Virus: 30 arrestations lors d'une manifestation à Amsterdam contre les restrictions sanitaires

«Ici c'est la Hollande! Pouvoir au peuple», a scandé un des manifestants. (Photo, AFP)
«Ici c'est la Hollande! Pouvoir au peuple», a scandé un des manifestants. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 03 janvier 2022

Virus: 30 arrestations lors d'une manifestation à Amsterdam contre les restrictions sanitaires

  • Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la Museumplein, l'une des principales places de la capitale néerlandaise
  • Au moins deux manifestants ont été blessés, ont rapporté les médias locaux

AMSTERDAM : La police néerlandaise a déclaré dimanche avoir arrêté 30 personnes à Amsterdam lors d'une manifestation, interdite par les autorités, contre les restrictions sanitaires en vigueur aux Pays-Bas, où un nouveau confinement a été imposé face à la propagation du variant Omicron.

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la Museumplein, l'une des principales places de la capitale néerlandaise, a observé un correspondant de l'AFP.

"À la demande du maire, la police est intervenue et un total de 30 suspects ont été arrêtés", a indiqué dans un communiqué la police, précisant que quatre agents avaient été blessés.

Les personnes ont été arrêtées notamment pour trouble à l'ordre public, voies de fait, possession d'arme prohibée, et non-respect des forces de l'ordre, a ajouté la police.

Au moins deux manifestants ont été blessés, ont rapporté les médias locaux.

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Des policiers fouillent deux manifestants, à Amsterdam, le 2 janvier 2022. (Photo, AFP)

La police anti-émeute a été déployée et certains agents ont dû recourir à la force lorsque les manifestants refusaient de quitter la place malgré un avertissement, a précisé la police.

"Ici c'est la Hollande ! Pouvoir au peuple!", a scandé un des manifestants.

Les restrictions sanitaires sont strictes aux Pays-Bas. Un nouveau confinement y a été imposé à la population une semaine avant Noël face à une nouvelle vague de la Covid-19 et à la propagation du variant Omicron. 

Tous les magasins non essentiels, restaurants, bars, cinémas, musées et théâtres sont fermés jusqu'au 14 janvier et les écoles au moins jusqu'au 9 janvier. 

À l'extérieur, seuls les rassemblements de deux personnes sont autorisés, sauf exceptions comme les enterrements. Mais aucune restriction à la circulation n'a été décidée.


Le Japon proteste après le passage d'un navire militaire chinois près d'îlots contestés

Tokyo a fait part à Pékin de «sa grande préoccupation» par voie diplomatique et a une nouvelle fois exigé que de tels incidents ne se reproduisent plus, a déclaré le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais. (AFP).
Tokyo a fait part à Pékin de «sa grande préoccupation» par voie diplomatique et a une nouvelle fois exigé que de tels incidents ne se reproduisent plus, a déclaré le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais. (AFP).
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  • Tokyo a fait part à Pékin de «sa grande préoccupation» par voie diplomatique et a une nouvelle fois exigé que de tels incidents ne se reproduisent plus, a déclaré le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais
  • Des incursions de navires de garde-côtes chinois près des îles inhabitées Senkaku, appelés Diaoyu par Pékin, sont fréquentes

TOKYO : Le Japon a protesté lundi après qu'une frégate chinoise a frôlé des îlots en mer de Chine orientale administrés par Tokyo mais revendiqués par Pékin, plusieurs médias nippons évoquant aussi le passage d'un navire militaire russe dans la même zone.

Tokyo a fait part à Pékin de "sa grande préoccupation" par voie diplomatique et a une nouvelle fois exigé que de tels incidents ne se reproduisent plus, a déclaré à la presse Seiji Kihara, le secrétaire général adjoint du gouvernement japonais.

Des incursions de navires de garde-côtes chinois près des îles inhabitées Senkaku, appelés Diaoyu par Pékin, sont fréquentes.

Mais c'est la première fois depuis 2018 qu'un bateau militaire chinois s'en rapproche d'aussi près, en s'introduisant dans la "zone contiguë", une bande de 12 milles marins de large (environ 22 km) s'étendant juste après les eaux territoriales.

Un bateau militaire russe aurait également été repéré lundi dans cette même zone, selon plusieurs médias nippons citant des sources au sein du ministère japonais de la Défense. Sollicité par l'AFP, le ministère n'avait pas confirmé cette information pour l'heure.

Fin mai, des bombardiers chinois et russes avaient volé ensemble à proximité du Japon, ce qui avait été vu comme une provocation par Tokyo, qui venait d'accueillir un sommet du "Quad", alliance informelle entre les Etats-Unis, le Japon, l'Inde et l'Australie visant à faire contrepoids à la Chine en Asie-Pacifique.

