Algérie: peine réduite en appel pour un ex-patron de l'ère Bouteflika

Depuis la démission de M. Bouteflika sous la pression des manifestations du mouvement prodémocratie Hirak et de l'armée, la justice algérienne a placé en détention préventive ou condamné, notamment pour des faits de corruption, des dizaines de responsables politiques et puissants hommes d'affaires (AFP)
Depuis la démission de M. Bouteflika sous la pression des manifestations du mouvement prodémocratie Hirak et de l'armée, la justice algérienne a placé en détention préventive ou condamné, notamment pour des faits de corruption, des dizaines de responsables politiques et puissants hommes d'affaires (AFP)
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Publié le Dimanche 02 janvier 2022

Algérie: peine réduite en appel pour un ex-patron de l'ère Bouteflika

  • En première instance fin septembre, M. Melzi avait écopé de cinq ans de prison ferme
  • Il avait été limogé le 24 avril 2019 de son poste de directeur général de l'établissement public Sahel, qu'il occupait depuis deux décennies

ALGER : L'ancien directeur d'un établissement public algérien gérant une luxueuse résidence d'Etat, Hamid Melzi, poursuivi pour mauvaise gestion de biens publics, a vu sa peine réduite dimanche à trois ans et demi de prison devant la Cour d'appel d'Alger, a indiqué son avocat à l'AFP.

Hamid Melzi "a été condamné à trois ans et demi de prison", a déclaré à l'AFP Me Miloud Brahimi. "J'attendais beaucoup mieux que ça", a-t-il ajouté en annonçant un pourvoi en cassation au nom de son client. En première instance fin septembre, M. Melzi avait écopé de cinq ans de prison ferme.

M. Melzi était poursuivi notamment pour "blanchiment d'argent, abus de fonctions pour l'acquisition de privilèges indus, incitation d'agents publics à exploiter leur influence au-delà de la conclusion de contrats, en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur", selon l'accusation.

Il avait été limogé le 24 avril 2019 de son poste de directeur général de l'établissement public Sahel, qu'il occupait depuis deux décennies. Il avait également été démis dans la foulée de ses fonctions de PDG de la Société d'Investissement hôtelière qui gère plusieurs établissements hôteliers de luxe.

Il avait été ensuite placé en détention en mai 2019 dans le cadre d'une offensive judiciaire lancée après la chute en avril 2019 de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika, décédé en septembre dernier, contre d'influentes personnalités économiques et politiques de son entourage.

L'établissement public Sahel gère notamment la station balnéaire du célèbre Club des Pins, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest d'Alger.

Après l'indépendance de l'Algérie en 1962, des chalets et des bungalows avaient été construits dans la forêt de pins qui a donné son nom à ce lieu de villégiature où les Algérois se rendaient en masse l'été jusqu'à la fin des années 80.

Au début de la guerre civile en 1992 (qui a fait plus de 200.000 morts jusqu'en 2002), le lieu avait été transformé en "résidence d'Etat" ultra-sécurisée pour loger ministres, hauts fonctionnaires, hauts gradés, mais aussi certains journalistes et leurs familles. 

Il abrite, sur plus de 35 hectares parsemés de plages privées, plusieurs centaines de villas.

Depuis la démission de M. Bouteflika sous la pression des manifestations du mouvement prodémocratie Hirak et de l'armée, la justice algérienne a placé en détention préventive ou condamné, notamment pour des faits de corruption, des dizaines de responsables politiques et puissants hommes d'affaires réputés proches de l'ex-chef d'Etat.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com