La présentatrice saoudienne Muna Abu Sulayman nommée directrice mondiale de l’équité chez Gucci

Sulayman a présenté plusieurs programmes à la télévision saoudienne. (Site internet d’Al Bawaba)
Sulayman a présenté plusieurs programmes à la télévision saoudienne. (Site internet d’Al Bawaba)
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Publié le Mercredi 30 septembre 2020

La présentatrice saoudienne Muna Abu Sulayman nommée directrice mondiale de l’équité chez Gucci

  • Sa mission consiste à définir et à mesurer les priorités et les objectifs de l'entreprise en termes de diversité, d'équité et d'inclusion
  • Muna Abu Sulayman a déjà collaboré avec Gucci dans le cadre de Chime for Change, une organisation consacrée à la lutte pour l'égalité des sexes

RIYAD: Muna Abu Sulayman, personnalité médiatique saoudienne, a rejoint le conseil d'administration de Gucci au poste de directrice mondiale pour l’équité.

La mission du conseil d'administration consiste à définir et à mesurer les priorités et les objectifs de l'entreprise en termes de diversité, d'équité et d'inclusion.

Mme Sulayman a publié la nouvelle mardi sur son compte LinkedIn. «Leur mission est de créer un sentiment d'appartenance où chaque personne se sentira appréciée et capable de contribuer et de s'épanouir», a-t-elle écrit.

Muna Abu Sulayman rappelle qu’elle a déjà collaboré avec Gucci dans le cadre de Chime for Change, une organisation fondée par la marque de luxe et consacrée à la lutte pour l'égalité des sexes. Cette organisation apporte son soutien à des centaines d'organisations et de projets à travers le monde en faveur des femmes.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Saleh Barakat: «Le Liban a encore beaucoup à offrir dans le secteur de l’art»

Les espaces Agial, établi à Beyrouth en 1990, et Saleh Barakat Gallery, un espace de 900 m² inauguré en 2016 également à Beyrouth, sont devenus, sous la direction de Saleh Barakat, de véritables institutions artistiques. (Photo fournie)
Les espaces Agial, établi à Beyrouth en 1990, et Saleh Barakat Gallery, un espace de 900 m² inauguré en 2016 également à Beyrouth, sont devenus, sous la direction de Saleh Barakat, de véritables institutions artistiques. (Photo fournie)
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  • J’ai choisi une ligne directrice pour la galerie, qui est la défense de l’école ou l’approche classique de l’art
  • Une galerie est un projet à long terme

Il s’est imposé dans son domaine grâce à son professionnalisme, son énergie et son intérêt grandissant pour les artistes libanais. Ses espaces Agial, établi à Beyrouth en 1990, et Saleh Barakat Gallery, un espace de 900 m² inauguré en 2016 également à Beyrouth, sont devenus, sous sa direction, de véritables institutions artistiques.

 

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Saleh Barakat: Au niveau régional, il y a un intérêt grandissant pour l’art et la culture et cela va continuer dans les années à venir. (Photo fournie)

 

À l’occasion de ses trente ans d’existence sur le marché et la scène artistique libanaise, Saleh Barakat a sélectionné plus d’une centaine d’œuvres issues de ses archives ainsi que divers catalogues d’expositions qu’il met  à la disposition du public à l’espace Saleh Barakat Gallery.

Arab News en français a rencontré ce galeriste qui, en l’espace de quelques années, a réussi à s’imposer comme l’une des personnalités les plus influentes de la sphère artistique libanaise voire régionale.

 

Vous avez lancé votre premier espace, Agial, il y a trente ans à Beyrouth: comment cette aventure a-t-elle commencé?

En pleine guerre (1989), je me suis posé la question du départ du Liban. Devais-je rester ou partir? Fils unique, j’ai décidé de rester pour mes parents. Après réflexion, j’ai fait une étude de marché et j’ai constaté qu’en 1989, toutes les galeries de Beyrouth étaient fermées; il n’y avait plus que deux galeries fonctionnelles situées hors de Beyrouth (épreuves d’artistes et Alwan). Comme je poursuivais mon MBA et que je venais du monde des affaires, je me suis dit à l’époque qu’il y avait donc un manque à Beyrouth dans ce domaine et que je ne ferais face à aucune concurrence. J’ai donc dressé trois plans quinquennaux que j’ai suivis à la lettre: les cinq premières années, j’apprends le métier; durant les cinq années suivantes, je m’établis sur la scène artistique libanaise et dans la troisième séquence de cinq ans, je m’exporte.

Vous êtes une figure incontournable de la scène artistique libanaise voire régionale, quel est le secret de cette réussite?

