Plus de 170 pays s’engagent à faire progresser les droits des femmes

Dans certaines régions du monde, les niveaux de féminicide, le meurtre de femmes, pourraient être assimilés à une zone de guerre (Photo, AFP).
Dans certaines régions du monde, les niveaux de féminicide, le meurtre de femmes, pourraient être assimilés à une zone de guerre (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Vendredi 02 octobre 2020

Plus de 170 pays s’engagent à faire progresser les droits des femmes

  • La réunion était organisée en marge de l'Assemblée générale des Nations unies pour marquer le 25e anniversaire de la Conférence internationale de Pékin sur les femmes tenue en 1995
  • «Au cours des cinq prochaines années, la Chine fera don de 10 millions de dollars supplémentaires à ONU Femmes», a déclaré le président chinois Xi Jinping

NEW YORK: Plus de 170 pays ont promis jeudi lors d'un sommet virtuel de l'ONU de faire davantage pour les droits des femmes, Pékin débloquant 10 millions de dollars pour l'agence ONU Femmes tandis que les Etats-Unis dénonçaient le «meurtre de millions» de fillettes par la Chine.

«Au cours des cinq prochaines années, la Chine fera don de 10 millions de dollars supplémentaires à ONU Femmes», a déclaré dans une vidéo pré-enregistrée le président chinois Xi Jinping. «La Chine propose également la convocation en 2025 d'une autre réunion mondiale des dirigeants sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes», a-t-il ajouté.

Dans son discours également pré-enregistré, la secrétaire à l'Education des Etats-Unis, Betsy DeVos, a vivement dénoncé le traitement des femmes au Venezuela, à Cuba et en Iran. «Mais le pire des contrevenants, à la fois dans sa portée et dans son ampleur, est l'hôte de la conférence que nous commémorons aujourd'hui », a-t-elle dit en citant la Chine.

« Depuis 1995, le Parti communiste chinois est responsable du meurtre de millions de bébés filles par le biais de contrôles démographiques brutaux à une échelle industrielle, malheureusement avec le soutien des agences de l'ONU. Aujourd'hui, il attaque l'ethnie des Ouïghours et d'autres minorités musulmanes en appliquant ces mêmes contrôles de population sur ces minorités vulnérables, soumettant les femmes à la stérilisation obligatoire, à l'avortement forcé et au contrôle des naissances obligatoire », a-t-elle dit.

La réunion était organisée en marge de l'Assemblée générale des Nations unies pour marquer le 25e anniversaire de la Conférence internationale de Pékin sur les femmes tenue en 1995. Une cinquantaine de présidents et de chefs de gouvernement y ont participé.

 «Question de pouvoir»

La France a de son côté confirmé qu'un forum international sur les femmes serait organisé à Paris en juin 2021 avec le concours du Mexique. En raison de la pandémie, les deux pays avaient annulé cette rencontre initialement prévue en juillet.

«En 2020, la déclaration de Pékin n'aurait aucune chance d'être adoptée», a souligné le président français Emmanuel Macron, en dénonçant le recul des droits des femmes dans le monde. «Nous ne pouvons pas nous y résigner», a-t-il affirmé.

«Partout, les droits des femmes sont attaqués, comme les droits de l'homme dont ils sont inséparables. Des progrès acquis de haute lutte sont remis en cause jusque dans nos démocraties, à commencer par la liberté pour les femmes de disposer de leur propre corps et en particulier le droit à l'interruption volontaire de grossesse», a dénoncé le président français. «Les inégalités scolaires, salariales, face aux tâches domestiques ou à la représentation politique n'ont que trop peu régressé», a-t-il aussi déploré.

Lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, à peine une dizaine de femmes figuraient parmi les 170 dirigeants à prendre la parole.

Améliorer la condition des femmes «est fondamentalement une question de pouvoir», a souligné le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. «Cela commence par la représentation égale des femmes aux postes de direction», a-t-il précisé.

Dans le monde, «une femme sur trois subit encore une forme de violence au cours de sa vie. Chaque année, 12 millions de filles sont mariées avant l'âge de 18 ans. Dans certaines régions du monde, les niveaux de féminicide - le meurtre de femmes - pourraient être assimilés à une zone de guerre. En 2017, 137 femmes en moyenne dans le monde ont été tuées chaque jour par un membre de leur propre famille», a-t-il précisé.

«En moyenne, les femmes n'ont que 75% des droits légaux des hommes», a-t-il résumé.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Short Url
  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Short Url
  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.