La Grande Mosquée d’Alger, joyau architectural et monument de la coexistence

La mosquée est si majestueuse qu’elle a été sélectionnée parmi les meilleures conceptions architecturales au monde en 2021, remportant le prix annuel du musée Chicago Athenaeum d'architecture et de design et celui du Centre européen pour l'architecture. Photo Sarra Benali Cherif
La mosquée est si majestueuse qu’elle a été sélectionnée parmi les meilleures conceptions architecturales au monde en 2021, remportant le prix annuel du musée Chicago Athenaeum d'architecture et de design et celui du Centre européen pour l'architecture. Photo Sarra Benali Cherif
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Publié le Vendredi 07 janvier 2022

La Grande Mosquée d’Alger, joyau architectural et monument de la coexistence

  • La mosquée est si majestueuse qu’elle a été sélectionnée parmi les meilleures conceptions architecturales au monde en 2021
  • Cette mosquée se veut un emblème de l’islam modéré en Algérie et un bouclier contre toute forme d’extrémisme

ALGER: Dotée du plus haut minaret au monde, elle est considérée comme la plus grande en Afrique et la troisième dans le monde après celles de La Mecque (Masdjid el-Haram) et de Médine (Masdjid al-Nabawi). Il est impossible pour les usagers de la rocade autoroutière reliant l'aéroport au centre de la capitale algérienne, de ne pas apercevoir la «Djamaa el-Djazaïr», tout de marbre vêtue, qui trône majestueusement face à la Méditerranée. Il faut dire que ce monument religieux fait désormais la fierté de millions d’Algériens.

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Il est impossible pour les usagers de la rocade autoroutière reliant l'aéroport au centre de la capitale algérienne, de ne pas apercevoir la «Djamaa el-Djazaïr». Photo Sarra Benali Cherif