En un mot, la passion. Je suis quelqu’un de passionné et d’érudit, je tiens aussi à faire mon travail méticuleusement. Comme j’ai voulu dès le départ défendre l’art libanais et régional, je me suis spécialisé dans cette niche précise et je ne fais pas autre chose, je crois que c’est ça, la clé de la réussite, c’est-à-dire bien connaître son métier, être érudit. Me concernant, j’insiste sur le mot «passion» parce que j’aime beaucoup faire et je considère que c’est une mission noble puisqu’il s’agit de défendre la culture, notamment celle de son pays ou de sa région.

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Quelles sont les caractéristiques de vos espaces/galeries?

Mes vingt-cinq premières années se sont passées à la galerie Agial puis, après vingt-cinq ans de carrière, j’avais assez d’expérience pour choisir un espace plus grand, d’autant plus que de nombreux grands espaces avaient fermé leurs portes et donc, je ne disposais plus de lieux pour faire de grandes expos annuelles ou semestrielles, comme j’avais pour habitude de faire. J’avais en outre déjà de très grandes artistes tels que Saloua Raouda Choucair, Michel Basbous, Gebran Tarazi et Nabil Nahas. J’ai donc fait en sorte d’avoir trois espaces; un petit espace que j’ai appelé «upper galerie» pour les petits projets bien définis; un espace moyen qui n’est autre que la galerie Agial et un plus grand espace qui permet de faire des rétrospectives des expositions qualitatives.

Selon quels critères choisissez-vous les artistes avec lesquels vous collaborez?

J’ai choisi une ligne directrice pour la galerie, qui est la défense de l’école ou l’approche classique de l’art parce qu’il y a l’art conceptuel, les installations, la vidéo, etc. mais moi, je suis plus intéressé par la peinture et la sculpture et quelque part, je choisis toujours des artistes qui, tout en étant conceptuellement forts dans leur tête, n’ont pas délaissé le «métier» au sens «artistique et manuel». Je tiens à des artistes qui sont vraiment dévoués à leurs émotions, qui défendent quelque chose de particulier dans l’art, qui sont très persévérants et qui font ce travail sur du long terme, ce qui veut dire je ne me précipite pas, à l’inverse d’aujourd’hui où nous recherchons souvent des jeunes qui ont une ascension très rapide. Je me projette plutôt sur le long terme, en misant sur des jeunes que je pousse et que j’encourage, et non pas forcement sur la réussite commerciale immédiate mais plutôt la construction d’une carrière sûre et pérenne.

À votre avis, quelles sont les exigences incontournables pour réussir dans ce métier?

Selon moi, l’érudition. Il faut connaître le métier et être absolument intransigeant par rapport au critère de qualité. Pour moi, l’art, c’est quelque chose de sérieux et de sacré. Ce n’est pas du décor quoiqu’il y ait certainement un aspect décoratif mais c’est surtout une expression du changement dans une société. L’art, c’est quelque chose comme la littérature, comme le théâtre, la musique, c’est quelque chose qui marque une époque et une société et dans ce sens, je suis intransigeant et exigeant à la fois.

Quel conseil donneriez-vous à des jeunes voulant devenir galeristes dans le monde arabe?

Lecture, lecture, lecture, connaissances, persévérance… Une vocation, il faut aimer, il faut être passionné par l’art, il faut établir de très bonnes relations avec les artistes, les écouter. Il faut avoir des conversations avec les artistes, suivre ce qui se passe à l’international, et bien entendu travailler énormément. On a tendance à croire qu’être galeriste, c’est ouvrir la galerie, accrocher des tableaux et attendre les clients. En réalité, c’est la partie la moins intéressante du travail, un galeriste qui réussit, c’est un travail de vingt-quatre heures sur vingt-quatre et de sept jours sur sept, notamment dans les relations humaines. Une galerie est un projet à long terme.

Comment voyez-vous l’avenir de ce secteur au Liban? Et dans la région?

Au niveau régional, il y a un intérêt grandissant pour l’art et la culture et cela va continuer dans les années à venir. En ce qui concerne le Liban, je travaille depuis quelques années déjà avec de nombreuses universités afin qu’il y ait des programmes utiles, intéressants, et une sensibilisation à ce secteur notamment vis-à-vis de l’art local et du patrimoine artistique libanais. Et je peux affirmer que c’est une réussite dans ce domaine même si nous pouvons certainement encore aller de l’avant. Cependant, la situation est liée à la stabilité économique et politique du pays parce que sans ces deux éléments, l’émigration va se poursuivre et nos meilleurs éléments vont continuer de partir. Mais j’essaye d’être positif et je suis convaincu que le Liban a encore beaucoup à offrir dans ce secteur.


