Apple dépasse $3000 milliards en Bourse, une première

Rien ne semble pouvoir arrêter la progression du cours d'Apple, qui a pourtant déçu les analystes lors de son dernier trimestre, achevé fin septembre et publié fin octobre. (Photo, AFP)
Rien ne semble pouvoir arrêter la progression du cours d'Apple, qui a pourtant déçu les analystes lors de son dernier trimestre, achevé fin septembre et publié fin octobre. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 04 janvier 2022

Apple dépasse $3000 milliards en Bourse, une première

  • Cette incursion n'aura été que de courte durée, le titre ayant perdu un peu de terrain par la suite
  • L'action a fini en hausse de 2,50%, à 182,01 dollars

NEW YORK : Apple a franchi lundi le seuil symbolique des 3 000 milliards de dollars de capitalisation, une première dans l'histoire boursière, qui témoigne du succès d'un groupe dont la valeur a quasiment décuplé depuis le départ de l'emblématique Steve Jobs.

Cette incursion n'aura été que de courte durée, l'espace de quelques secondes un peu avant 19H00 GMT, le titre ayant perdu un peu de terrain par la suite.

L'action a fini en hausse de 2,50%, à 182,01 dollars. AAPL, les initiales du titre coté à la Bourse électronique Nasdaq, pesait, lundi en clôture, 2 986 milliards de dollars.

Microsoft est la seule autre entreprise au monde dont la valeur en Bourse dépasse 2 000 milliards de dollars.

Devenu, début août 2018, la première entreprise à passer le cap de 1 000 milliards de dollars, 38 ans après son introduction en Bourse, Apple n'a eu besoin que de deux ans pour franchir 2 000 milliards, puis 16 mois pour aller au-delà de 3 000 milliards.

Rien ne semble pouvoir arrêter la progression du cours d'Apple, qui a pourtant déçu les analystes lors de son dernier trimestre, achevé fin septembre et publié fin octobre.

La pénurie de silicone, composant essentiel dans la fabrication de puces électroniques, ainsi que des perturbations liées au coronavirus dans les usines sous-traitantes du groupe en Asie du Sud-Est, ont fait perdre à Apple environ six milliards de dollars de ventes.

Lors de la présentation de ces résultats, le directeur général Tim Cook avait expliqué s'attendre à ce que l'impact soit au moins aussi important sur le trimestre suivant, qui couvrait les fêtes de fin d'année.

Malgré ces difficultés, la firme prévoyait tout de même de réaliser un chiffre d'affaires record durant le trimestre allant d'octobre à décembre, le premier de son exercice 2021/22.

Tim Cook a convaincu

Quelque 45 ans après sa fondation sur l'idée du micro-ordinateur grand public, Apple est une société tirée par les ventes de l'iPhone.

Son produit phare, lancé en 2007, a généré quelque 191,9 milliards de dollars de chiffre d'affaires durant son exercice 2020/21 (d'octobre à septembre), de très loin un record.

Il y a dix ans, les critiques s'inquiétaient du départ du cofondateur Steve Jobs, contraint de lâcher les rênes début 2011 quelques mois avant son décès, le 5 octobre de la même année.

Son successeur, Tim Cook, n'avait pas, disaient ses détracteurs, le charisme, l'esprit d'innovation, d'entrepreneuriat ou le génie marketing de Steve Jobs, capable d'inventer Apple, puis de le réinventer à la fin des années 90.

Mais cet ingénieur à l'allure austère a vite séduit Wall Street, avec ses orientations stratégiques claires, son pragmatisme et sa décision de développer l'offre de contenus et de services d'Apple.

L'activité services, qui va d'Apple Music au service de streaming Apple TV+ en passant par le stockage de données et images iCloud ou le terminal de paiement virtuel Apple Pay a explosé, au point de multiplier son chiffre d'affaires par trois ces cinq dernières années.

Avec 68 milliards de dollars de revenus en 2020/21, ce pôle service représente quasiment 20% du chiffre d'affaires du groupe de Cupertino (Californie).

Ce nouveau moteur de croissance, ajouté au succès de l'iPhone 13, lancé en septembre et qui vient de terminer deux mois d'affilée en tête des ventes de smartphones en Chine, devrait porter la valeur du géant californien encore plus loin, selon Dan Ives, analyste de Wedbush Securities.

Même les assauts dont il est l'objet ces dernières années de la part de concurrents ou de régulateurs, qui lui reprochent son écosystème fermé et exclusif, ne semblent pas affecter la popularité du titre auprès des investisseurs.

Le groupe est, en effet, sous le coup d'une procédure de l'Union européenne pour avoir "faussé la concurrence" via son magasin d'applications App Store, qui facture généralement de 15 à 30% de commission aux éditeurs d'applications.

En septembre, une juge fédérale américaine a interdit à Apple d'imposer aux éditeurs d'utiliser son système de paiement pour leurs applications, tout en estimant que le fabricant de l'iPhone n'était pas en situation de monopole illégal.

Le groupe a récemment fait quelques concessions, pour permettre aux éditeurs de contourner, sous certaines conditions, ce système de paiement.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.