Le Kosovo fait la chasse au minage de cryptomonnaies pour économiser de l'électricité

La police du Kosovo a saisi samedi des centaines d'appareils servant à miner des cryptomonnaies (Photo, AFP).
La police du Kosovo a saisi samedi des centaines d'appareils servant à miner des cryptomonnaies (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 09 janvier 2022

Le Kosovo fait la chasse au minage de cryptomonnaies pour économiser de l'électricité

  • Pour créer (miner) des cryptomonnaies comme le Bitcoin, il faut faire résoudre des équations complexes à des ordinateurs puissants, ce qui consomme énormément d’énergie
  • La crise énergétique au Kosovo s'est aggravée après la panne d'une unité de production de l'une des deux centrales du pays

KOSOVO: La police du Kosovo a saisi samedi des centaines d'appareils servant à miner des cryptomonnaies et arrêté un membre de la minorité serbe, une activité consommatrice d'électricité que le gouvernement a interdit temporairement pour tenter de résoudre la crise énergétique en cours.

Pour créer (miner) des cryptomonnaies comme le Bitcoin, il faut faire résoudre des équations complexes à des ordinateurs puissants, ce qui consomme énormément d’énergie.

Sur fond de tensions avec la minorité serbe, qui ne paye pas l'électricité depuis la fin de la guerre de 1998-99, le gouvernement du Kosovo, à très large majorité albanaise, a annoncé mardi une interdiction temporaire de miner des cryptomonnaies afin de réduire la consommation énergétique.

Durant son opération, la police a "confisqué 272 appareils utilisés pour produire des Bitcoins" et une personne a été arrêtée, selon un communiqué de la police.

"L'opération s'est déroulée sans incident", a assuré le ministre de l'Intérieur Xhelal Svecla sur Facebook.

L'équipement confisqué utilisait en électricité l'équivalent de la consommation mensuelle de 500 maisons, soit entre 60.000 et 120.000 euros, selon le ministre des Finances Hekuran Murati, également sur Facebook.

"Nous ne pouvons pas permettre que certains s'enrichissent illégalement sur le dos des contribuables", a-t-il ajouté.

Les quelque 120.000 Serbes restés au Kosovo après la fin de la guerre de 1998-99 restent fidèles à Belgrade et ne reconnaissent pas l'autorité de Pristina.

Selon les médias locaux, la consommation énergétique de la minorité serbe installée dans le nord du Kosovo coûte environ 12 millions d'euros par an.

La crise énergétique au Kosovo s'est aggravée après la panne d'une unité de production de l'une des deux centrales du pays, poussant le gouvernement à prendre en décembre des mesures de restrictions électriques.

Au début de la semaine, la police avait déjà mené deux opérations dans la communauté albanaise et saisi 70 appareils de minage de cryptomonnaies.

Selon le ministre de l'Economie Artane Rizvanolli, cette chasse aux appareils de minage est une "mesure d'urgence" pour faire face à la crise.

Certains experts se sont toutefois interrogés sur la légalité de ces opérations de police, aucune loi au Kosovo ne régulant le secteur des cryptomonnaies.

Pristina assure toutefois qu'un projet de loi sur les cryptomonnaies avait été présenté en octobre au Parlement en vue d'une adoption avant fin 2021, mais qu'il est toujours en attente.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com