Les relations entre le Japon et la Russie se sont par ailleurs nettement détériorées depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine, Tokyo s'étant joint aux sanctions occidentales contre Moscou.


Ukraine: Kiev tente de ralentir l'armée russe, conférence sur la reconstruction en Suisse

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen prend la parole lors d'un débat dans le cadre d'une session plénière au Parlement européen, le 8 juin 2022 à Strasbourg, dans l'est de la France. (Photo : Frederick FLORIN / AFP)
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen prend la parole lors d'un débat dans le cadre d'une session plénière au Parlement européen, le 8 juin 2022 à Strasbourg, dans l'est de la France. (Photo : Frederick FLORIN / AFP)
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  • Alors que l'issue de la guerre est incertaine, la conférence de Lugano doit tenter lundi et mardi de dessiner les contours de la future reconstruction de l'Ukraine
  • Dimanche soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a tenté de faire bonne figure, insistant sur les autres lignes de front, où Kiev affirme «progresser»

SLOVIANSK, Ukraine : Kiev tente lundi de ralentir la progression de l'armée russe dans l'est de l'Ukraine, après la chute de la ville stratégique de Lyssytchansk, au moment où s'ouvre en Suisse une conférence internationale pour préparer la reconstruction à venir du pays.

L'état-major des forces armées ukrainiennes a annoncé dimanche soir son retrait de la ville de Lyssytchansk, dernier bastion tenu par les ukrainiens dans la région de Lougansk, reconnaissant la «supériorité» des troupes russes sur le terrain.

«Nous continuons de défendre une infime partie [du territoire] de la région de Lougansk de façon que notre armée puisse» préparer une nouvelle ligne de défense, a déclaré lundi matin Serguiï Gaïdaï, gouverneur de cette province que Moscou a annoncé dimanche contrôler totalement.

Selon M. Gaïdaï, des combats avaient lieu près de Bilogorivka, localité limitrophe de la région de Donetsk, à quelques kilomètres à l'ouest de Lyssytchansk.

Après la prise de Lyssytchansk, pièce maîtresse du plan de conquête du Donbass, bassin industriel largement russophone et en partie contrôlé par des séparatistes prorusses depuis 2014, l'armée russe semble désormais concentrer ses efforts sur Sloviansk et Kramatorsk, deux villes majeures plus à l'ouest, pilonnées depuis dimanche.

«Les Russes tuent des civils !» a déclaré lundi matin le gouverneur de la région de Donetsk, faisant état de dix morts, dont deux enfants, la veille dans des frappes russes, à Sloviansk et dans les environs.

- «Un jour viendra»... -

Dimanche soir, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a tenté de faire bonne figure, insistant sur les autres lignes de front, où Kiev affirme «progresser», dans les régions de Kharkiv (nord-est) ou Kherson (sud). «Un jour viendra où nous dirons la même chose du Donbass», a assuré le président Zelensky.

Alors que la ligne de front se rapproche de Sloviansk, les autorités ukrainiennes appellent désormais les habitants à quitter la région.

Les rues de la ville étaient presque désertes lundi matin, selon des journalistes de l'AFP sur place. Sur le grand marché du centre-ville largement ravagé par un incendie provoqué par une frappe russe, quelques vendeurs proposaient des produits de première nécessité tandis que d’autres déblayaient des débris calcinés.

Des vendeurs et habitants interrogés par l’AFP, certains encore sous le choc, faisaient part de leur inquiétude pour les jours et semaines à venir, alors que l'on peut entendre des bruits de bombardements.

A Siversk, entre Lyssytchansk et Sloviansk, les forces ukrainiennes semblent vouloir s'appuyer sur une ligne de défense entre cette ville et Bakhmout plus au sud. Les habitants

interrogés par l'AFP évoquent des bombardements de plus intenses sur Siversk, ces derniers jours.

«L'ennemi a intensifié ses bombardements sur nos positions dans la direction de Bakhmout», a confirmé l'état-major de l'armée ukrainienne, dans son premier point lundi matin.

Le ministère de la Défense russe a indiqué de son côté détruite «sept postes de commandement» ukrainiens au cours des dernières 24 heures, «dont celui de la 25e division aéroportée dans la région de Siversk».

- 104 milliards de dollars -

A Boutcha, ville-martyre dans la banlieue de la capitale, même si certains se sont remis à planter des fleurs au pied des immeubles ou à s'affairer au potager, les habitants n'osent pas encore penser à la reconstruction, quand l'issue des combats reste si incertaine. Ici, les stigmates des combats sont encore visibles partout: vitres brisées, impacts de balles, murs troués...

«On va se coucher sans savoir si on se réveillera demain», souffle Vera Semeniouk, 65 ans. «Tout le monde est revenu, commence à réparer les maisons, beaucoup posent de nouvelles fenêtres. Ce serait terrible si ça recommençait et qu'il faille à nouveau tout quitter».

