante. Un pic en quatre semaines et un déclin précipité en deux semaines", a twitté Fareed Abdullah du Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC).

Alors que de nombreux pays touchés par Omicron annoncent un renforcement des restrictions sanitaires, et des cas record de nouvelles contaminations par jour, le gouvernement sud-africain a ainsi levé le couvre-feu et les établissements de nuit peuvent ainsi reprendre un fonctionnement normal.

Le port du masque reste toutefois obligatoire dans l'espace public et les rassemblements sont encore limités: 1.000 personnes maximum à l'intérieur, 2.000 à l'extérieur.

Les demandes pour une levée du couvre-feu s'étaient multipliées ces derniers jours, en prévision de la Saint-Sylvestre, avec notamment une pétition des propriétaires de restaurants et de bars.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.