Donald Trump attendu en meeting face à ses fidèles en Arizona

Des partisans de Trump se rassemblent sur le terrain du festival Canyon Moon Ranch, le 15 janvier 2022, à Florence, en Arizona. (Photo, AFP)
Des partisans de Trump se rassemblent sur le terrain du festival Canyon Moon Ranch, le 15 janvier 2022, à Florence, en Arizona. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 16 janvier 2022

Donald Trump attendu en meeting face à ses fidèles en Arizona

  • Le meeting de Florence est le premier avec un public important depuis octobre pour le milliardaire
  • Certains étaient arrivés à Florence, bourgade rurale au sud-est de la capitale de l'Etat, Phoenix, plusieurs jours à l'avance depuis la Floride ou le Texas

FLORENCE : Des milliers de sympathisants de Donald Trump se sont réunis samedi dans l'Arizona pour un grand meeting où l'ex-président américain a prévu d'attaquer son successeur Joe Biden et de répéter ses allégations non prouvées de fraude lors des élections de 2020.

Certains étaient arrivés à Florence, bourgade rurale au sud-est de la capitale de l'Etat, Phoenix, plusieurs jours à l'avance depuis la Floride ou le Texas.

Dans le vent désertique flottaient, sur un vaste champ, les drapeaux "Trump 2020" et "Trump 2024", pour encourager le milliardaire républicain défait dans les urnes après quatre années à la Maison Blanche à se représenter à la prochaine présidentielle. Avant le début de la réunion publique, la foule scandait "Let's go Brandon", une formule codée devenue cri de ralliement de la base trumpiste, qui signifie en réalité "Fuck Joe Biden" ("Biden, va te faire f...").

"C'est presque comme un Woodstock MAGA", un mélange entre le festival hippie des années 1960 et les meetings "Make America Great Again" ("Rendre à l'Amérique sa grandeur") de l'ex-magnat de l'immobilier, s'enthousiasme Jonathan Riches, qui affirme en être à sa 40e réunion publique de Donald Trump. "Ce sont des patriotes de tout le pays qui se rassemblent pour le bien du pays. Nous aimons notre président", lance-t-il.

Jennifer Winterbauer, dans la file d'attente pour assister au show, affirme être venue pour entendre "la vérité" de la bouche du chef républicain.

"Il livre toujours la vérité sur tout. L'économie, l'état du monde, les Etats-Unis", estime-t-elle.

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Donald Trump fera cette fois face à un public conquis.(Photo, AFP)

Conférence de presse annulée

Après invoqué notamment une prétendue malveillance des médias pour expliquer l'annulation d'une conférence de presse qu'il voulait organiser le 6 janvier, lors du premier anniversaire de l'assaut meurtrier de ses partisans sur le Capitole américain, Donald Trump fera donc cette fois face à un public conquis.

"Beaucoup de sujets seront évoqués", a-t-il expliqué vendredi dans un communiqué, annonçant son intention de réitérer ses allégations jamais étayées à propos d'une prétendue fraude massive lors de l'élection présidentielle de novembre 2020, mais aussi de parler de l'Afghanistan, l'inflation "et bien d'autres" dossiers.

"Il y aura beaucoup de monde et ce sera aussi retransmis à la télé. A samedi soir!", a-t-il conclu.

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Donald Trump conserve une grande influence sur le parti républicain (Photo, AFP)

Parmi les invités attendus figure Kari Lake, candidate au poste de gouverneure de l'Arizona, à laquelle Donald Trump a apporté son soutien et qui a affirmé par le passé qu'elle n'aurait pas certifié la victoire de Joe Biden dans cet Etat-clé si elle avait été en fonctions à ce moment-là.

Donald Trump conserve une grande influence sur le parti républicain, dont beaucoup d'élus désirant conserver leur siège aux prochains scrutins souhaitent bénéficier de son adoubement et adhèrent donc souvent aux théories du complot suggérant que la présidentielle a été volée – ou au moins ne les infirment pas ouvertement.

Le meeting de Florence est le premier avec un public important depuis octobre pour le milliardaire, et l'affluence pourrait donner une idée de sa popularité auprès des électeurs républicains.

Donald Trump, banni de Twitter et qui depuis son départ de la Maison Blanche préférait intervenir sur des médias ultraconservateurs et acquis à sa cause, a accordé une interview mardi à la radio publique NPR.

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L'ex-président a conseillé à de multiples reprises à ses sympathisants de se tourner vers la chaîne One America News Network (Photo, AFP)

Après avoir recommandé aux Américains de se faire vacciner contre la Covid-19 – une question politiquement sensible aux Etats-Unis –, il a coupé court à l'entretien lorsque le journaliste a remis en question ses allégations non-étayées de fraude à la présidentielle.

Son meeting interviendra par ailleurs 24 heures après l'annonce de l'abandon, par un service majeur de télévision, de la chaîne pro-Trump One America News Network (OAN).

L'ex-président a conseillé à de multiples reprises à ses sympathisants de se tourner vers cette chaîne ultraconservatrice et conspirationniste, qui tente de concurrencer Fox News chez l'électorat de droite.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.