Afghanistan: partir ou rester, le dilemme des derniers Sikhs

Photo prise le 31 décembre 2021 montrant le gardien du temple Gurnam Singh, priant avec d'autres au temple Karte Parwan Gurdwara, à Kaboul. (Photo, AFP)
Photo prise le 31 décembre 2021 montrant le gardien du temple Gurnam Singh, priant avec d'autres au temple Karte Parwan Gurdwara, à Kaboul. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Afghanistan: partir ou rester, le dilemme des derniers Sikhs

  • Responsable du principal temple sikh de Kaboul, Gurnam Singh embrasse du regard l'immense salle qui accueillait autrefois des centaines de fidèles
  • Pieds nus sur le sol recouvert de tapis rouges, les fidèles sont arrivés au compte-gouttes

KABOUL : Responsable du principal temple sikh de Kaboul, Gurnam Singh embrasse du regard l'immense salle qui accueillait autrefois des centaines de fidèles. Seule une poignée d'adeptes y prie: "Tout le monde aime ce pays. Nous sommes Afghans, c'est notre patrie. Mais nous partons par désespoir".

Pieds nus sur le sol recouvert de tapis rouges, les fidèles sont arrivés au compte-gouttes. Les femmes d'un côté, les hommes de l'autre, chaque groupe se réchauffant autour d'un poêle à bois, ils ont écouté des passages du Guru Granth Sahib, le livre saint sikh.

Puis l'ouvrage a été cérémonieusement replacé dans l'autel lui étant consacré. Début novembre, le gurdwara (temple, ndlr) Karte Parwan possédait encore trois exemplaires du livre saint. Mais deux ont été transportés à Delhi pour être "mis à l'abri".

La communauté sikhe d'Afghanistan, qui comptait dans les années 1970 au moins 150 000 membres, n'en a peut-être plus pour longtemps.

Quarante ans de guerre, de pauvreté et de discriminations ont provoqué leur exode. Après l'arrivée des talibans au pouvoir, mi-août, près d'une centaine se sont encore exilés. Selon Gurnam Singh, ils ne sont plus que 140 à travers le pays, la majorité à Kaboul et quelques dizaines à Jalalabad (est).

Manmohan Singh, 60 ans, un ancien respecté de la communauté, fait visiter le gurdwara. Il montre la cuisine partagée, les appartements où sont logées plusieurs familles.

"La joie ou la peine qu'on éprouvait, on la partageait ici. On a d'abord construit le gurdwara, puis les bâtiments autour, puis l'école. Moi aussi j'ai étudié ici", sourit-il.

"Quand ce gurdwara a été construit il y a 60 ans, tout le quartier appartenait aux Sikhs. Il n'y avait pas un seul musulman ici".

De l'extérieur, rien ne distingue le temple des autres bâtiments du quartier. Sa haute porte métallique, ses murs d'enceinte écrus pourraient être ceux de n'importe quelle résidence cossue.

Les mesures de sécurité sont drastiques: plusieurs attaques ont visé les Sikhs -- membres d'une religion hindouiste comptant 25 millions de fidèles surtout présents au Penjab, dans le nord-ouest de l'Inde -- ces dernières années.

Début octobre encore, des hommes armés, non identifiés, ont pénétré de force dans le gurdwara qu'ils ont vandalisé.

Pour aller où?

Manjit Singh, 40 ans, fait partie des quelques-uns ayant choisi de rester. Comme nombre de Sikhs, il tient une échoppe de produits pharmaceutiques et médicinaux.

Les affaires vont mal, plus à cause de la crise économique que des mauvaises relations avec les talibans ou les autres Afghans. "Ce sont nos amis. Nous sommes là les uns pour les autres", insiste-t-il.

Mais dans son quartier de Shor Bazar, dans le sud de Kaboul, "il reste à peine deux ou trois familles (...) Tous les autres sont partis".

L'an passé, sa fille a épousé un autre Sikh afghan puis a émigré à Delhi. L'Inde a offert son aide aux Sikhs, facilitant leur installation sans pour autant leur donner la nationalité.

