Au salon de la tech de Las Vegas, des robots humanoïdes épatants et troublants

Les robots de service alimentaire Servi de Bear Robotics manœuvrent autour du stand de la société au CES 2022 au Venetian Las Vegas, le 5 janvier 2022 à Las Vegas, Nevada. (Photo, AFP)
Les robots de service alimentaire Servi de Bear Robotics manœuvrent autour du stand de la société au CES 2022 au Venetian Las Vegas, le 5 janvier 2022 à Las Vegas, Nevada. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 06 janvier 2022

Au salon de la tech de Las Vegas, des robots humanoïdes épatants et troublants

  • M. Roe se tient juste à côté du robot dont le visage gris bouge et cligne des yeux pendant que son comparse humain parle
  • Pour le robot Pedia-Roid, l'aspect terrifiant est volontaire, affirme Yusuke Ishii de l'entreprise japonaise tmsuk qui exposait la poupée

LAS VEGAS : Une poupée-robot de la taille d'un enfant se tordait et criait mercredi devant une assistance stupéfaite au grand salon de la tech à Las Vegas, où la limite entre le cool et le légèrement perturbant peut parfois sembler ténue.

"Les yeux sont vraiment effrayants", s'exclame Marcelo Humerez, un exposant venu du Pérou qui est tombé dans les travées du salon sur le Pedia-Roid (contraction de pédiatrique et d'androïde), un robot destiné à la formation médicale.

Quelques stands plus loin, un robot humanoïde nommé Ameca reçoit un accueil moins épouvanté de la part des spectateurs curieux qui l'observent discuter tout démontrant une amplitude stupéfiante de mouvements similaires aux humains.

"Nous avons conçu Ameca pour être aussi proche de l'humain que possible dans ses mouvements", déclare à l'AFP Morgan Roe, de la société Engineered Arts basée au Royaume-Uni.

M. Roe se tient juste à côté du robot dont le visage gris bouge et cligne des yeux pendant que son comparse humain parle.

"Les humains sont si complexes, donc fabriquer un robot exactement similaire à un humain est quasiment impossible", ajoute-t-il.

"Mais si nous faisions cela, alors vous n'en auriez pas peur, car vous supposeriez simplement que c'est un humain."

General Motors entre de plain-pied dans la bataille pour les pick-up électriques

NEW YORK : General Motors a dévoilé mercredi la version électrique de son véhicule le plus vendu, le Chevrolet Silverado EV, tentant comme Ford de protéger ses positions sur le très populaire et rentable segment des pick-up face à Tesla et à d'autres start-up montantes.

Présenté à l'occasion du grand salon de la tech à Las Vegas (CES), le Chevrolet Silverado EV sera d'abord disponible dans deux configurations: un modèle destiné aux professionnels à 40 000 dollars, qui entrera en production au printemps 2023, et un modèle plus luxueux baptisé RST First Edition à 105 000 dollars, en production fin 2023.

Le véhicule arrivera sur un marché déjà bien occupé, à commencer par la version électrique du pick-up de Ford, le F-150, qui doit débuter au printemps également à un prix de base de 40 000 dollars environ.

La start-up Rivian a elle engagé en septembre dernier la production de ses premiers pick-up destinés à la vente, baptisés R1T, suivie, fin 2021, par le Hummer électrique de GM.

Une autre start-up, Bollinger, prévoit de débuter la production de son pick-up fin 2022 tandis que Canoo doit lancer le sien début 2023.

La marque Ram du groupe Stellantis offrira pour sa part un véhicule électrique en 2024.

Tesla a, de son côté, présenté un "cybertruck" qui devait être initialement disponible fin 2021 mais a été depuis reporté, sans date précise.

"Jusqu'à présent, jusqu'au lancement du R1T de Rivian, tous les véhicules électriques aux Etats-Unis étaient des berlines ou des SUV", souvent prisés d'une clientèle aisée, rappelle Garrett Nelson, spécialiste du secteur automobile au cabinet CRFA.

Or les trois véhicules les plus vendus aux Etats-Unis sont des pick-up: le F-150, le Ram et le Chevrolet Silverado.

Ford et GM, qui ont engagé ces derniers mois un réel tournant vers les voitures sans émission après avoir longtemps laissé Tesla dominer ce marché aux Etats-Unis, "se pressent de proposer une version électrique de leurs modèles les plus populaires", avance M. Nelson.