La mosquée est si majestueuse qu’elle a été sélectionnée parmi les meilleures conceptions architecturales au monde en 2021, remportant le prix annuel du musée Chicago Athenaeum d'architecture et de design et celui du Centre européen pour l'architecture.
Une contribution à la transformation de la ville
Une distinction qui réjouit le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs (donations religieuses), Youcef Belmehdi, qui estime que ce prix est «une fierté pour tous ceux qui ont contribué et participé à la réalisation de ce pôle religieux, touristique et urbain. Ce prix permettra de promouvoir la culture du tourisme religieux en Algérie», souligne-t-il.
Un prix amplement mérité selon l’architecte Tarek Medjad, spécialiste en aménagement urbain à l’Institut de gestion des techniques urbaines, de l'université de M’Sila. M. Medjad souligne le fait que la conception architecturale de la Grande Mosquée «respecte le cachet urbain de la capitale et surtout la dimension anthropologique et sociale de la ville d'Alger et du référent culturel».
L'urbaniste insiste sur le respect du caractère authentique de l’architecture islamique spécifique à l'espace géographique algérien, soit, comme il l'explique, «le caractère rectangulaire du minaret». Il ajoute que «le paysage architectural des mosquées est caractérisé par une certaine harmonie, par rapport au paysage environnant à l'est d'Alger ainsi que ses composantes architecturales, telles que la coupole, et l'esplanade».
L'architecte approfondit son analyse en expliquant que la construction de la mosquée d'Alger ne concerne pas uniquement la recherche de la fonctionnalité cultuelle, mais qu’elle constitue également un pas supplémentaire vers le métropolisation d’Alger «qui est sans doute», poursuit-il, «un projet décisif pour améliorer la compétitivité de la capitale et celle de toute l’Algérie».
La Grande Mosquée est un nouvel élément dans le paysage urbain qui participera à la transformation fonctionnelle de la ville, ajoute Tarek Medjad. Néanmoins, «il ne s’agit pas uniquement de réaliser des grands projets urbains dans la capitale mais d’assurer une ouverture économique selon une double articulation».
Un bouclier contre l’extrémisme
Pas besoin d'être sémiologue pour comprendre que l'Algérie réaffirme ainsi son attachement au berceau musulman, en ces temps d'incertitude et de confusions idéologiques. Des dizaines de milliers de fidèles étaient présents pour accomplir la première prière de vendredi, lors de l'ouverture de cette mosquée, en dépit de la crise sanitaire.
Grâce à cette mosquée et à son architecture, l'Algérie offre au monde l'image de l'islam des Lumières; une religion qui évolue et qui s'inscrit dans le temps des hommes. Pour les Algériens, la Grande Mosquée d'Alger est ce qui matérialise le principe de la complémentarité entre tradition, authenticité et modernité.
Dans une déclaration à Arab news en français, le secrétaire général de la Coordination nationale des imams, Djelloul Hadjimi, considère la construction de la Grande Mosquée comme une réalisation qui «se soucie bien plus de la symbolique que de l’ornementation». Pour l’imam, il s'agit de mettre en valeur le fait que cette mosquée a été construite dans la périphérie d'Alger et dans une localité appelée «El-Mohammadia», un nom dérivé de celui du prophète de l'humanité et pas uniquement des fidèles de l'islam.
Pour M. Hadjimi, il s’agit d’un gage de consolidation et de paix. Selon lui, la Grande Mosquée est également un phare et un repère pour que le peuple algérien affirme ses lignes directrices et dise: «Voici notre foi, notre référent religieux et spirituel.»
«Il faut œuvrer à travers le discours religieux à promouvoir et à préserver le message humaniste de l'islam, pour la sérénité et la paix entre les peuples en tant qu'humains, indépendamment de leur appartenance culturelle; il est important de ne pas estomper cet enseignement de notre religion: le vivre-ensemble», ajoute Djelloul Hadjimi.
Notons que les autorités algériennes ont entamé depuis plus de trois ans le cycle de formation des imams qui ont été sélectionnés pour œuvrer dans ce lieu de culte destiné à accueillir jusqu’à cent vingt mille fidèles. La formation s’est faite à l’échelle nationale, avec une expérience internationale, qui tient compte du référent dans le but de la promotion d'un islam de «modération» et du «juste milieu».
En somme, cette mosquée se veut, surtout, un emblème de l’islam modéré en Algérie et un bouclier contre toute forme d’extrémisme dans une société qui a tant souffert de l’islamisme terroriste dans les années 1990.


Mode féminine: des fleurs pour le défilé Dior, des smokings chez Saint Laurent

Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • À la Fashion Week de Paris, Jonathan Anderson pour Dior a présenté une collection féminine automne-hiver 2026 très florale, inspirée par la nature et réinterprétant l’héritage de la maison
  • Anthony Vaccarello a célébré ses dix ans à Saint Laurent avec des smokings féminins structurés, dentelles sombres et silhouettes épurées, affirmant une vision moderne et libératrice de la femme

PARIS: La semaine de la mode parisienne est entrée dans le vif du sujet mardi avec un deuxième défilé féminin de Jonathan Anderson pour Dior, très floral, et des smokings pour femmes et dentelles sombres par Anthony Vaccarello pour Saint Laurent.

Sous un soleil radieux, le défilé Dior s'est tenu dans le jardin des Tuileries, où le bassin de l'Octogone, aux eaux fleuries de nénuphars, était entouré d'une passerelle vitrée et couverte dans le vert caractéristique des chaises du lieu, dont la version miniature a servi d'invitation.

L'actrice française Isabelle Adjani, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar ou le chanteur et producteur américain Pharrell Williams étaient notamment présents sous la verrière.

Malgré un contexte international tendu, il n'y aura "pas d'annulation, pas de modification", avait assuré lundi à l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM), deux jours après le lancement d'une attaque israélo-américaine sans précédent contre l'Iran.

Les organisateurs de cette semaine de la mode féminine dédiée à l'automne-hiver 2026 restent toutefois "très attentifs à la situation, en lien avec la préfecture", avait-il ajouté.