Alors que l'issue de la guerre est incertaine, la conférence de Lugano doit tenter lundi et mardi de dessiner les contours de la future reconstruction de l'Ukraine.

La «tâche est vraiment colossale» ne serait-ce que dans les territoires libérés, a reconnu dimanche M. Zelensky, en évoquant la conférence. Ses hôtes suisses espéraient sa venue en personne mais il participera, comme il en a désormais l'habitude, par visioconférence à cette réunion rassemblant les responsables des alliés de l'Ukraine, des institutions internationales mais aussi le secteur privé.

La conférence avait été planifiée bien avant la guerre et devait initialement se concentrer sur les réformes en Ukraine et notamment la lutte contre une corruption endémique.

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal et le président du Parlement, Rouslan Stefantchouk, sont arrivés à Lugano dès dimanche. Ils doivent y rencontrer notamment la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen, pour poser les bases du «Plan Marshall» pour l'Ukraine, alors même qu'il n'y a pas de fin en vue à la guerre et que les chiffrages vont de dizaines à des centaines de milliards de dollars.

Robert Mardini, directeur général du Comité international de la Croix-Rouge, a jugé sur la chaîne publique suisse RTS que si la reconstruction à proprement parler devra attendre la fin des combats, il est cependant vital de donner «une perspective positive aux civils».

La Kyiv School of Economics (KSE) a estimé les dommages causés jusqu'à présent aux bâtiments et aux infrastructures à près de 104 milliards de dollars. L'économie du pays aurait déjà perdu 600 milliards de dollars selon certaines estimations.

La Banque européenne d'investissement (BEI) doit proposer la création d'un nouveau fonds pour l'Ukraine, qui pourrait atteindre 100 milliards d'euros, selon des sources informées de ce plan.

Le Royaume-Uni, l'un des alliés les plus actifs de l'Ukraine, soutiendra notamment la reconstruction de la ville et de la région de Kiev, à la demande du président Zelensky, a indiqué le Foreign Office dimanche.


Tempête tropicale Bonnie : trois morts et des dégâts au Salvador et au Nicaragua

Un résident quitte le port de Bluefields avant l'arrivée de la tempête tropicale Bonnie à Bluefields, au Nicaragua, le 1er juillet 2022. (AFP).
Un résident quitte le port de Bluefields avant l'arrivée de la tempête tropicale Bonnie à Bluefields, au Nicaragua, le 1er juillet 2022. (AFP).
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  • Au Salvador, la tempête a laissé dans son sillage des arbres abattus, des rivières en crue, des rues, des hôpitaux et des maisons inondés
  • Les secouristes ont cherché en vain dimanche un homme disparu, selon la Protection civile, qui précise que les opérations de recherches reprendront lundi

SAN SALVADOR : La tempête tropicale Bonnie, qui se déplaçait dimanche sur la côte Pacifique de l'Amérique centrale et du Mexique, où elle pouvait se renforcer en ouragan, a fait trois morts et des dégâts matériels au Salvador et au Nicaragua.

La victime décédée au Salvador est une jeune femme de 24 ans, selon les secours. Au Nicaragua, un homme de 40 ans est mort samedi emporté par les eaux alors qu'il tentait de traverser une rivière. Et un autre homme, âgé de 38 ans, est mort en portant secours aux passagers d'un bus dans lequel il se trouvait et dont le chauffeur a tenté de traverser une autre rivière, selon l'armée.

Au Salvador, la tempête a laissé dans son sillage des arbres abattus, des rivières en crue, des rues, des hôpitaux et des maisons inondés. Les secouristes ont cherché en vain dimanche un homme disparu, selon la Protection civile, qui précise que les opérations de recherches reprendront lundi.

"Bonnie a généré de très fortes pluies et des orages dans la zone côtière, la chaîne de montagnes volcaniques et la zone métropolitaine de San Salvador, avec des rafales de vents forts et de la grêle dans certaines zones", a déclaré le ministère de l'Environnement du Salvador.

Selon le ministre de l'Intérieur Juan Carlos Bidegaín, 250 personnes ont dû être relogées à San Salvador.

Dimanche matin tôt, les pluies s'atténuaient déjà dans le pays, très vulnérable aux inondations et aux glissements de terrain.

Bonnie, qui s'est formée dans les Caraïbes, a touché terre dans la nuit de vendredi à samedi entre le Nicaragua et le Costa Rica.

Selon la dernière mise à jour du Centre national des ouragans (CNH) américain, la tempête se déplaçait vers l'ouest, où elle est attendue sur les côtes du Guatemala et du Mexique.

"Les vents maximum ont atteint près de 110 km/h et un renforcement est à prévoir", a encore indiqué le CNH, qui a prévenu que la tempête pourrait se transformer en ouragan.