La poétesse noire Maya Angelou sur les «quarters» américains, pièces de 25 cents

C'est la première fois qu'une pièce ou un billet américains qui ne provienne pas d'une série limitée de collection représente une femme afro-américaine. (Photo, AFP)
C'est la première fois qu'une pièce ou un billet américains qui ne provienne pas d'une série limitée de collection représente une femme afro-américaine. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 11 janvier 2022

La poétesse noire Maya Angelou sur les «quarters» américains, pièces de 25 cents

C'est la première fois qu'une pièce ou un billet américains qui ne provienne pas d'une série limitée de collection représente une femme afro-américaine. (Photo, AFP)
  • La nouvelle pièce conservera le portrait de George Washington d'un côté et accueillera celui de Maya Angelou, de l'autre
  • Cette pièce est le premier exemplaire d'une série baptisée «Prominent American Women», qui va mettre à l'honneur plusieurs femmes illustres, d'origines diverses

NEW YORK: L'effigie de la poétesse et activiste afro-américaine Maya Angelou (1928-2014) figure sur une nouvelle génération de « quarters », les célèbres pièces de 25 cents américaines, dont les premiers exemplaires ont été frappés par la Monnaie des Etats-Unis et vont prochainement être mis en circulation.  

Il ne s'agit pas d'objets de collection mais de pièces qui seront produites en grand volume, destinées à être utilisées au quotidien. Elles sont frappées à Philadelphie et Denver, selon un communiqué publié lundi.  

C'est la première fois qu'une pièce ou un billet américains qui ne provienne pas d'une série limitée de collection représente une femme afro-américaine. 

Elle est le résultat du vote au Congrès, fin 2020, d'une proposition de loi de l'élue démocrate de Californie Barbara Lee.  

Jusqu'ici, la pièce de 25 cents, la plus utilisée aux Etats-Unis, n'avait eu droit qu'à quelques rares versions alternatives depuis 1932, le temps de frapper une série de 50 pièces représentant chacun des Etats américains, au début des années 2000, et une autre les parcs et sites nationaux, de 2010 à 2021.   

Durant la majeure partie des 90 ans d'histoire de cette pièce, elle présentait d'un côté, un portrait du premier président des Etats-Unis George Washington, et, de l'autre, un aigle.  

En 1999, les Etats-Unis avaient cependant lancé une série de « quarters » pour honorer les 50 Etats du pays avec un symbole de chaque Etat pour remplacer l'aigle.  

La nouvelle pièce conservera le portrait de George Washington d'un côté et accueillera celui de Maya Angelou, de l'autre.  

« Les femmes phénoménales qui ont façonné l'histoire américaine sont ignorées depuis trop longtemps, en particulier les femmes de couleur », a tweeté le député Marc Veasey, élu démocrate à la chambre des Représentants. « Je suis fier d'avoir soutenu le texte de Barbara Lee pour leur rendre hommage. »  

Cette pièce est le premier exemplaire d'une série baptisée « Prominent American Women », qui va mettre à l'honneur plusieurs femmes illustres, d'origines diverses.  

Suivront l'astronaute et physicienne Sally Ride, Wilma Mankiller, première femme amérindienne à avoir occupé la tête de la Nation Cherokee, la politicienne et militante d'origine hispanique Nina Otero-Warren, et la comédienne Anna May Wong, saluée comme la première star hollywoodienne d'origine asiatique.  

« Les femmes noires ont historiquement fait le plus pour notre pays tout en recevant le moins de reconnaissance », a déclaré l'élue afro-américaine Ayanna Pressley.  

« Contente de voir l'héritage de Maya Angelou, une héroïne à moi, être honoré », a tweeté la démocrate.  

Connue pour ses mémoires et sa poésie, Maya Angelou est considérée comme l'un des auteurs les plus emblématiques de la condition des Afro-Américains aux Etats-Unis.  

Elle a écrit « Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage », roman autobiographique vu comme un classique de la littérature américaine.  

Amie de Malcolm X, active dans le mouvement de Martin Luther King, Marguerite Johnson, de son nom de naissance, a beaucoup écrit sur le Sud américain, dont elle était originaire.  

En 2017, le gouvernement Obama avait annoncé que le président populiste Andrew Jackson serait remplacé, sur les billets de 20 dollars, par la figure abolitionniste noire Harriet Tubman.  

Le projet avait été abandonné par Donald Trump durant son mandat, mais a été relancé après l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche.  

La secrétaire au Trésor Janet Yellen a confirmé, en septembre, que le changement était bien programmé, sans pour autant donner de calendrier.  


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.