Jeu largement ouvert

Les constructeurs traditionnels de Detroit ont certes pris un temps de retard mais après avoir fait de grandes promesses ces deux dernières années, leurs investissements "commencent simplement à se concrétiser", remarque Jessica Caldwell du cabinet Edmunds.

Comme les véhicules électriques ne représentent encore qu'environ 3% des ventes totales de véhicules aux Etats-Unis, le jeu est encore largement ouvert et de nombreux acteurs tentent leur chance.

Stellantis a ainsi annoncé mercredi que sa filiale Chrysler ne lancerait plus que des voitures électriques à partir de 2028 et a dévoilé un large partenariat avec Amazon, comprenant la commande de "milliers" de véhicules électriques "par an" à partir de 2023 chez RAM.

Le géant japonais de l'électronique Sony a aussi profité du salon de Las Vegas pour présenter mardi un nouveau prototype de sa voiture électrique Vision S et annoncé la création d'une nouvelle filiale chargée d'explorer ce marché en expansion rapide.

Mercedes avait révélé lundi un nouveau concept de berline électrique particulièrement aérodynamique et offrant une autonomie de près de 1 000 kilomètres, baptisé EQXX.

Réticence des consommateurs

Les grands constructeurs se concentrent surtout maintenant sur des véhicules avec une autonomie plus importante, sur les SUV et les pick-up, "des segments où les volumes, et les marges, sont plus importants", remarque Jessica Caldwell.

Jusqu'à présent, "les start-up ont certainement suscité plus d'engouement", relève la spécialiste. A leur entrée à Wall Street en novembre, Rivian et Lucid ont rapidement valu plus que GM et Ford alors même que les deux jeunes entreprises venaient à peine de démarrer leur production.

Mais ces petites sociétés n'ont pas le réseau de concessionnaires des constructeurs établis, leur notoriété ou leur budget marketing.

La demande pour certains véhicules semble suivre: Ford a annoncé mardi qu'au vu de la forte demande, il allait presque doubler les capacités de production du F-150 Lightning, à 150 000 véhicules par an.

Mais "il y a encore de la réticence de la part des consommateurs à acheter des véhicules électriques, pas seulement pour le prix d'achat mais aussi pour l'installation d'un chargeur à la maison", remarque Garrett Nelson.

Le grand plan d'investissement "Build Back Better" de Joe Biden prévoit de généreuses incitations financières pour le secteur. "Le fait que son adoption soit encore en suspens est clairement un revers", ajoute-t-il.

Avant d'atteindre ce niveau de réalisme, sa création comporte certains aspects qui révèlent qu'elle n'est pas une créature vivante, laissant plutôt place à un concept appelé "la vallée de l'étrange".

"Ça ne bouge pas exactement comme un humain, ça ne s'exprime pas, ou montre ses émotions, ou parle comme un humain. C'est la vallée de l'étrange, c'est la partie qui fait peur" explique Morgan Roe.

Pour le robot Pedia-Roid, l'aspect terrifiant est volontaire, affirme Yusuke Ishii de l'entreprise japonaise tmsuk qui exposait la poupée.

"Nous voulons créer un scénario réaliste, c'est la raison pour laquelle nous avons ajouté certains bruits effrayants, c'est pour qu'elle se comporte comme un enfant", souligne-t-il.

Selon la brochure de l'entreprise, le robot peut "simuler de manière réaliste les mouvements de contorsion d'un enfant qui est réfractaire à recevoir un traitement".


L'économie du premier État saoudien a jeté les bases de la stabilité moderne

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. (SPA)
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  • Le commerce a repris dans la péninsule arabique, selon un historien
  • La ville de Diriyah est considérée comme un centre politique et commercial de premier plan

RIYAD: L'économie du premier État saoudien a servi de pilier fondamental à la construction de la nation, à la consolidation de son influence et à la garantie de sa stabilité, a récemment rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les principales caractéristiques de cette économie sont décrites dans le livre "Diriyah : Origins and Development during the First Saudi State", du Dr Abdullah Al-Saleh Al-Othaimeen, a rapporté la SPA.

