Un haut responsable des talibans pakistanais en fuite tué en Afghanistan

Cette photographie non datée prise dans un lieu tenu secret, publiée par le Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP) et reçue le 17 décembre 2014, montre des combattants talibans qui auraient pris d'assaut une école dirigée par l'armée à Peshawar. (AFP)
Cette photographie non datée prise dans un lieu tenu secret, publiée par le Tehrik-i-Taliban Pakistan (TTP) et reçue le 17 décembre 2014, montre des combattants talibans qui auraient pris d'assaut une école dirigée par l'armée à Peshawar. (AFP)
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Publié le Lundi 10 janvier 2022

Un haut responsable des talibans pakistanais en fuite tué en Afghanistan

  • Muhammad Khurasani, le porte-parole du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), a péri dans la province orientale de Nangarhar
  • La mort de Muhammad Khurasani survient quelques semaines après qu'un autre haut responsable taliban pakistanais a réchappé à une attaque de drone présumée contre une résidence sécurisée dans l'est de l'Afghanistan

ISLAMABAD : Un membre de haut rang des talibans pakistanais (TPP), qui avait pris la fuite en 2014 pour échapper à la répression par l'armée de ce groupe islamiste, a été tué en Afghanistan, a annoncé lundi un haut responsable de la sécurité.

Muhammad Khurasani, le porte-parole du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP), a péri dans la province orientale de Nangarhar, a précisé ce responsable de la sécurité, sous couvert d'anonymat. 

"Nous sommes en train de recueillir des informations auprès de l'Afghanistan sur la façon dont il a été retrouvé et tué", a-t-il ajouté, refusant de dire qui avait été à l'origine de son élimination.

La mort de Muhammad Khurasani survient quelques semaines après qu'un autre haut responsable taliban pakistanais a réchappé à une attaque de drone présumée contre une résidence sécurisée dans l'est de l'Afghanistan.

L'identité des auteurs de cette attaque reste inconnue mais le Pakistan et les États-Unis ont déjà utilisé des drones pour viser des cibles dans la région.

Le TTP, un mouvement distinct de celui des nouveaux dirigeants afghans mais qui a avec lui des racines communes, a plongé le Pakistan dans une période d'intenses violences après sa formation en 2007.

Muhammad Khurasani, de son vrai nom Khalid Balti, dirigeait un "camp d'entraînement de terroristes" dans la région du Waziristan du Nord (nord-ouest du Pakistan) avant de s'enfuir en Afghanistan après des opérations de l'armée, ont affirmé les autorités pakistanaises.

"Il a organisé plusieurs attentats en étroite collaboration avec le chef du TTP, Noor Wali Mehsud, contre les forces de sécurité pakistanaises et des citoyens innocents pendant qu'il se cachait en Afghanistan", a raconté le responsable de la sécurité.

Principalement composé de Pachtounes, comme les talibans afghans, le TTP a procédé à des centaines d'attentats suicides, d'autres attaques et d'enlèvements au Pakistan des années durant avant d'être écrasé à la suite d'une intervention militaire massive.

L'une de ses pires atrocités, qui a durablement marqué la conscience nationale pakistanaise, fut le massacre d'environ 150 écoliers à Peshawar en 2014.

Ce crime avait déclenché la même année une intense répression militaire et contraint les combattants du TTP à se cacher en Afghanistan.

Le gouvernement pakistanais avait conclu une trêve d'un mois avec le TTP, mais celle-ci a pris fin le 9 décembre, les talibans pakistanais accusant Islamabad de continuer à tuer leurs combattants.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.