Irak: Washington « ne peut pas tolérer » les attaques des pro-Iran

« Nous ne pouvons pas tolérer les menaces contre nos gens, nos militaires en poste à l'étranger. Nous n'hésiterons pas à prendre des mesures, si c'est nécessaire pour protéger notre personnel », a déclaré le secrétaire d'Etat américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker. (Reuters)
« Nous ne pouvons pas tolérer les menaces contre nos gens, nos militaires en poste à l'étranger. Nous n'hésiterons pas à prendre des mesures, si c'est nécessaire pour protéger notre personnel », a déclaré le secrétaire d'Etat américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker. (Reuters)
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Publié le Jeudi 01 octobre 2020

Irak: Washington « ne peut pas tolérer » les attaques des pro-Iran

  • « Nous n'hésiterons pas à prendre des mesures, si c'est nécessaire pour protéger notre personnel »
  • Le gouvernement irakien a manifesté formellement mercredi son mécontentement en jugeant « dangereux » un éventuel retrait américain, qui pourrait selon lui entraîner le départ d'autres pays également engagés dans la lutte contre l'EI

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont prévenu jeudi qu'ils ne toléreraient pas les attaques des groupes pro-Iran contre des intérêts américains en Irak, menaçant de représailles, alors que le gouvernement irakien s'inquiète d'un possible retrait de Washington.

« Nous ne pouvons pas tolérer les menaces contre nos gens, nos militaires en poste à l'étranger. Nous n'hésiterons pas à prendre des mesures, si c'est nécessaire pour protéger notre personnel », a déclaré le secrétaire d'Etat américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker.

Il était interrogé sur les informations faisant état d'une menace américaine de fermeture de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, qu'il n'a toutefois ni confirmé ni démenti.

« Nous ne faisons pas de commentaires sur les conversations diplomatiques privées du secrétaire d'Etat », a-t-il dit à des journalistes, assurant que la diplomatie américaine entendait « continuer à travailler » avec les autorités irakiennes pour « assurer la protection » des intérêts américains.

Plusieurs sources politiques et diplomatiques ont confirmé à l'AFP que le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, avait posé la semaine dernière un ultimatum à l'Irak: soit les attaques cessent, soit Washington ferme son ambassade et rappelle ses 3 000 soldats et ses diplomates.

Le gouvernement irakien a manifesté formellement mercredi son mécontentement en jugeant « dangereux » un éventuel retrait américain, qui pourrait selon lui entraîner le départ d'autres pays également engagés dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique.

Mercredi soir, les autorités kurdes d'Irak ont accusé des factions pro-iraniennes d'avoir visé à la roquette les forces américaines au Kurdistan. De tels tirs de roquettes sont fréquents depuis plusieurs mois en Irak, notamment en direction de l'ambassade américaine.

« Le plus gros problème en Irak, ce sont les milices soutenues par l'Iran qui sapent la stabilité, et attaquent les Etats-Unis. Les armes ne sont pas sous le contrôle du gouvernement central et ces groupes continuent de lancer des roquettes contre notre ambassade et d'attaquer des Américains », a protesté David Schenker.


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.