L'activiste palestinien Ramy Nabil Shaath, libéré par l'Égypte, débarque en France

Le militant des droits égypto-palestinien Ramy Shaath sur cette photo non datée obtenue par Reuters le 8 janvier 2022. (Campagne Ramy Shaath/Reuters)
Le militant des droits égypto-palestinien Ramy Shaath sur cette photo non datée obtenue par Reuters le 8 janvier 2022. (Campagne Ramy Shaath/Reuters)
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Publié le Dimanche 09 janvier 2022

L'activiste palestinien Ramy Nabil Shaath, libéré par l'Égypte, débarque en France

  • Nabil Shaath, le père de Ramy et l'un des principaux responsables de l'Organisation de libération de la Palestine, a déclaré à Arab News qu'il avait parlé à son fils après sa libération et a déclaré que son moral était au plus haut
  • Le président français Emmanuel Macron a salué la libération du militant

AMMAN : Le militant égypto-palestinien Ramy Shaath qui est arrivé samedi en France après presque deux ans et demi de détention en Égypte explique avec sa famille qu'il a dû renoncer à sa nationalité égyptienne.

Nabil Shaath, le père de Ramy et l'un des principaux responsables de l'Organisation de libération de la Palestine, a déclaré à Arab News qu'il avait parlé à son fils après sa libération et a déclaré que son moral était au plus haut, bien que les derniers jours aient été très difficiles pour lui.

« Depuis que les cours d'appel égyptiennes ont infirmé Ramy de toutes les charges, les autorités égyptiennes ont refusé de le libérer tant qu'il n’acceptait pas de renoncer à sa citoyenneté égyptienne », a-t-il déclaré.

Nabil a ajouté que le gouvernement égyptien voulait qu'il soit expulsé vers la Palestine. « Nous avons refusé cette suggestion sachant pertinemment que les Israéliens, qui contrôlent toutes les frontières, allaient l'arrêter. »

Les Égyptiens ont accepté de le remettre aux autorités palestiniennes en Égypte à la condition qu'il se rende d'abord à Amman. Après une coordination avec les responsables de l'OLP dans la capitale jordanienne, il s'est rendu à Paris où il a retrouvé sa femme et sa famille, a déclaré Nabil à Arab News.

La loi égyptienne autorise le gouvernement à arrêter tout citoyen sans explication pendant deux ans, après quoi le prisonnier a le choix d'aller devant les tribunaux ou les autorités pour décider de son sort.

Selon son père, Ramy Shaath a choisi de saisir la justice. « Je suis heureux que Ramy ait décidé de recourir à la voie judiciaire et que sa libération ait été fondée sur la décision de la cour d'appel qui l'a acquitté de toutes les charges, mais je suis désolé que les autorités égyptiennes aient choisi de lui retirer sa nationalité dans un pays auquel il était fier d'appartenir », a-t-il déclaré.

Nabil a déclaré à Arab News que son fils, marié à une Française, demanderait désormais la nationalité française.

Une déclaration de la famille a salué sa libération et remercié « tous les volontaires, les organisations de défense des droits humains, les personnalités publiques et les milliers de citoyens de la région arabe, de la diaspora et du monde qui ont plaidé pour sa libération ».

« Nous sommes également reconnaissants envers les centaines de législateurs et de représentants du gouvernement qui ont défendu publiquement et en privé le cas de Ramy, en particulier ceux qui l'ont fait avec constance et contre vents et marées en France, en Europe et aux États-Unis », a-t-il déclaré.

Évoquant sa libération, le président français Emanuel Macron a tweeté : « Je salue la décision des autorités égyptiennes de remettre Ramy Shaath en liberté. Je partage le soulagement de sa femme Céline Le Brun, qu'il retrouve en France, avec qui nous n'avons rien lâché. Merci à tous ceux qui ont joué un rôle positif dans cette heureuse issue. »

Nisreen Haj Ahmad, directrice d'Ahel, une organisation basée en Jordanie qui forme des dirigeants au lancement d'actions collectives, a déclaré à Arab News que la campagne concertée de sa femme et de sa famille avait attiré le soutien du monde entier. « Cela a donné de la force et permis des tactiques créatives », a-t-elle déclaré. « La résilience est le secret de ce succès ».

Haj Ahmad, une amie du couple, a déclaré qu'elle espère que tous les prisonniers politiques dans les pays arabes pourront recouvrer leur liberté. « La liberté de Ramy Shaath est la preuve du pouvoir du peuple et de l'importance de s'organiser malgré des contextes difficiles », a-t-elle déclaré.

Ramy Shaath était le coordinateur égyptien du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions initié par les Palestiniens. Il était largement admis que son arrestation était un geste envers le gouvernement israélien. Il a été accusé de terrorisme et s'il avait été condamné, tous ses biens en Égypte auraient été confisqués par l'État.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com