Irak: une école de cinéma créée à Mossoul en partenariat avec un théâtre belge

Théâtre de Gand. (Photo, www.ntgent.be)
Théâtre de Gand. (Photo, www.ntgent.be)
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  • Il s'agit de permettre à vingt étudiants irakiens de suivre à partir de l'automne un cursus de quatre mois qui leur apprendra le processus menant «d'une idée à un film abouti»
  • Plusieurs comédiens et professionnels belges du cinéma participeront au cursus de formation

BRUXELLES: Un département Cinéma va voir le jour à l'école des Beaux-Arts de Mossoul, en partenariat avec le théâtre de Gand (Belgique), dans le cadre de la reconstruction de la ville irakienne financée par l'Unesco, ont annoncé vendredi les deux institutions partenaires.

Il s'agit de permettre à vingt étudiants irakiens de suivre à partir de l'automne un cursus de quatre mois qui leur apprendra le processus menant "d'une idée à un film abouti", ont-elles indiqué dans un communiqué.

Le projet est appuyé par le metteur en scène suisse Milo Rau, directeur artistique du théâtre de Gand (NTGent), une des grandes scènes européennes d'art dramatique. Milo Rau s'est déjà rendu plusieurs fois depuis 2016 dans le nord irakien dévasté par la guerre pour y travailler.

La ville de Mossoul est un ex-fief du groupe Etat islamique, libérée en 2017, mais qui est en grande partie en ruines.

En 2019, dans sa pièce "Oreste à Mossoul", Milo Rau a transposé la tragédie grecque d'Eschyle dans un récit confrontant les Irakiens aux questions de l'homosexualité et de la misogynie. La pièce impliquant des acteurs locaux a été jouée au centre culturel de Mossoul.

"Aider à créer un département Cinéma à Mossoul pourrait paraître exceptionnel pour un scène de théâtre européenne", mais "c'est le prolongement logique d'une collaboration qui dure depuis des années" et va se poursuivre, a affirmé le metteur de scène, cité dans le communiqué.

Plusieurs comédiens et professionnels belges du cinéma participeront au cursus de formation. Le premier des quatre séjours programmés sur place est prévu en octobre.

Cette "collaboration structurelle" qui démarre entre les deux institutions belge et irakienne s'inscrit dans le cadre d'un vaste projet de l'Unesco ("Revive the Spirit of Mosul") qui porte aussi sur la reconstruction d'églises et de mosquées. L'organisme de l'Onu établi à Paris a lancé cette initiative en 2018.


Une nouvelle convention renforce les liens entre l'IMA et les musées du Maroc

Le président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang, et le président de la Fondation Nationale des Musées du royaume du Maroc, Mehdi Qotbi ont signé, ce vendredi 17 septembre à l'IMA, une convention importante qui marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux institutions. Photo Glob’Art / IMA
Le président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang, et le président de la Fondation Nationale des Musées du royaume du Maroc, Mehdi Qotbi ont signé, ce vendredi 17 septembre à l'IMA, une convention importante qui marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux institutions. Photo Glob’Art / IMA
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  • Le président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang, et le président de la Fondation Nationale des Musées du royaume du Maroc, Mehdi Qotbi ont signé une convention importante
  • « Le Maroc, pays d’exception, mérite une relation d’exception avec l’Institut du monde arabe »

Le président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang, et le président de la Fondation Nationale des Musées du royaume du Maroc, Mehdi Qotbi ont signé, ce vendredi 17 septembre à l'IMA, une convention importante qui marque une nouvelle étape dans la collaboration entre les deux institutions.

Cette collaboration prévoit notamment pour l'année 2022 la création d’une bibliothèque d’art au Musée Mohammed VI ; le prêt d’œuvres de l’IMA pour une exposition itinérante dans les villes de Tanger, Rabat et Marrakech ; ainsi qu’une Biennale de la photographie de l'IMA sur le Maroc contemporain qui se tiendra simultanément à l’IMA et au Musée national de la photographie du Maroc. 

Dans un communiqué publié par l'institution, son président Jack Lang se réjouit de ces projets qui renforcent les liens étroits, amicaux, fraternels entre l’IMA et la FNM : « Le Maroc, pays d’exception, mérite une relation d’exception avec l’Institut du monde arabe », rappelant que le Maroc a toujours occupé une place centrale à l’IMA, et que le royaume a été le sujet d’une première grande exposition, « Le Maroc contemporain », en 2014.

 

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