Qui sur les prochains billets européens ? Léonard de Vinci et Simone Veil, plaide Lagarde

La photo montre des billets en euros à Dortmund, dans l'ouest de l'Allemagne, le 27 janvier 2020. (Photo, AFP)
La photo montre des billets en euros à Dortmund, dans l'ouest de l'Allemagne, le 27 janvier 2020. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 20 janvier 2022

Qui sur les prochains billets européens ? Léonard de Vinci et Simone Veil, plaide Lagarde

  • Vingt ans plus tard, la BCE a annoncé début décembre son projet de nouveaux dessins sur les billets en euros d'ici 2024
  • Des monuments emblématiques du continent pourraient également être choisis pour la prochaine série, après les avis reçus d'un groupe de 19 experts

PARIS : Sur les prochains billets de banque de la zone euro, actuellement à l'étude, Léonard de Vinci et Simone Veil feraient de bons modèles, a plaidé jeudi la patronne de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

"Il faut trouver de grands vrais Européens au fil de l'Histoire pour que l'on puisse se reconnaître", a remarqué la dirigeante de la BCE, interrogée sur France Inter.

Parmi les candidats potentiels, Christine Lagarde a cité "Leonard de Vinci de toute évidence, dans les plus récents Simone Veil clairement".

Pour convenir à tous les Européens lors de son introduction en 2002, la monnaie commune s'était dotée, sur ses sept billets, d'arcs romans ou gothiques, ou encore d'éléments architecturaux modernes.

Vingt ans plus tard, la BCE a annoncé début décembre son projet de nouveaux dessins sur les billets en euros d'ici 2024.

Les illustrations actuelles représentent les différentes époques de l'histoire européenne  de manière symbolique, et ont permis d'éviter aux Etats membres d'avoir à s'accorder sur un nombre très restreint de grandes figures historiques.

Le cahier des charges des premiers billets en euro interdisait notamment le recours à tout symbole d'identité nationale comme les portraits de personnages célèbres, utilisés habituellement pour les coupures nationales.

La liste des futurs heureux élus sera très restreinte puisqu'il n'y a plus désormais que six différentes coupures, cinq, dix, vingt, cinquante, cent et deux cents euros, après la disparition de la coupure de 500 euros.

Des monuments emblématiques du continent pourraient également être choisis pour la prochaine série, après les avis reçus d'un groupe de 19 experts, un par Etat membre de la zone euro, et du public.

Le concepteur des premiers billets, l'ancien graphiste de la banque centrale autrichienne Robert Kalina, estimait pour sa part dans un récent entretien à l'AFP que de grands compositeurs comme Beethoven ou Mozart, "qu'on ne peut réduire à un seul pays", pouvaient représenter un bon choix.


Turquie: la banque centrale refuse de relever son taux directeur pour contrer l'inflation

La livre turque s'échangeait jeudi après-midi autour de 16,4 livres pour un dollar. (Photo d'illustration, AFP)
La livre turque s'échangeait jeudi après-midi autour de 16,4 livres pour un dollar. (Photo d'illustration, AFP)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan, qui estime à rebours des théories économiques classiques que les taux d'intérêt élevés favorisent l'inflation, avait contraint la banque centrale à abaisser son taux directeur de 19% à 14%
  • La livre turque a ainsi vu sa valeur fondre de 44% face au dollar en 2021 et a encore perdu 23% face au billet vert depuis le 1er janvier, malgré des interventions répétées de la banque centrale.

ISTANBUL : La banque centrale turque a maintenu jeudi pour le cinquième mois consécutif son principal taux directeur à 14%, refusant de relever ce dernier pour tenter d'endiguer une inflation de 70%, au plus haut depuis 20 ans et que la guerre en Ukraine risque d'accentuer encore.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui estime à rebours des théories économiques classiques que les taux d'intérêt élevés favorisent l'inflation, avait contraint la banque centrale à abaisser son taux directeur de 19% à 14% entre septembre et décembre, provoquant l'effondrement de la monnaie nationale.

La livre turque a ainsi vu sa valeur fondre de 44% face au dollar en 2021 et a encore perdu 23% face au billet vert depuis le 1er janvier, malgré des interventions répétées de la banque centrale. 

Les rumeurs d'intervention turque en Syrie ces derniers jours l'ont encore enfoncée.

La livre turque s'échangeait jeudi après-midi autour de 16,4 livres pour un dollar, à des niveaux qui n'étaient plus atteints depuis décembre 2021, quand la livre avait connu son plus bas historique à 18,4 livres pour un dollar.  

"Le processus de désinflation débutera avec le rétablissement d'un environnement de paix dans le monde et la disparition des effets de base de l'inflation", indique la banque centrale dans un communiqué pour justifier sa décision.

Conséquence de l'effondrement de la livre turque et de l'envol des cours de l'énergie notamment, l'inflation s'est envolée à 69,97% sur un an en avril, selon les chiffres officiels, au plus haut depuis l'arrivée au pouvoir en 2002 du Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan.

Au pouvoir depuis dix-neuf ans comme Premier ministre puis comme président, le chef de l'Etat espère être réélu lors de la prochaine élection présidentielle, prévue en juin 2023.

Recep Tayyip Erdogan, qui a bâti ses succès électoraux des deux dernières décennies sur ses promesses de prospérité, a assuré fin avril que l'inflation "commencera à ralentir après le mois de mai".