- "Styliste jardinier" -

Chez Dior, "la +grammaire+ de la Maison est vraiment installée, avec un prêt-à-porter ayant presque des accents +Couture+ et une narration extrêmement cohérente", a souligné après le show Pierre Groppo, rédacteur en chef mode et lifestyle de Vanity Fair France.

Emblématique de la maison, "le tailleur Bar est là mais retravaillé", avec basques à effet boule et jupes - très courtes - à godet, et les mannequins, des "princesses un peu primesautières", a-t-il détaillé à l'AFP, qualifiant le show de "post-romantique".

"C'est frais parce que très végétal", lié à l'amour de Christian Dior pour la nature, a-t-il affirmé, citant des "détails lotus ou floraux" dessinés par un styliste "qui serait devenu jardinier", avant de lancer: "c'est une collection qui a de la sève".

Pour Jeanne Le Bault, rédactrice en chef mode du magazine Marie Claire, Jonathan Anderson "a conservé l'esprit Dior mais l'a réinterprété à la lumière des sensibilités contemporaines, entre classicisme élégant et détails novateurs dans la coupe et les superpositions".

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Christian Dior – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

En résumé, c'est "une collection qui célèbre l'héritage Dior tout en le rendant plus frais, fluide et inspiré par la nature", selon elle.

Souvent présenté comme l'un des enfants prodiges de la mode, Jonathan Anderson, ancien directeur artistique de Loewe, est devenu en juin 2025 le premier styliste depuis Christian Dior à superviser les trois lignes de la maison phare de LVMH.

- Dix ans -

Autre moment fort de la journée, le défilé Saint Laurent par Anthony Vaccarello, son directeur artistique depuis 2016, s'est tenu dans le cadre magique des jardins du Trocadero avec la Tour Eiffel en toile de fond, devant l'actrice française Charlotte Gainsbourg et la chanteuse de K-pop Rosé.

Pour célébrer ses dix ans à la tête de la maison française, le créateur belge de 44 ans, à la vision novatrice et pointue, a signé un "manifesto" reprenant en 49 looks l'essentiel de sa vision de la mode, où s'impose la dentelle, dans une palette de couleurs réduite.

"Depuis ses débuts, une simplicité de silhouette - comme tracée de quelques coups de crayon - définit l'idéal Saint Laurent", écrit le styliste dans sa note d'intention, pour qui des "pièces épurées, dénuées de détails superflus" composent un "ethos fondateur".

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Saint Laurent – défilé de la collection prêt-à-porter femme automne/hiver 2026-2027, dans le cadre de la Fashion Week féminine de Paris, à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)

Vestes de smoking très structurées pour un "sentiment libérateur d'aisance et de liberté", chignons serrés, escarpins ultra-pointus, et des mannequins - dont Bella Hadid - aux moues boudeuses mais décidées: la femme Vaccarello s'affirme.

La Fashion Week se poursuit mercredi, avec notamment les défilés de Courrèges, Balmain - pour lequel officiera pour la première fois Antonin Tron, qui a remplacé l'emblématique Olivier Rousteing -, Dries van Noten, Stella McCartney et Tom Ford.

En soirée, les fashionistas assisteront au dernier défilé du créateur belge Pieter Mulier pour Alaïa, avant son départ pour Versace, annoncé début février.


Un événement littéraire dans le quartier historique de Djeddah

L’événement du livre à Al-Balad, quartier historique de Djeddah, est l’un des rendez-vous culturels les plus marquants du Ramadan. (X/@JeddahAlbalad)
L’événement du livre à Al-Balad, quartier historique de Djeddah, est l’un des rendez-vous culturels les plus marquants du Ramadan. (X/@JeddahAlbalad)
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  • Plus de 30 maisons d’édition arabes proposent nouveautés, livres rares et romans dans le quartier historique d’Al-Balad
  • L’initiative vise à encourager la lecture et dynamiser la scène culturelle pendant le Ramadan

DJEDDAH : L’événement littéraire à Al-Balad, dans le quartier historique de Djeddah, s’impose comme l’une des manifestations culturelles les plus emblématiques du Ramadan, faisant revivre l’histoire et la culture au cœur de la ville.

