Jeter des ponts entre le Liban et le Golfe: Annahar débarque à Dubaï

Ouverture du bureau d’Annahar al-Arabi à Dubaï. (Photo fournie)
Ouverture du bureau d’Annahar al-Arabi à Dubaï. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Jeter des ponts entre le Liban et le Golfe: Annahar débarque à Dubaï

  • Les relations du Liban avec les États arabes du Golfe se sont détériorées au cours de l’année 2021
  • La dernière édition du journal, Annahar al-Arabi, qui met l’accent sur la couverture panarabe, a été lancée le 4 août 2020, le jour même de l’explosion du port

LONDRES: Le groupe libanais Annahar Media Group a annoncé mercredi dernier l’ouverture de son bureau à Dubaï, dont l’objectif est de renforcer sa présence dans le monde arabe.
«Nous construisons enfin les ponts dont nous rêvions entre le Liban, le monde arabe et le Golfe», déclare Nayla Tueni, PDG du groupe, à Arab News. «J’aimerais rendre hommage à tous les journalistes qui se battent pour que ce quotidien survive au Liban», souligne-t-elle.
Les relations du Liban avec les États arabes du Golfe se sont détériorées au cours de l’année 2021. Des diplomates d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et d’autres pays ont été rappelés dans leurs pays après les déclarations faites par le ministre libanais de l’Information de l’époque. Ce dernier avait en effet fait l’éloge de la milice houthie, soutenue par l’Iran, et critiqué l’action de la coalition arabe pour restaurer la légitimité au Yémen. Avant cela, l’ex-ministre libanais des Affaires étrangères avait accusé l’Arabie saoudite d’être responsable de la montée en puissance de Daech.

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Lors de la cérémonie d'ouverture, qui se tenait au Dubai Press Club, Mona al-Marri, PDG du bureau des médias du gouvernement de Dubaï, a qualifié l’événement de «moment historique». (Photo fournie).


Décider d’assurer une présence physique à Dubaï après une année politique aussi mouvementée entre le Liban et le Golfe est une façon de montrer à quel point les querelles politiques du pays ne représentent pas l’opinion des citoyens, ajoute Nayla Tueni.
Lors de la cérémonie d'ouverture, qui se tenait au Dubai Press Club, Mona al-Marri, PDG du bureau des médias du gouvernement de Dubaï, qualifie l’événement de «moment historique». Elle affirme qu’il «permettra aux médias numériques d’atteindre un niveau inédit dans la région arabe» et qu’il «consolidera les relations avec les Émirats arabes unis».
Cette annonce intervient au moment où les journaux libanais luttent pour leur survie dans un contexte particulièrement difficile avec la crise économique du pays, la pandémie de Covid-19 et les répercussions de la double explosion du port de Beyrouth, survenue en 2020.
La dernière édition du journal, Annahar al-Arabi, qui met l’accent sur la couverture panarabe, a été lancée le 4 août 2020, le jour même de l’explosion du port qui a fait des centaines de morts ainsi que des milliers de blessés et de sans-abri.


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.