Zemmour fait scandale sur la scolarisation des enfants handicapés

Le candidat présidentiel du parti d'extrême droite français Eric Zemmour (à droite) prononce un discours devant le Château de Villers-Cotterets, dans l'Aisne, le 15 janvier 2022.(AFP)
Le candidat présidentiel du parti d'extrême droite français Eric Zemmour (à droite) prononce un discours devant le Château de Villers-Cotterets, dans l'Aisne, le 15 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Samedi 15 janvier 2022

Zemmour fait scandale sur la scolarisation des enfants handicapés

  • Vendredi, lors d'une discussion avec des enseignants acquis à sa cause à Honnecourt-sur-Escaut (Nord), le candidat d'extrême droite a expliqué « penser qu'il faut effectivement des établissements spécialisés »
  • Le chef de file des députés LR, Damien Abad, lui-même en situation de handicap, a dénoncé des propos « scandaleux » d'Eric Zemmour

PARIS : "Pitoyable", "impardonnable": Eric Zemmour s'est attiré une bronca générale, samedi, après avoir dénoncé "l'obsession de l'inclusion" des enfants handicapés et défendu des "établissements spécialisés" pour les scolariser, avant de nuancer ses propos.

Vendredi, lors d'une discussion avec des enseignants acquis à sa cause à Honnecourt-sur-Escaut (Nord), le candidat d'extrême droite a expliqué "penser qu'il faut effectivement des établissements spécialisés, sauf pour les gens légèrement handicapés évidemment". 

"Pour le reste, oui, je pense que l'obsession de l'inclusion est une mauvaise manière faite aux autres enfants et à ces enfants-là, qui sont, les pauvres, complètement dépassés par les autres enfants. Donc je pense qu'il faut des enseignants spécialisés qui s'en occupent", a-t-il estimé.

La secrétaire d'Etat chargée du Handicap Sophie Cluzel a fustigé samedi sur Twitter "une déclaration pitoyable". "Très en colère" sur BFMTV, elle a critiqué une "vision misérabiliste" et "excluante" du handicap. 

"Bien sûr que c'est compliqué, mais c'est vraiment l'honneur de la France de pouvoir scolariser ces enfants avec les autres, au milieu des autres", a-t-elle ajouté.

Le chef de file des députés LR, Damien Abad, lui-même en situation de handicap, a dénoncé des propos "scandaleux" d'Eric Zemmour et une "ségrégation à tous les étages". 

"Oui, nous devons avoir l'obsession de l'inclusion. Je demande des excuses publiques", a-t-il lancé sur Twitter.

La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, a pour sa part jugé "impardonnable" de "s'attaquer aux enfants fragilisés par un handicap". 

"Mon projet, c'est plus d'inclusion pour les enfants fragiles", a embrayé Valérie Pécresse en marge d'un déplacement en Grèce, fustigeant "la brutalité" des propos d'Eric Zemmour.

Même ton des candidats à gauche: "Il est comme toujours dans l'outrance, la violence et l'injure", a cinglé la candidate désormais déclarée Anne Hidalgo, Jean-Luc Mélenchon fustigeant "une vision du monde opposée" à la sienne. Et le communiste Fabien Roussel s'est dit "révulsé par la proposition" d'Eric Zemmour, en le comparant à une "société d'apartheid".

« S'en occuper mieux »

Les réactions ont également été vives dans le milieu associatif: le président national de l'Association pour adultes et jeunes handicapés, Jean-Louis Garcia, s'est ému sur BFMTV de ce qu'il considère être une "ségrégation", une "mise à part", tandis que la présidente de SOS autisme France Olivia Cattan s'est "indignée" de propos jugés "discriminatoires" et d'une "méconnaissance" du candidat Zemmour sur le sujet. Les deux renvoyant à la loi de 2005 qui garantit l'égalité des chances pour les enfants handicapés.

Le président de l'Association pour la prise en compte du handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP), Matthieu Annereau, par ailleurs élu local LREM et non-voyant, a quant à lui estimé que "l'exclusion des 12 millions de personnes handicapées en France évoquée par M. Zemmour (était) profondément nauséabonde".

Face à la bronca, l'ancien polémiste s'est expliqué et a nuancé ses propos samedi matin à Villers-Cotterêts (Aisne). "Bien sûr, il y a des cas où le fait de les mettre dans un établissement ordinaire est une bonne chose car ça leur permet de progresser, de se socialiser. Et puis il y a d'autres cas, réels, plus nombreux qu'on ne le dit, où c'est une souffrance pour ces enfants" handicapés.

"Ce que j'ai voulu dire, c'est que je ne veux pas que l'obsession de l'inclusion nous prive et nous conduise à négliger la nécessité d'établissements spécialisés", a-t-il poursuivi. "Je pense que c'est une position idéologique, comme toujours. On a décidé que c'était mieux de mettre tout le monde ensemble. Moi, je pense que non", "pas pour les mettre à l'écart mais pour s'en occuper mieux".

Le candidat à la présidentielle a appelé à "prendre en compte les cas particuliers" de chaque enfant, avec des possibilités de "passerelles" entre "établissements spécialisés" et "ordinaires".

Eric Zemmour a écourté samedi sa visite dans l'Aisne et annulé sa visite à Chateau-Thierry en raison, selon son entourage, de l'empêchement de dernière minute d'un invité.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.