Le monde fête un deuxième nouvel An sous l'ombre de la Covid-19

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Publié le Samedi 01 janvier 2022

Le monde fête un deuxième nouvel An sous l'ombre de la Covid-19

  • Plus de 5,4 millions de personnes sont mortes depuis que le virus a été identifié pour la première fois en Chine en décembre 2019
  • La distribution de vaccins à environ 60% de la population mondiale laisse entrevoir une lueur d'espoir

Le monde célèbre samedi le passage à la nouvelle année avec des festivités souvent restreintes en raison du Covid, entamant une troisième année de pandémie sur fond d'explosion des contaminations et de timides signes d'espoir pour 2022.

L'émergence du variant Omicron, particulièrement contagieux, à la fin de l'année 2021, a fait dépasser le million de cas quotidiens de coronavirus pour la première fois, selon un décompte de l'AFP. Officiellement, plus de 5,4 millions de personnes sont mortes depuis que le virus a été identifié pour la première fois en Chine en décembre 2019.

La Grande-Bretagne, les Etats-Unis et même l'Australie, longtemps restée à l'abri de la pandémie, battent des records de nouveaux cas.

Et la France a annoncé à son tour jeudi qu'Omicron était désormais majoritaire sur son territoire. Toutefois, dans ses vœux à la nation, le président français Emmanuel Macron s'est déclaré "résolument optimiste", souhaitant que 2022 soit aussi "l'année de sortie de l'épidémie".

Les îles Kiribati, dans le Pacifique, ont été les premières à célébrer la nouvelle année à partir de 10h00 GMT vendredi. Mais de Séoul à Mexico et San Francisco, de nombreuses festivités ont été, une nouvelle fois, annulées ou sévèrement encadrées.

A Paris, où le traditionnel feu d'artifice de la Saint-Sylvestre a été annulé, des milliers de touristes et de badauds - beaucoup moins nombreux qu'avant la pandémie - ont déambulé sur l'avenue des Champs Elysées, bordée d'arbres scintillants, où les policiers contrôlaient le port du masque, à nouveau obligatoire.

"Tout est fermé aux Pays-Bas, donc on est mieux ici. Je vais rester jusqu'à minuit, voir les lumières, après on ne sait pas trop", explique Koen, un touriste néerlandais de 22 ans venu à Paris pour le réveillon avec sa petite amie.

En plein coeur de Madrid, le traditionnel rassemblement à la Puerta del Sol a réuni quelque 7.000 personnes pour avaler des grains de raisin au son des douze coups de minuit.

A Sydney, ville qui se vante habituellement d'être la "capitale mondiale du Nouvel An", la foule était inhabituellement peu nombreuse sur le port pour assister au traditionnel feu d'artifice.

"J'essaie juste de me concentrer sur les choses positives survenues cette année plutôt que sur les négatives", disait Melinda Howard, une étudiante en médecine de 22 ans.

A Dubaï (Emirats arabes unis), 36 feux d'artifice sur 29 sites ont embrasé la ville. Les fêtards se sont rassemblés dès le début de la soirée pour assister au spectacle de la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa.

Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie après les Etats-Unis, Rio de Janeiro a réduit la voilure pour ses célébrations, qui attirent annuellement trois millions de touristes sur la célèbre plage de Copacabana. Cette année, les concerts ont été annulés, l’accès au quartier restreint, et la pluie de l’été tropical s'est invitée.

Vendredi, trois heures avant l’entrée dans 2022 et les 16 minutes de feux d’artifice au-dessus de la baie, seul un nombre limité de fêtards - pour la plupart habillés de blanc comme le veut la tradition - avait répondu présent.

"Je m'attendais à voir bien plus de gens, que ce soit stressant", dit à l’AFP Alejandra Luna, une touriste colombienne de 28 ans, "mais c'est calme, ça me plaît".

En Afrique du Sud, premier pays à avoir signalé le nouveau variant fin novembre, le couvre-feu nocturne en vigueur depuis 21 mois et qui s'était réduit aux heures comprises entre minuit et 4 heures a été levé.

A New York, les fêtards ont commencé à se regrouper vendredi après-midi sur l'emblématique Times Square, au coeur de Manhattan, pour assister au compte à rebours juste avant minuit et au lâcher de la boule et des confettis qui marque l'entrée dans la nouvelle année.

Le maire Bill de Blasio avait promis que la fête aurait lieu mais avec seulement 15.000 personnes sur Times Square au lieu de 60.000, toutes masquées et vaccinées.

A l'image d'un couple d'Afro-Américains venus spécialement de Memphis (Tennessee): "Voir le lâcher de la boule, c'est notre rêve et on s'est fait vacciner pour ça", admet devant l'AFPTV Chroni Spokes.

Le président américain Joe Biden a appelé vendredi à l'unité pour la nouvelle année dans un message vidéo, saluant des Américains "extraordinaires".

En Russie, le président Vladimir Poutine dans ses vœux télévisés, a évoqué l'épidémie de Covid, sans citer le chiffre de plus de 600.000 morts établi la veille par l'agence nationale des statistiques - deux fois plus que le chiffre communiqué par le gouvernement -, qui place le pays parmi les plus endeuillés au monde.

Les experts espèrent que l'année 2022 marquera une nouvelle phase, moins meurtrière, de la pandémie.

La distribution de vaccins à environ 60% de la population mondiale laisse entrevoir une lueur d'espoir, bien que certains pays pauvres n'y aient toujours qu'un accès limité et qu'une frange de la population y reste réticente.

Mais l'Organisation mondiale de la santé prévoit de prochains mois éprouvants; son chef, Tedros Adhanom Ghebreyesus, disant redouter qu'Omicron "plus transmissible, circulant en même temps que Delta, entraîne un tsunami de cas".


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.