 


Le Japon rouvre progressivement ses portes aux touristes

Des gens traversent une rue du quartier de Ginza à Tokyo le 21 mai 2022. (Photo, AFP)
Des gens traversent une rue du quartier de Ginza à Tokyo le 21 mai 2022. (Photo, AFP)
Short Url
  • Le gouvernement nippon a révisé les règles de contrôle aux frontières pour recommencer à accepter les voyages en groupe pour des touristes en provenance de 36 pays et régions où la situation liée à la Covid-19 est relativement stable
  • Le mois prochain, la limite quotidienne d'entrée au Japon sera doublée et portée à 20 000 personnes

TOKYO: Le Japon a annoncé jeudi qu'il rouvrirait ses portes aux touristes de 36 pays à partir du 10 juin, mettant fin ainsi à une fermeture des frontières de deux ans pour cause de pandémie, mais les voyageurs ne pourront entrer qu'en groupe.  

Cette décision est survenue après l'annonce par le gouvernement la semaine dernière qu'il testerait des voyages organisés en petits groupes avec des touristes venant des États-Unis, d'Australie, de Thaïlande et de Singapour à partir de ce mois-ci.  

Jeudi, le gouvernement nippon a révisé les règles de contrôle aux frontières pour recommencer à accepter les voyages en groupe pour des touristes en provenance de 36 pays et régions où la situation liée à la Covid-19 est relativement stable, a-t-il déclaré dans un communiqué.  

Ces pays comprennent la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Canada, l'Arabie saoudite et la Malaisie. 

Le Japon va également porter à sept le nombre d'aéroports acceptant des vols internationaux en ajoutant Naha, dans le département d'Okinawa (sud), et Chitose, près de Sapporo, dans le département de Hokkaido (nord).  

Pendant la majeure partie de la pandémie, le Japon a interdit l'accès à son territoire à tous les touristes et n'a autorisé que les citoyens japonais et les résidents étrangers à y revenir, même si ces derniers ont été périodiquement exclus.  

Tous les arrivants doivent être testés négatifs avant de se rendre au Japon et la plupart doivent être testés à nouveau à leur arrivée, bien que les personnes triplement vaccinées provenant de certains pays puissent éviter le test supplémentaire, ainsi qu'une quarantaine de trois jours exigée pour les autres.  

Les groupes touristiques seront encadrés et devront veiller à ce que les visiteurs étrangers respectent le port du masque et d'autres mesures ayant permis de maintenir le nombre de victimes de Covid-19 à un niveau relativement bas au Japon.  

Le nombre total de personnes susceptibles de bénéficier de cette réouverture progressive et prudente reste incertain.  

Le mois prochain, la limite quotidienne d'entrée au Japon sera doublée et portée à 20 000 personnes, mais les groupes de touristes ne devraient pas être comptabilisés dans ce chiffre, selon des médias locaux.  

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida a déclaré qu'il souhaitait assouplir les mesures de contrôle aux frontières, mais on s'attend à ce que les choses aillent lentement, le public étant favorable aux restrictions actuelles.  

Avant la pandémie, le Japon misait de plus en plus sur le tourisme pour soutenir son économie. En 2019, il avait accueilli 31,9 millions de visiteurs étrangers, un nouveau record, et visait la barre des 40 millions en 2020, l'année où les jeux Olympiques de Tokyo devaient initialement se tenir. 

La pandémie avait ruiné cet objectif et les JO s'étaient tenus à huis clos en 2021. 


Céréales: Moscou accuse l'Occident de bloquer les exportations d'Ukraine

Les pays occidentaux "doivent annuler ces décisions illégales qui font obstacle au fret des navires, qui font obstacle à l'exportation des céréales". (Photo, AFP)
Les pays occidentaux "doivent annuler ces décisions illégales qui font obstacle au fret des navires, qui font obstacle à l'exportation des céréales". (Photo, AFP)
Short Url
  • L'Ukraine, gros exportateur de céréales, notamment de maïs et de blé, voit sa production bloquée du fait des combats
  • Pour sa part, la Russie, autre puissance céréalière, ne peut vendre sa production et ses engrais en raison des sanctions occidentales touchant les secteurs financiers et logistiques

MOSCOU: Le Kremlin a balayé jeudi les accusations occidentales affirmant que Moscou, depuis son offensive en Ukraine, bloque les exportations de céréales ukrainiennes, ce qui menace d'entraîner une crise alimentaire mondiale.

"Nous rejetons catégoriquement ces accusations et accusons à l'inverse les pays occidentaux d'avoir pris une série de mesures illégales qui ont mené à ce blocus", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Les pays occidentaux "doivent annuler ces décisions illégales qui font obstacle au fret des navires, qui font obstacle à l'exportation des céréales", a poursuivi M. Peskov, en référence aux sanctions occidentales contre Moscou.

L'Ukraine, gros exportateur de céréales, notamment de maïs et de blé, voit sa production bloquée du fait des combats. 

Pour sa part, la Russie, autre puissance céréalière, ne peut vendre sa production et ses engrais en raison des sanctions occidentales touchant les secteurs financiers et logistiques.

Mercredi, un haut diplomate russe, Andreï Roudenko, a lui affirmé que la résolution de la crise passait par la levée des sanctions contre Moscou et "le déminage par Kiev" des ports de la mer Noire. Selon lui, Moscou est prêt ensuite à assurer des "couloirs humanitaires" pour que les navires puissent exporter.