Manjit Singh est resté. Partir, pour aller où? "Pas en Inde. Qu'est-ce que je ferais en Inde? Il n'y a pas de travail ou de maison là-bas".

Autrefois, Shor Bazar était un haut lieu sikh. Il en reste une rue, "Hindu Street", où se trouve le plus ancien gurdwara de Kaboul, vieux de "presque 400 ou 500 ans" selon Manjit Singh.

Entretenu par la communauté, il semble presque neuf mais reste vide. Pourtant "avant, beaucoup de gens venaient ici. Nous avions des prières collectives deux fois par semaine, le dimanche et le mercredi".

«Trop de pauvreté»

"Avant", c'était avant l'attaque de mars 2020 contre un autre gurdwara de Shor Bazar. L'assaut par plusieurs hommes, revendiqué par l'EI-K, la branche afghane de l'organisation Etat islamique, avait duré six heures, un jour de prière.

Vingt-cinq personnes étaient mortes, dont la sœur de Parmajeet Kaur. Cette mère de trois enfants, âgée de 30 ans, avait elle reçu un éclat dans l'œil gauche. Comme beaucoup d'autres après cette attaque, elle a fait ses valises, direction Delhi.

Mais dans la capitale indienne, "nous n'avions pas de travail et c'était cher alors nous sommes rentrés", raconte Parmajeet Kaur. C'était en juillet, quelques semaines avant le retour au pouvoir des talibans.

Depuis, Parmajeet et sa famille sont nourris et hébergés au gurdwara Karte Parwan. Leur logement, une pièce aux murs nus d'environ 20 m2, est seulement meublée d'un poêle, d'une immense télé et de couchettes posées le long des murs.

Les enfants ne vont pas à l'école et Parmajeet Kaur ne sort pas du gurdwara, rare endroit où elle se sent en sécurité. Elle pense à repartir mais pas en Inde, évoque le Canada ou les Etats-Unis.

"Il y a trop de pauvreté ici. Mon fils et mes filles sont encore petits. Si nous partons, nous pourrons faire quelque chose de notre vie".


Pas de négociation directe entre l'Iran et les Etats-Unis à Doha, selon le Qatar

  • "M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l'ensemble des questions régionales (...) y compris, bien sûr, les négociations avec l'Iran, mais aussi le L
  • "Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens"

DOHA: Le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit Iran/Etats-Unis, a affirmé mardi qu'aucune discussion directe n'était prévue dans les jours à venir à Doha, où Washington a envoyé ses émissaires pour des réunions avec des médiateurs.

Les deux camps avaient annoncé l'envoi de responsables au Qatar pour avancer après la signature mi-juin d'un protocole d'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.

"M. Steve Witkoff et M. Jared Kushner sont ici à Doha pour rencontrer des médiateurs et des responsables qataris, et les discussions porteront sur l'ensemble des questions régionales (...) y compris, bien sûr, les négociations avec l'Iran, mais aussi le Liban", a déclaré Majed Al Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Ils ne sont pas ici pour leurs négociations avec les Iraniens", a-t-il précisé. Par ailleurs, selon lui, "aucune rencontre directe n'est programmée entre les deux parties dans les prochains jours" ni aucune "réunion de haut niveau".

Côté iranien, une "délégation technique effectue des allers-retours à Doha en fonction de l'avancée des négociations. Il n'y a actuellement aucune délégation de haut niveau sur place", a ajouté le porte-parole.

Les discussions techniques portent sur des points du dossier nucléaire, des questions économiques, de performance de l'Etat ou sur la sécurité, a énuméré Majed Al Ansari.

Le Qatar a d'abord refusé de prendre le rôle de médiateur, après avoir été la cible de tirs iraniens en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Mais depuis plusieurs semaines, il joue un rôle plus actif dans les négociations auprès du Pakistan, autre pays médiateur.


