Robot chaton affectueux et masques anti-Covid au salon annuel des technologies

Un participant place un doigt dans la bouche de Yukai Engineering Inc. Le robot chat mordeur Amagami Ham Ham, lors du CES Unveiled avant le Consumer Electronics Show (CES) le 3 janvier 2022 à Las Vegas, Nevada. (Photo, AFP)
Un participant place un doigt dans la bouche de Yukai Engineering Inc. Le robot chat mordeur Amagami Ham Ham, lors du CES Unveiled avant le Consumer Electronics Show (CES) le 3 janvier 2022 à Las Vegas, Nevada. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 04 janvier 2022

Robot chaton affectueux et masques anti-Covid au salon annuel des technologies

  • La grand-messe de l'électronique grand public s'ouvre mercredi avec moins d'exposants et de participants que prévu
  • Des technologies d'intelligence artificielle remplacent les volants et les humains aux commandes dans les voitures de type Formule 1 qui se mesureront vendredi lors d'une course inédite

LAS VEGAS : Des robot mignons, des technologies anti-coronavirus, des enceintes, des lampes, des brosses à dents et divers engins électriques et autonomes ont été présentés lundi, en avant-première du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas.

La grand-messe de l'électronique grand public s'ouvre mercredi avec moins d'exposants et de participants que prévu, de nombreuses sociétés ayant annulé leur venue à cause de la propagation du variant Omicron du coronavirus.

Morceaux choisis.

Masque hi-tech anti-Covid

La start-up française Airxôm a amené de Lyon son prototype de masque, qui protège contre la pollution, les batéries et les virus, dont le SARS-CoV-2. 

Sa coque en plastique blanc, qui couvre le nez et la bouche, évoque les soldats impériaux de "La Guerre des étoiles". Connectée à un boîtier à porter à la ceinture, elle contient un filtre "actif" capable de détruire les particules fines et les composés organiques volatils, c'est-à-dire les agents pathogènes ou polluants.

"C'est un outil fantastique pour lutter contre la crise du Covid, parce qu'avec ce masque, vous n'aurez pas besoin de faire une quatrième vaccination, une cinquième et une sixième, en fonction de tous les variants du virus et de tous les nouveaux virus qui vont arriver dans le futur", promet Franck Glaizal, co-fondateur de Airxôm.

"Les masques classiques ne sont pas étanches à 100%, l'air passe sur les côtés. Notre masque est complètement étanche, et très confortable", assure de son côté Trong Dai Nguyen, difficile à entendre à travers le masque épais.

Cet ingénieur d'Airxôm précise que l'entreprise travaille à améliorer le son pour la prochaine version.

Le modèle actuel doit être commercialisé au printemps, "pour environ 300 euros".

"Si on change nos masques (chirurgicaux) toutes les quatre heures, après trois ans ça revient plus cher que notre masque", souligne Trong Dai Nguyen.

Ventilateur masqué

Fatigué d'étouffer sous son masque anti-Covid, Eric Fouchard a mis au point un mini-système de ventilation qui se place sous la protection en papier.

Baptisé Aeronest, le micro ventilateur de la start-up NewPadMaker tient en place grâce à un double aimant et est alimenté par une batterie minuscule, attachée à un cordon qui passe sur la nuque de l'utilisateur.

"Quand vous prenez l'avion ou le train, ça vous permet de respirer normalement", indique l'entrepreneur à l'AFP. "Il peut aussi servir quand vous travaillez et que vous voulez empêcher la buée de se former sur vos lunettes".

La vitesse peut être ajustée selon les besoins, précise-t-il encore.

Le robot qui mordillait

En japonais, l'expression "amagami" signifie "morsure douce". "C'est une sensation très agréable dont nous voulons faire profiter le monde", élabore l'entrepreneur japonais Shunsuke Aoki.

Son robot peluche, qui ressemble autant à un chat qu'à un petit chien, mordille gentiment le doigt qui se présente sous son museau.

La start-up a cherché à répliquer ce geste instinctif des bébés animaux, dans l'idée que des personnes pourraient y trouver du réconfort.

Shunsuke Aoki, par exemple, dit utiliser le robot compagnon pendant qu'il conduit. "Avec le Covid, quand les gens passent leur journée à la maison, c'est très réconfortant", note-t-il.

Voitures de course sans pilote

Des technologies d'intelligence artificielle remplacent les volants et les humains aux commandes dans les voitures de type Formule 1 qui se mesureront vendredi lors d'une course inédite.

"Elles sont complètement autonomes. C'est le logiciel qui dirige la voiture", explique Paul Mitchell, patron d'Energy Systems Network, l'organisateur de la course.

Le système informatique "prend les informations des capteurs et ordonne à l'automobile de tourner, de freiner, d'accélérer ou de doubler", ajoute-t-il.

Les engins s'affronteront deux par deux sur le circuit de Las Vegas à des vitesses pouvant aller jusqu'à 260 km/h.

L'idée n'est pas seulement de divertir, mais aussi de tester et perfectionner ces logiciels, en vue de les utiliser un jour sur l'autoroute.

"Les voitures de course et les courses en général sont un moyen idéal de pousser les technologies à la limite absolue", estime Paul Mitchell.


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com