Marwan Habib : le long et sombre registre de l'agresseur en série libanais

L'agresseur en série libanais Marwan Habib a été arrêté vendredi à Miami. (Capture d'écran)
L'agresseur en série libanais Marwan Habib a été arrêté vendredi à Miami. (Capture d'écran)
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Publié le Vendredi 14 janvier 2022

Marwan Habib : le long et sombre registre de l'agresseur en série libanais

  • Maintenant que les exploits notoires de Habib ont vu le jour aux États-Unis, beaucoup interrogent encore le gouvernement libanais pour savoir pourquoi il n'a pas agi plus tôt
  • Vendredi dernier, Habib a été emprisonné sans caution après avoir été arrêté pour agression sexuelle sur une femme dans un hôtel de Miami

LONDRES : Fin 2019, plus de 50 femmes se sont manifestées et ont partagé leurs douloureux témoignages sur l'agresseur en série libanais Marwan Habib.

« Il m'a suivie dans les douches après mes cours de boxe et a essayé de me coincer dans l'une des cabines de douche. Je l'ai chassé et j'ai déposé une plainte », lit-on dans l'un d'eux.

« Je l'ai vu pendant la thawra (manifestations) et il a essayé de me convaincre de déjeuner avec lui quand je lui ai dit que j'avais SEULEMENT 15 ans », révèle un autre. « Je suis mineure. Il a dit qu'il aimait les jeunes filles. Je me suis enfuie et il a continué à me suivre jusqu'à ce que je menace d'appeler la police. Quand je les ai appelés, ils n'ont absolument rien fait.

Malgré le nombre croissant d'accusations, Habib est resté libre et a continué à harceler les femmes dans toute la capitale.

Vendredi dernier, Habib a été emprisonné sans caution après avoir été arrêté pour agression sexuelle sur une femme dans un hôtel de Miami.

Mugshot de l’agresseur en série Marwan Habib. (Capture d’écran)
Mugshot de l’agresseur en série Marwan Habib. (Capture d’écran)

 Habib a rencontré sa victime dans un club, l'a suivie jusqu'à son hôtel et a ensuite convaincu le réceptionniste de lui donner une clé de sa chambre.

La police a déclaré aux journalistes que Habib était entré dans la chambre de la victime à l'hôtel Victor à South Beach vendredi soir, puis l'avait agressée sexuellement.

Le rapport d'arrestation indiquait : « La division des enquêtes criminelles a reçu plusieurs plaintes de différentes femmes signalant le comportement étrange et inquiétant de l'accusé. L'accusé est connu pour poursuivre des femmes afin d'avoir des relations sexuelles ou de sortir avec elles même quand elles lui conseillent d'arrêter de le faire.

Les Libanais se sont réjouis de la nouvelle de son arrestation, qui se faisait attendre depuis longtemps car les multiples poursuites intentées contre lui étaient tombées dans l'oreille d'un sourd.

La chaîne d'information locale MTV a invité Habib à participer à l'une de ses émissions en 2019 pour répondre aux témoignages - qu'il a tous niés - et il a donc continué à s'en prendre aux femmes au Liban.

Début 2020, un mandat d'arrêt a été émis contre Habib mais, en raison de liens présumés avec un parti politique de premier plan, il a évité d'être arrêté à plusieurs reprises.

« Marwan a été arrêté à l'aéroport à son arrivée à Beyrouth. Ses téléphones ont été confisqués pour enquête et il a ensuite été libéré en raison d'ingérences politiques », lit-on dans un tweet partagé par l'avocat Kareem Majbour. « Marwan est une menace pour la société et n'aurait pas dû être remis en liberté. »

Une page Instagram dédiée à dénoncer les harceleurs dans le pays a continué à documenter les témoignages des victimes, mettant même en évidence les endroits où il avait été repéré afin de rallier les gens contre lui.

Un de ces incidents s'est produit lorsque Habib a été aperçu dans le restaurant populaire Roadsters Diner, ce qui a conduit la page Instagram à appeler au boycott de l'établissement qui l’a accueilli à plusieurs reprises.

Maintenant que les exploits notoires de Habib ont vu le jour aux États-Unis, beaucoup interrogent encore le gouvernement libanais pour savoir pourquoi il n'a pas agi plus tôt et s'il prendrait des mesures concernant de futurs témoignages contre d'autres accusés d'agression.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.