Les premiers avions d'aide d'urgence en route vers les Tonga

Sur cette photo fournie par les Forces de défense australiennes, le HMAS Adelaide embarque des hélicoptères de transport lourd Chinook, le 19 janvier 2022, avant de quitter le port de Brisbane, en Australie, pour fournir une aide humanitaire au gouvernement des Tonga. (PA)
Sur cette photo fournie par les Forces de défense australiennes, le HMAS Adelaide embarque des hélicoptères de transport lourd Chinook, le 19 janvier 2022, avant de quitter le port de Brisbane, en Australie, pour fournir une aide humanitaire au gouvernement des Tonga. (PA)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Les premiers avions d'aide d'urgence en route vers les Tonga

  • La Nouvelle-Zélande a de son côté annoncé qu'un avion militaire Hercules C-130 était également en route vers l'archipel du Pacifique
  • La piste de l'île principale de Tongatapu a été dégagée mercredi de l'épaisse couche de cendres volcaniques de cinq à dix centimètres qui la recouvrait et la rendait inutilisable jusqu'à présent

SYDNEY: Deux premiers avions transportant une aide d'urgence très attendue ont décollé jeudi matin pour les îles Tonga, coupées du monde cinq jours après une éruption et un tsunami dévastateurs.


Ces deux avions militaires australien et néo-zélandais, avec à leur bord une aide humanitaire et des équipements de télécommunications, doivent atterrir à l'aéroport de la petite nation du Pacifique, frappée par une catastrophe "sans précédent", selon le gouvernement des Tonga.


La piste de l'île principale de Tongatapu a été dégagée mercredi de l'épaisse couche de cendres volcaniques de cinq à dix centimètres qui la recouvrait et la rendait inutilisable jusqu'à présent. 


Un appareil "C17 Globemaster a quitté la base aérienne d'Amberley" en Australie "vers 7H00" jeudi (20h00 GMT mercredi), a annoncé à l'AFP un responsable de la Défense australienne. Un deuxième avion australien doit également décoller un peu plus tard dans la journée.


La Nouvelle-Zélande a de son côté annoncé qu'un avion militaire Hercules C-130 était également en route vers l'archipel du Pacifique.


L'aide arrivera également par la mer: le navire HMAS Adelaïde, de la flotte australienne, s'apprête à mettre le cap vers les Tonga avec du matériel de secours à son bord. 


C'est "l'espoir et l'intention" de Canberra que le bateau parte vendredi , a indiqué un responsable australien de la Défense.


Il apportera "des équipements de purification de l'eau et des fournitures humanitaires supplémentaires", a déclaré mercredi le Premier ministre australien Scott Morrison. Deux hélicoptères de transport lourd Chinook ont également été chargés sur le navire.


Deux navires néo-zélandais le HMNZS Wellington et le HMNZS Aotearoa, transportant de l'eau potable et une unité de dessalement pouvant fournir 70 000 litres par jour, sont également partis pour l'archipel. 


La Chine a également annoncé l'envoi de produits de première nécessité.

Eau contaminée 
Environ 84 000 personnes, soit plus de 80% de la population des îles Tonga, ont été affectées par l'éruption du volcan Tonga-Hunga Ha'apai et le tsunami qui a suivi, a indiqué mercredi l'ONU en précisant que des évacuations d'îles particulièrement touchées étaient en cours.


Parmi les besoins humanitaires les plus urgents, figurent l'eau potable et la nourriture, en sus du rétablissement des liaisons téléphoniques et internet, a précisé le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.


Trois personnes ont été tuées et d'autres blessées lorsque le volcan Tonga-Hunga Ha'apai est entré le 15 janvier en éruption, entraînant un tsunami qui a détruit des maisons et des inondations.


Le gouvernement des Tonga a qualifié cette catastrophe de "sans précédent", précisant que des vagues atteignant jusqu'à 15 mètres de hauteur ont détruit toutes les habitations sur certaines îles.


L'éruption volcanique, entendue jusqu'en Alaska (Etats-Unis), situé à plus de 9 000 km de là, a été la plus importante enregistrée depuis des décennies --un énorme champignon de fumée de 30 km de hauteur, qui a dispersé cendres, gaz et pluies acides sur les 170 îles que compte l'archipel.


"Les réserves d'eau des Tonga ont été gravement contaminées par les cendres et l'eau salée du tsunami", a déclaré Katie Greenwood, de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. 


Elle a ajouté qu'il y a "un grand risque de maladies telles que le choléra et la diarrhée".


Les réserves alimentaires des Tongas pourraient ne pas être suffisantes. 


En larmes, le président de l'Assemblée nationale Fatafehi Fakafanua, a affirmé que "toute l'agriculture est ruinée".


"C'est très triste à entendre, alors en plus de l'eau dont nous avons besoin à Tonga, il semble que nous allons être confrontés à une pénurie alimentaire", a-t-il déclaré au Pacific Media Network. 