Organisé par le Ministère saoudien de la Culture en coopération avec le Jeddah Historic District Program, l’événement réunit plus de 30 maisons d’édition locales, du Golfe et du monde arabe, venues d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Liban, du Koweït et d’autres pays arabes.

Les visiteurs peuvent y découvrir une sélection variée d’ouvrages : nouveautés, livres d’occasion et rares, ainsi que des romans.

L’événement se poursuit jusqu’au 9 mars et accueille le public chaque jour après la prière du Maghrib jusqu’à 2 heures du matin.

Situé derrière Bab Jadid, il occupe un emplacement stratégique au cœur du quartier historique de Djeddah, un quartier animé et riche en activités.

Le gouvernement saoudien met l’accent sur l’organisation d’initiatives littéraires afin de promouvoir la lecture au sein de la société. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Jim Carrey récompensé d'un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière

L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
L’acteur canadien Jim Carrey, qui a reçu un César d’honneur, pose avec son trophée lors de la 51ᵉ cérémonie des César au Palais de l’Olympia à Paris, le 26 février 2026. (AFP)
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  • L’acteur canado-américain Jim Carrey a reçu un César d’honneur pour sa carrière éclectique entre comédie et drame, qu’il a célébré avec un discours entièrement en français, soulignant ses ancêtres français
  • Figure emblématique de Hollywood, Carrey est connu pour ses comédies cultes des années 1990 comme Dumb and Dumber et Ace Ventura, ses rôles dramatiques acclamés

PARIS: L'acteur canado-américain Jim Carrey a reçu jeudi un César d'honneur récompensant une carrière éclectique oscillant entre comédie et drame, un prix qu'il a accueilli dans un discours intégralement en français.

"Comment était mon français? Presque médiocre non ?", s'est amusé l'acteur de 64 ans en recevant son trophée, rappelant qu'il comptait un Français parmi ses ancêtres, "il y a environ 300 ans".

Figure singulière du cinéma américain, il est l'un des visages les plus connus de Hollywood, malgré une certaine prise de distance avec le cinéma ces dernières années.

Pour le célébrer, la 51e cérémonie des César s'est ouverte par un long sketch de Benjamin Lavernhe.

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Jim Carrey reçoit son César d’honneur lors de la 51ᵉ cérémonie des César à Paris, célébrant sa carrière entre comédie et drame. (AFP)

Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi comme maître de cérémonie, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film "The Mask", l'un des plus mythiques de la filmographie de Jim Carrey.

Génie comique, capable de modeler son visage à l'infini pour singer à peu près n'importe qui, il a parfois été comparé à Jerry Lewis, voire Charlie Chaplin.

Il a débuté dans le stand-up avant de rencontrer le succès dans les années 1990, grâce à des comédies devenues cultes comme "Dumb and Dumber" ou "Ace Ventura".

En 1998, il s'essaie au drame avec succès dans "The Truman Show", en homme ordinaire dont la vie n'est qu'une gigantesque mise en scène pour un programme télé.

Sa performance lui vaut un Golden Globe. Il en décroche un second l'année suivante pour son rôle dans "Man on the Moon" de Milos Forman.

L'un des plus grands rôles de sa carrière lui est offert en 2004 par le réalisateur français Michel Gondry -- venu lui rendre hommage jeudi sur la scène de l'Olympia --, dans le drame romantique "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", aux côtés de Kate Winslet.

Sa carrière s'est ensuite poursuivie avec plusieurs succès commerciaux internationaux comme "Le Drôle de Noël de Scrooge" ou la franchise "Sonic", avant qu'il ne prenne du recul avec le 7e art à partir du début des années 2020.