Irak: deux drones piégés visant la coalition internationale abattus

Un policier irakien regarde un drone planer près du village d'Arbid, sur le front sud de Mossoul, lors de l'opération militaire pour reprendre Mossoul au groupe Daech, le 12 novembre 2016. (Photo, AFP)
Un policier irakien regarde un drone planer près du village d'Arbid, sur le front sud de Mossoul, lors de l'opération militaire pour reprendre Mossoul au groupe Daech, le 12 novembre 2016. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 04 janvier 2022

Irak: deux drones piégés visant la coalition internationale abattus

  • Il s'agit de la deuxième attaque du genre en moins de 48 heures, au lendemain du deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien, tués par un tir de drone des Etats-Unis en Irak en 2020
  • Lundi déjà, les militaires américains ont abattu deux drones piégés visant à l'aéroport international de Bagdad un centre diplomatique américain où sont stationnées des troupes de la coalition

BAGDAD : Deux drones piégés ont visé mardi une base militaire en Irak abritant des troupes de la coalition internationale antijihadistes emmenée par Washington, a indiqué à l'AFP un responsable de la coalition, précisant que les projectiles avaient été abattus sans faire de victime.

Il s'agit de la deuxième attaque du genre en moins de 48 heures, au lendemain du deuxième anniversaire de la mort du général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien, tués par un tir de drone des Etats-Unis en Irak en 2020.

"Deux drones chargés d'explosifs ont été interceptés et détruits (...) à la base aérienne d'Aïn Al-Assad (dans l'ouest de l'Irak, ndlr) tôt ce matin", a précisé le responsable.

"La tentative a été infructueuse, toutes les forces sont indemnes", a souligné le responsable de la coalition s'exprimant sous anonymat.

"Nous maintenons une présence minimale sur les bases irakiennes- la coalition n'a plus ses propres bases en Irak", a-t-il réitéré.

Lundi déjà, les militaires américains ont abattu deux drones piégés visant à l'aéroport international de Bagdad un centre diplomatique américain où sont stationnées des troupes de la coalition.

Ces attaques interviennent alors que l'Irak a commémoré l'assassinat par les Etats-Unis de Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et du numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de factions armées proIran désormais intégrée aux forces régulières irakiennes.

Le 3 janvier 2020, sur ordre du président américain de l'époque Donald Trump, un drone armé a pulvérisé le véhicule où se trouvaient Qassem Soleimani et Abou Mehdi al-Mouhandis, sur la route de l'aéroport international de Bagdad.

Ces derniers mois, des dizaines de tirs de roquettes ou des attaques aux drones piégés ont visé les troupes et intérêts américains en Irak. Jamais revendiquées, ces attaques sont systématiquement imputées par les Etats-Unis aux factions irakiennes pro-Iran.

Le 9 décembre, l'Irak a annoncé la "fin de la mission de combat" de la coalition internationale, qui conserve à ce jour ses effectifs sur le sol irakien pour poursuivre un rôle de formation et de conseil.

Dans les faits, quelque 2 500 militaires américains et le millier de soldats de pays membres de la coalition sont aujourd'hui stationnés sur trois bases tenues par les forces irakiennes, dont Aïn Al-Assad.

Ces troupes étrangères jouaient déjà un rôle de conseillers et de formateurs depuis plus d'un an, après avoir aidé les forces irakiennes à vaincre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

"Si nous avons mis fin à notre mission de combat, nous gardons le droit inhérent à la légitime défense", a averti mardi le responsable de la coalition.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.