Les leaders des pays arabes et du monde rendent hommage à Cheikh Sabah

Une photo d'archive, publiée par l'agence de presse du Koweït (KUNA) le mercredi 16 octobre 2019, montre l'émir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, au milieu, reçu par des responsables koweïtiens à son arrivée des États-Unis. La télévision d'État du Koweït a déclaré le mardi 29 septembre 2020 que le dirigeant du pays, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Sabah, âgé de 91 ans, était décédé. (KUNA via AP)
Une photo d'archive, publiée par l'agence de presse du Koweït (KUNA) le mercredi 16 octobre 2019, montre l'émir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, au milieu, reçu par des responsables koweïtiens à son arrivée des États-Unis. La télévision d'État du Koweït a déclaré le mardi 29 septembre 2020 que le dirigeant du pays, Cheikh Sabah Al Ahmad Al Sabah, âgé de 91 ans, était décédé. (KUNA via AP)
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Publié le Mercredi 30 septembre 2020

Les leaders des pays arabes et du monde rendent hommage à Cheikh Sabah

  • Les messages de condoléances ont déferlé en provenance de toute la région ainsi que des pays occidentaux
  • En Arabie saoudite, la cour royale a déclaré que l'émir est décédé après un parcours empreint de service désintéressé et plein d’accomplissements

LE CAIRE: Des leaders du monde entier ont rendu hommage à l'émir koweïtien Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah à l’annonce de sa mort mardi.

Diplomate chevronné, le cheikh Sabah était largement respecté pour son leadership et sa capacité à servir de médiateur durant les multiples conflits de la région.

Les messages de condoléances ont déferlé en provenance de toute la région, ainsi que des pays occidentaux, peu après l'annonce de sa mort à la télévision publique.

Le Cheikh Sabah « était un symbole extraordinaire de sagesse et de générosité, un messager de paix et un bâtisseur de ponts », a déclaré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Le prince héritier d'Abu Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed, décrit le défunt émir comme « un grand pionnier de la coopération dans le Golfe ». Les EAU ont également annoncé une période de deuil de trois jours.

En Arabie saoudite, la cour royale a déclaré que l'émir est décédé après un parcours empreint de services désintéressés et plein d’accomplissements pour son pays et pour l'humanité. L'émir koweïtien laisse derrière lui « un parcours plein de réalisations et d'efforts déployés pour servir au mieux son pays, les nations arabes et islamiques ainsi que l'humanité entière », indique le communiqué.

L'ambassadrice américaine au Koweït, Alina Romanowski, a qualifié le cheikh Sabah de « leader populaire et ami spécial des États-Unis ». Il « a consacré sa vie à la paix et à la stabilité régionale ».

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a également déclaré que Cheikh Sabah « avait apporté une contribution personnelle à la stabilité régionale et à l'aide humanitaire dont on se souviendra longtemps ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, a décrit Al Sabah comme « un grand leader humanitaire et un véritable ami du Royaume-Uni ».

« Il a servi le Koweït pendant de nombreuses années avec dévouement et, en tant que père fondateur du CCG, il a contribué pendant de nombreuses décennies au maintien de la paix et de la stabilité dans la région. »

En Égypte, le président Abdel Fattah El-Sissi a exprimé sa « grande tristesse » face à la mort de Cheikh Sabah, rappelant la « position fraternelle » de longue date de l'émir envers l'Égypte.

L’Égypte a aussi annoncé trois jours de deuil à la suite du décès de l’émir.

Au Liban, où le défunt leader koweïtien a joué un rôle primordial pour mettre fin à la guerre civile désastreuse de 1975-90, et plus tard aidé à sa reconstruction, les politiciens ont également présenté leurs condoléances.

« Avec la mort de Cheikh Sabah, le Liban a perdu un grand frère qui a soutenu les Libanais dans les circonstances difficiles de ces dernières années », a déclaré un communiqué du président libanais Michel Aoun.

(Avec AP)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.