Une chanson satirique israélienne qui critique les accords d’Abraham divise les internautes

La comédienne Noam Shuster-Eliassi, qui parle couramment l’arabe, défend ardemment les droits des Palestiniens. Elle critique l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis. (Facebook)
La comédienne Noam Shuster-Eliassi, qui parle couramment l’arabe, défend ardemment les droits des Palestiniens. Elle critique l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis. (Facebook)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Une chanson satirique israélienne qui critique les accords d’Abraham divise les internautes

  • La chanson Dubai, Dubai, interprétée par la comédienne et activiste israélienne Noam Shuster-Eliassi, faisait partie d’un sketch comique
  • «C’est la meilleure chose que j’aie vue sur Twitter depuis un moment», écrit un internaute

LONDRES: Une chanson satirique israélienne en langue arabe qui tourne en ridicule la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis a fait beaucoup de bruit cette semaine sur les réseaux sociaux au Moyen-Orient.
La chanson Dubai, Dubai, interprétée par la comédienne et activiste israélienne Noam Shuster-Eliassi, faisait partie d’un sketch comique diffusé lors de l’émission Shu Esmo, sur la chaîne de langue arabe Makan 33.

 

There it is with subtitles “Dubai Dubai” from the satire show “el shusmo” on مكان | written by Razi Najjar | produced by C-Genic ״דובאי דובאי״ מתוך תוכנית הסאטירה ״א-שוסמו״ בערוץ ״מקאן״ | מלים: ראזי נג׳אר | הפקה: סי-ג׳יניק. "دبي دبي"، أغنية من البرنامج الساتيري الساخر "الشوسمو"، قناة "مكان" | فكرة وكلمات: رازي نجار | إنتاج: c-genic Enjoy, Haifa Wannabe ?

Posted by Noam Shuster-Eliassi on Monday, January 17, 2022


La comédienne, qui parle couramment l’arabe, défend ardemment les droits des Palestiniens. Elle dénonce l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis, qui met en valeur, selon elle, l’hypocrisie d’Israël envers les pays arabes.
Dans sa chanson parodique, la comédienne se présente comme «Haifa Wannabe», faisant allusion à la célèbre chanteuse arabe Haifa Wehbe.
Elle poursuit: «Je vais chanter une chanson originale que j’ai écrite en arabe pour célébrer le traité de paix avec Dubaï, mais c’est très important pour moi d’envoyer des messages d’amour et de paix, en particulier si les personnes concernées se trouvent à 4 000 kilomètres d’ici.»
«La lumière est au bout du tunnel. Si seulement tous les Arabes, comme ceux qui sont à Dubaï et qui ont beaucoup d’argent, pouvaient aimer le peuple d’Israël et ne pas nous jeter à la mer», dit-elle dans la chanson.
«Il n’y a rien de mieux que les Arabes, qui ont des millions, qui ont oublié leur peuple victime de nakba, qui ont oublié la Palestine. À Dubaï, ils ont oublié le siège imposé à Gaza. Si seulement tous les Arabes venaient de Dubaï…»
La chanson a fait le tour des réseaux sociaux et a suscité une vague de soutien.
Ahmed Ghanim, un internaute, écrit sur Twitter: «Cette chanson est un mélange d’hébreu et d’arabe; elle parle de la coopération entre les Émirats arabes unis et Israël contre les Palestiniens. Elle évoque également la manière dont les Arabes ont oublié la Palestine et la souffrance de son peuple. Nous apprécions sincèrement ce que la chanteuse fait.»


Cette chanson est un mélange d’hébreu et d’arabe; elle parle de la coopération entre les Émirats arabes unis et Israël contre les Palestiniens. Elle évoque également la manière dont les Arabes ont oublié la Palestine et la souffrance de son peuple. Nous apprécions sincèrement ce que la chanteuse fait.»


Un autre internaute s’exprime ainsi: «C’est la meilleure chose que j’aie vue sur Twitter depuis un moment.»

La comédienne israélienne a, quant à elle, publié le Tweet suivant: «Vous êtes-vous déjà remis de la Covid-19 pour la deuxième fois en provoquant un incident diplomatique au moyen d’une vidéo virale qui tourne en ridicule un accord de “paix” entre deux gouvernements qui n’ont jamais été en conflit, échangent des armes et font fi des droits des Palestiniens? N’essayez pas de faire ça chez vous.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".