Hostilités en pause entre Téhéran et Washington, réunions annoncées au Qatar

Un avion de chasse F-16 de l’US Air Force patrouille dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient. (Central Command)
Un avion de chasse F-16 de l’US Air Force patrouille dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient. (Central Command)
  • L’Iran et les États-Unis prévoient des échanges au Qatar, mais Téhéran exclut toute négociation directe
  • Tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz après des attaques et un ralentissement du trafic maritime

WASHINGTON: L'Iran et les Etats-Unis ont annoncé lundi des réunions cette semaine au Qatar après leurs attaques des derniers jours, mais Téhéran évoque des rencontres techniques sans négociations directes avec le camp adverse quand Washington parle de "réunions de haut niveau".

Les deux camps ont décidé, selon un responsable américain, de cesser leurs attaques, menées en dépit de la signature d'un protocole d'accord à la mi-juin pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

Et le président américain a écrit sur son réseau Truth Social: "L'IRAN A DEMANDE UNE REUNION. ELLE AURA LIEU DEMAIN (mardi) A DOHA !".

Peu après, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a annoncé sur Fox News que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place "cette semaine pour participer à des réunions de haut niveau".

D'après CNN, qui cite deux responsables américains, Steve Witkoff est déjà en route pour Doha.

Un diplomate au fait des pourparlers a confirmé à l'AFP une rencontre "ces prochains jours des équipes techniques", ajoutant que "les canaux de communication pour désamorcer les incidents étaient opérationnels".

- Tensions autour d'Ormuz -

Après avoir d'abord démenti toute réunion, la diplomatie iranienne a confirmé lundi l'envoi d'une "délégation d'experts" cette semaine à Doha. Mais "dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau", a insisté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Les tensions se cristallisent autour de la gestion du stratégique détroit d'Ormuz, où le trafic a ralenti ce week-end après deux attaques de navires.

Au total, 29 bateaux transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler, un chiffre en net recul par rapport aux jours précédents.

L'Iran répète depuis des semaines en dépit de l'opposition des Etats-Unis qu'il n'y aura pas de retour à la situation d'avant-guerre, quand le passage était gratuit. Et il a menacé les navires tentés de contourner l'itinéraire autorisé.

Accusant Téhéran d'avoir ciblé deux navires la semaine dernière, les Etats-Unis ont bombardé le pays en retour, et l'Iran a ciblé ses voisins du Golfe, Koweït et Bahreïn.

De quoi fragiliser le protocole d'accord signé le 17 juin entre Téhéran et Washington.

- Frais de service -

L'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur le transit dans le détroit et envisagent donc des frais de service. Pourtant la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, non ratifiée par Téhéran, garantit la liberté de navigation "sans entrave" des navires dans les détroits servant à la navigation internationale.

Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, cette voie maritime cruciale pour le commerce mondial d'hydrocarbures a rouvert peu après la signature du protocole d'accord.

Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes.

Oman entretient de son côté le flou et a annoncé l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués.

Le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq, et le président français Emmanuel Macron ont plaidé lundi pour une "navigation libre, sans conditions ni restrictions" et convenu d'y mener des "opérations de déminage conjointes". Ce à quoi la diplomatie iranienne a répondu en sommant la France de ne pas "compliquer davantage" la situation.

- "Détermination" -

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans les pourparlers avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes ce week-end, malgré la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre pour une "paix durable".

Selon un média d'Etat libanais, une frappe israélienne a encore eu lieu lundi dans le sud du pays.

L'accord-cadre prévoit notamment qu'Israël continue à occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre contre le Hezbollah, jusqu'à ce que le mouvement chiite soutenu par l'Iran rende les armes.

Une exigence de longue date, que le gouvernement libanais peine à mettre en oeuvre malgré la pression des Etats-Unis.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a justement affiché sa "détermination" à asseoir l'autorité de l'Etat en déployant son armée jusqu'à la frontière avec Israël, dans une zone où le Hezbollah est implanté.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le nord d'Israël en soutien à son parrain iranien, visé par l'offensive américano-israélienne. Israël a riposté en jurant d'"éliminer" le mouvement, et déployé ses troupes dans le sud. Ses frappes ont depuis fait plus de 4.200 morts, selon Beyrouth.