Les mesures prises à l'époque ont permis d'assurer la sécurité, d'unifier les régions et d'organiser la société. Cela a permis de stimuler le commerce, de stabiliser les marchés et d'améliorer la vie à Diriyah et dans les régions avoisinantes.

arabie saoudite

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenu un centre économique dynamique. (SPA)


L'ouvrage, publié par la Fondation du roi Abdulaziz pour la recherche et les archives, explique comment ces actions ont facilité l'arrivée des caravanes, sécurisé de vastes routes commerciales et relancé le commerce dans toute la péninsule arabique.

Au-delà de son importance politique et intellectuelle, Diriyah est devenue un centre économique dynamique. Ses marchés attiraient des marchands et des étudiants de toute la région.

La communauté locale s'appuyait sur diverses activités, notamment le commerce, l'agriculture et l'élevage, les chevaux et les chameaux jouant un rôle crucial dans le transport, le commerce et la sécurisation des routes.

La croissance économique au cours de cette phase de fondation "a consolidé la position de Diriyah en tant que centre politique et commercial de premier plan dans la péninsule arabique", a rapporté l'APS


EDF dévoile ses résultats à l'orée d'une année 2026 décisive

Un logo du géant français de l’énergie EDF au siège à Marseille, dans le sud de la France, le 10 octobre 2025. (AFP)
Un logo du géant français de l’énergie EDF au siège à Marseille, dans le sud de la France, le 10 octobre 2025. (AFP)
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  • EDF affiche des performances robustes grâce au rebond du nucléaire et à un bénéfice record en 2024, mais reste confronté à une dette élevée, à des besoins d’investissements massifs et à une consommation d’électricité en berne
  • Sous l’impulsion de Bernard Fontana, le groupe mise sur la relance des réacteurs (programme EPR2), la maîtrise des coûts et des investissements « sélectifs », tout en maintenant la stabilité des tarifs pour les ménages en 2026

PARIS: Consommation d'électricité en berne, relance du nucléaire, priorité à l'efficacité: le géant électricien EDF dévoile vendredi ses résultats annuels 2025, à l'orée d'une année 2026 pleine de défis financiers et industriels pour l'entreprise publique.

A quelques semaines du 80e anniversaire de la naissance d'EDF, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Bernard Fontana, qui a pris les rênes du groupe il y a dix mois, s'apprête à présenter des résultats solides, fort de la "remontada" de la production nucléaire depuis 2023 et malgré la décrue des prix de l'électricité sur les marchés après la crise énergétique.

En 2024, le groupe avait engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros, peu avant l'éviction de son PDG Luc Rémont, en désaccord avec l'Etat, et la nomination en mai 2025 par l'Elysée du discret patron de l'équipementier Framatome, filiale d'EDF.

Face à une pile de dossiers brûlants, Bernard Fontana s'est fixé comme priorités de pacifier les relations avec les industriels sur le prix de l'électricité, enjeu majeur pour leur compétitivité, et de poursuivre la hausse de la production nucléaire.

Au passage, il aura aussi évité l'écueil de la sortie début 2026 du mécanisme de tarification très avantageuse du nucléaire, grâce au recul des cours sur les marchés de gros: les factures des ménages resteront stables en 2026.

En parallèle, EDF et l'Etat se sont entendus sur le partage du financement du nouveau programme de construction de réacteurs nucléaires EPR2. Sous réserve du feu vert de Bruxelles, EDF pourrait annoncer en fin d'année sa décision officielle d'investir pour six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France.

Sa publication, la semaine dernière, a mis fin au moins pour un temps aux atermoiements politiques sur la place du nucléaire et des renouvelables: à rebours de la précédente qui prévoyait de fermer 14 réacteurs, cette nouvelle mouture confirme la priorité donnée à l'atome, tout en préservant l'éolien et solaire, plus faciles et rapides à déployer.

Du côté de l'hydraulique, l'horizon se dégage avec l'adoption par les députés d'une proposition de loi visant à relancer les investissements bloqués depuis des années en raison de différends juridiques avec Bruxelles.

- "Sélectifs" -

Mais de nombreux défis financiers, industriels et humains demeurent.

Le groupe est encore lesté d'une dette abyssale (54,3 milliards d'euros à fin 2024), à l'heure où il doit engager 25 milliards d'euros d'investissements par an, et jusqu'à 460 milliards d'ici 2040, selon la Cour des comptes.

Si bien que Bernard Fontana a fait des économies et de l'efficacité ses lignes directrices. Pour ce faire, le dirigeant à la réputation de "cost-killer" prévoit un plan d'un milliard d'euros par an d'économies sur les frais généraux d'ici 2030, en simplifiant l'organisation, ce qui inquiète les salariés.

"Il s'attaque en premier lieu aux fonctions support, pourtant essentielles afin de décharger le travail du personnel dit +opérationnel+... On sent plus une logique guidée par des économies rapides et à tout va plutôt que par un réel retour à plus de sens au travail et de reconnaissance des agents", a déploré Thomas Plancot, de la CGT.

Une formule que le PDG répète à l'envi résume sa priorité: "le lead time", soit une réduction du temps de réalisation des opérations ou des processus. Place "à l'opérationnel et au terrain" et à la simplification, et moins de "réunions préparatoires pour préparer des réunions", résume une source proche de la direction.

Parallèlement, la cession d'actifs dans les énergies renouvelables aux Etats-Unis, conformément à son objectif d'investissements "sélectifs" à l'international, et l'ouverture du capital d'Edison en Italie, pourraient lui redonner quelques marges de manœuvre.

Car pour investir, EDF va devoir composer, non seulement avec des prix en baisse, mais avec une consommation d'électricité qui patine, en attendant un grand plan d'électrification du gouvernement pour accélérer le transfert des consommations d'énergies fossiles importées et coûteuses vers l'électricité.

Fort de sa production décarbonée, EDF s'efforce de conquérir de nouveaux clients, parmi les particuliers (voitures électriques, pompes à chaleur), dans les entreprises et parmi les grands industriels qui recherchent de la visibilité à long terme et bientôt dans les centres de données, très gourmands en électricité.


E. Leclerc: hausse de 2,4% des ventes en 2025

Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an. (AFP)
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  • Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U
  • E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire

PARIS: Le distributeur E.Leclerc, numéro un du secteur en France, a fait état dimanche de ventes toujours en croissance l'an dernier, à 51,1 milliards d'euros hors carburant, soit une progression de 2,4% sur un an.

Depuis 2020, son chiffre d'affaires a bondi de près d'un quart, indique Leclerc, soit un gain de près de 12 milliards d'euros et 5 points de parts de marché en 5 ans, se targue-t-il, selon des chiffres reçus dimanche par l'AFP.

En 2024, le chiffre d'affaires avait augmenté de 2,6% pour atteindre 49,9 milliards d'euros.

"L'écart avec nos concurrents se resserre, mais ils ne sont pas près de nous rattraper", a estimé dans le quotidien économique Les Echos le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc.

Selon un classement Kantar (réalisé du 6 octobre au 2 novembre 2025), E. Leclerc représentait 24,4% de parts de marché, contre 21,2% pour Carrefour, 17,6% pour le groupement Mousquetaires et 12,9% pour La Coopérative U.

E. Leclerc a notamment vu ses marques distributeur grimper de 1,9% l'an dernier pour atteindre 12,1 milliards d'euros, essentiellement dans l'alimentaire.

Par ailleurs, "nous avons identifié un potentiel de 600 magasins de proximité que l'on ouvrira d'ici à 2030", a relaté aux Echos Michel-Edouard Leclerc, évoquant l'existence actuelle d'une centaine de E. Leclerc Express, avec "différents formats, qui vont de 300 à 1.000 m2".

Sur leurs objectifs pour 2030, "cela inclut des grandes métropoles - Paris n'est pas forcément notre priorité, car les espaces sont rares et très disputés".

"Il faut ajouter les centres-villes délaissés, les petites villes, mais aussi les villages. Pour ces derniers, les drives piétons et les camions E. Leclerc se révèlent une très bonne option", a-t-il ajouté.

E. Leclerc, comme Intermarché ou Système U en France, est un groupement de magasins indépendants, où les patrons de magasins ont plus de marge de manoeuvre que dans les groupes dits intégrés, comme Carrefour ou Auchan par exemple.

C'est la raison pour laquelle ces groupements ne communiquent que sur leurs ventes, pas sur leurs résultats nets qui dépendent des orientations et de la situation financière de chacun des membres.