Coupé du monde 
Cette éruption a provoqué une énorme onde de pression qui a traversé la planète, se déplaçant à une vitesse supersonique d'environ 1 231 kilomètres par heure, selon l'Institut national néo-zélandais de recherche sur l'eau et l'atmosphère.


Cela a entraîné la rupture du câble de communications reliant l'archipel au réseau internet. Les Tonga sont désormais coupées du monde.


Il faudra au moins quatre semaines pour que la connexion des Tonga soit rétablie par le câblodistributeur américain SubCom. Ce dernier a expliqué que le câble semble être coupé en deux endroits: un premier à 37 kilomètres au large et un second près du volcan, ce qui rend les réparations difficiles.


La Croix-Rouge a joint son équipe à Tonga par téléphone satellite mercredi, pour la première fois depuis la catastrophe. L'organisation a envoyé une équipe d'urgence sur les îles très touchées de Mango, Fonoifua et Namuka.


Le village de l'île de Mango, où une balise de détresse a été déclenchée en début de semaine, a été complètement détruit. Dans plusieurs villages, seules quelques maisons restaient debout.


Une femme de 65 ans à Mango est l'une des trois personnes dont le décès a été confirmé, ainsi qu'un homme de 49 ans et la ressortissante britannique Angela Glover.


Des images satellitaires de Maxar Technologies montrent une vaste étendue d'eau à l'endroit même où une grande partie du volcan s'élevait au-dessus de la mer avant l'éruption. Seules deux îles volcaniques relativement petites restent émergées.


Rubio met en garde contre le «chaos total» en cas de péage à Ormuz

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
  • L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés
  • C'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient

MANAMA: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, en tournée dans le Golfe, a mis en garde jeudi contre le "chaos total" que pourrait engendrer la mise en place par l'Iran de frais dont devraient s'acquitter les navires dans le détroit d'Ormuz.

Plus tôt jeudi, Téhéran avait menacé de "mesures appropriées" contre tout bateau s'aventurant à franchir le détroit sans leur autorisation, semblant répondre à l'aonnonce par Oman de l'ouverture d'un "corridor maritime temporaire" présenté comme une intiative concertée avec l'ONU.

Ormuz est une étroite voie navigable d'une trentaine de kilomètres de large qui sépare l'Iran et Oman, mais le seul passage autorisé par l'Iran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.

L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés - c'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).

Le chef de la diplomatie américaine, venu rassurer ses alliés du Golfe largement ciblés par Téhéran pendant la guerre en représailles des frappes israélo-américaines sur l'Iran, a ajouté que les Etats-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas "à n'importe quel prix".

"Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté", a poursuivi M. Rubio.

Le responsable, qui s'est rendu aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, a également donné l'assurance que les intérêts des pays du Golfe seraient pris en compte.

"Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe", a-t-il souligné.

Son homologue de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a lui mis en avant les "incertitudes" affectant ces pays.

Les monarchies du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Elles accueillent des bases militaires américaines et ont été visées par des missiles et drones iraniens en représailles.


Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés

Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
  • Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres
  • Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela

CARACAS: Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués.

Dans la capitale de ce pays d'Amérique latine de près de 30 millions d'habitants régulièrement frappé par des séismes, des photographes de l'AFP ont vu des secouristes et des habitants fouiller des immeubles réduits à des gravats. Des personnes étaient extirpées des décombres puis emmenées sur des brancards.

Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches !", lance l'un d'eux dans la nuit noire.

"A l'heure actuelle, nous avons reçu des informations faisant état de 32 morts" et "de plus de 700 blessés", a déclaré la présidente par intérim Delcy Rodriguez dans un message à la nation, après avoir déclaré l'état d'urgence.

Elle a précisé ne pas encore disposer de données concernant l'Etat de La Guaira, situé à proximité de la capitale et qui est selon elle la région la plus touchée. L'aéroport de Caracas, gravement endommagé selon elle, a été fermé.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis", a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a indiqué s'être entretenue au téléphone avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s'inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd'hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine et l'Inde ont elles aussi proposé leur aide, et plusieurs pays d'Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques. 


L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
  • M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury"
  • "Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X

TEHERAN: Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.

M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury" lancée contre l'Iran le 28 février.

M. Rutte a également affirmé que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour laisser la place aux avions de ravitaillement utilisés dans le cadre de cette opération, et qu'entre 4.000 et 5.000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X.

"Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran", a souligné le porte-parole du ministère iranien.

"Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes", a-t-il ajouté.

En Italie, le ministère de la Défense a condamné mercredi les propos de M. Rutte, estimant qu'ils avaient envoyé "un message complètement trompeur", Rome n'ayant permis aux Etats-Unis d'utiliser ses bases que pour des vols techniques et logistiques, et non des missions de combat.