Les Etats-Unis et l'Iran cessent les hostilités «pour le moment»

Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain. (AFP)
  • Les deux camps s'accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d'accord
  • Le responsable américain n'a cependant pas confirmé des informations de médias américains faisant état d'une rencontre entre Iraniens et Américains mardi au Qatar, avec Ormuz au programme

WASHINGTON: Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre leurs récentes attaques mutuelles qui avaient marqué une reprise des hostilités après la signature de leur protocole d'accord, a annoncé dimanche un responsable américain.

"Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz et autour, a expliqué dans un mail transmis à l'AFP ce responsable.

Les deux camps s'accusaient mutuellement de violations du cessez-le-feu ces derniers jours, dans un regain de tensions après la signature le 17 juin de leur protocole d'accord.

Le responsable américain n'a cependant pas confirmé des informations de médias américains faisant état d'une rencontre entre Iraniens et Américains mardi au Qatar, avec Ormuz au programme.

Verrouillé par la République islamique pendant la guerre lancée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, ce qui a déstabilisé le commerce mondial d'hydrocarbures et fait flamber les cours du pétrole, le détroit a rouvert la semaine dernière.

Téhéran n'autorise cependant qu'un seul couloir de passage, le long de ses côtes, et menace de s'en prendre à tout navire contrevenant. "Aucune autre institution ni aucun autre pays" que l'Iran n'est "responsable" de la gestion du détroit, a martelé dimanche le chef de la diplomatie Abbas Araghchi.

"Toute ingérence" dans la gestion du détroit conduira "à des retards dans (sa) réouverture et augmentera les tensions", a-t-il lancé.

Possible rencontre au Qatar 

L'Iran a vu d'un mauvais oeil l'annonce par Oman de l'ouverture d'une voie de navigation alternative temporaire, présentée comme une initiative concertée avec l'ONU pour évacuer les marins et navires bloqués. Des dizaines de bateaux l'ont empruntée cette semaine.

Et depuis jeudi, deux navires ont été touchés par des projectiles d'origine inconnue - des attaques attribuées à Téhéran par l'armée américaine qui a riposté deux jours de suite en bombardant l'Iran.

Téhéran a de son côté répliqué en tirant missiles et drones vers ses voisins du Golfe, notamment le Koweït et Bahreïn.

Citant deux responsables américains et une troisième source ayant connaissance du dossier, le média Axios a affirmé que des discussions devaient avoir lieu mardi au Qatar pour résoudre les différends concernant Ormuz, voie par laquelle transite habituellement quelque 20% des hydrocarbures mondiaux.

Si l'Iran et Oman revendiquent leur souveraineté sur Ormuz, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de "passage en transit" dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d'Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde.

Le texte, non ratifié par Téhéran, dispose que "tous les navires et aéronefs" dont le but est le transit "continu et rapide" du détroit jouissent d'une liberté de navigation "sans entrave".

Frappes israéliennes au Liban 

Au Liban, que Téhéran avait exigé d'inclure dans le protocole d'accord avec les Etats-Unis, Israël a poursuivi ses frappes dimanche. Et ce malgré, aussi, la signature vendredi à Washington d'un accord-cadre en vue d'une "paix durable".

Dans un communiqué conjoint, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense israéliens Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit un long et profond tunnel du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'Agence libanaise d'information ANI (officielle) a rapporté des bombardements, le ministère de la Santé faisant état de deux blessés après le lancement d'une grenade par "l'ennemi israélien" sur une localité du sud du pays.

Le chef du Parlement libanais allié au Hezbollah pro-Iran, Nabih Berri, a affirmé dimanche que l'accord avec Israël "ne sera pas adopté" en l'état.

Le mouvement chiite, qui rejette lui aussi cet accord, a dit se réserver le droit de "défendre sa patrie" après les dernières attaques israéliennes.

L'accord conditionne le retrait d'Israël du Liban - dont les troupes occupent un secteur dans le sud - au désarmement du Hezbollah. Une exigence de longue date que Beyrouth peine à mettre en oeuvre.

Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran.