TikTok conseille aux annonceurs de profiter du ramadan

La plate-forme TikTok a organisé cette semaine une session virtuelle pour les annonceurs qui planifient leurs budgets médias pour le ramadan. (Photo fournie)
La plate-forme TikTok a organisé cette semaine une session virtuelle pour les annonceurs qui planifient leurs budgets médias pour le ramadan. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 20 janvier 2022

TikTok conseille aux annonceurs de profiter du ramadan

La plate-forme TikTok a organisé cette semaine une session virtuelle pour les annonceurs qui planifient leurs budgets médias pour le ramadan. (Photo fournie)
  • La plate-forme de vidéos courtes partage des données et des conseils pour faire de la publicité pendant le mois sacré
  • Au total, 89 % des utilisateurs se tournent vers TikTok pour trouver des idées de décoration intérieure, d’iftar et de mode pendant le ramadan

DUBAÏ: La plate-forme TikTok a organisé cette semaine une session virtuelle pour les annonceurs qui planifient leurs budgets médias pour le ramadan. 

Historiquement, le mois sacré attire de grosses sommes d’argent de la part des annonceurs, car les consommateurs dépensent davantage pour tout, des produits ménagers aux cadeaux de luxe, durant la période précédant le ramadan et son déroulement. 

Jusqu’à 75 % de musulmans indiquent qu’ils aimeraient que les marques répondent à leurs besoins pendant la période de jeûne, mais un tiers des utilisateurs en ligne dans la région Mena et en Turquie bloquent les publicités numériques. Cela révèle un décalage entre ce que le public veut et ce que les marques fournissent, explique Dana El Hassan, stratège de plate-forme chez TikTok. Selon elle, les marques doivent «faire partie de la conversation et de la communauté», afin d’offrir aux consommateurs une expérience en ligne ininterrompue. 

Cela est d’autant plus vrai sur TikTok, où 61 % des utilisateurs pensent que les marques font partie de la communauté ouverte. Mme El Hassan estime que les marques doivent se focaliser sur la culture, le contenu et le commerce afin de s’intégrer à la communauté TikTok. 

Au total, 89 % des utilisateurs se tournent vers TikTok pour trouver des idées de décoration intérieure, d’iftar et de mode pendant le ramadan, ce qui donne aux marques la possibilité de participer aux nuances culturelles du mois. L’année dernière, la croissance de la catégorie divertissement a augmenté 1,7 fois pendant le ramadan. Les marques ont donc la possibilité d’interagir avec une communauté qui cherche à se distraire, précise Mme El Hassan. 

De surcroît, plus de 50 % des utilisateurs de TikTok affirment que la plate-forme les a aidés à décider quoi acheter. Ils dépensent également 66 % de plus en shopping pendant le ramadan que les personnes qui n’utilisent pas TikTok. «Le contenu divertissant de la plate-forme, axé sur la créativité et dirigé par la communauté, permet aux marques de transformer l’inspiration en action, ce qui incite les consommateurs à ajouter des articles dans leur panier mais aussi à aimer les vidéos», ajoute Mme El Hassan. 

Une fois que les marques décident d’être présentes sur TikTok, elles doivent faire attention à leur stratégie. Yasmin Moustafa, responsable de la stratégie de marque, a mis en garde les annonceurs contre l’adoption de la même approche tout au long du mois. «Les attitudes et les comportements des utilisateurs changent et évoluent», souligne-t-elle. En effet, les utilisateurs se préparent avant le ramadan, et sont dans une humeur plus festive vers la fin du mois. 

TikTok sert de «stabilisateur» en «fournissant du contenu léger et un sentiment d’unité, permettant aux personnes de faire la fête ensemble», poursuit Mme Moustafa. Cela se reflète dans les chiffres, les utilisateurs restant hyperengagés tout au long du mois. «Si les marques veulent qu’on s’identifie à elles pendant ce ramadan, elles doivent tenir compte des différents sous-moments du ramadan qui sont normalement oubliés», explique-t-elle. 

Une fois que les marques ont compris la mentalité du public, le contenu devient la clé. «Créez en gardant à l’esprit que TikTok est la priorité», conseille Rita Wehbé, directrice de The Shop, le service interne de TikTok destiné aux marques. Pour ce faire, il faut notamment utiliser les sons de manière efficace. Par exemple, l’année dernière, la mélodie de l’opérateur téléphonique Orange pour le ramadan a été utilisée dans 87 000 vidéos réalisées par les utilisateurs de TikTok. 

Selon Léa Bitar, chargée de clientèle chez TikTok, des recherches indépendantes montrent que la plate-forme permet de sensibiliser et d’attirer l’attention sur une marque dix fois plus efficacement et à moindre coût que la télévision, qui domine généralement les dépenses médiatiques pendant le mois sacré. 

Lors du précédent ramadan, les campagnes TikTok ont permis de mémoriser 2,6 fois plus d’annonces et de motiver cinq fois plus d’achats que les normes du secteur. La plate-forme a également permis une augmentation moyenne de 4,1 % des ventes hors ligne, selon une étude menée au cours du mois sacré dernier sur trois marques de produits ménagers et de soins personnels en Arabie saoudite. 

Selon Mme Bitar, une stratégie gagnante pour le ramadan doit inclure une bonne préparation, l’optimisation et la mesure. Les marques peuvent planifier leur impact en tirant parti de la suite de solutions de TikTok et en choisissant la bonne combinaison pour atteindre leurs objectifs commerciaux. Ils peuvent améliorer leur approche grâce aux nouvelles fonctionnalités que la plate-forme ajoutera pendant le ramadan, comme le ciblage par affinité et le découpage en tranches horaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."


Philippe Bouvard est mort, «Les Grosses Têtes» sont orphelines

Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
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  • "Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier
  • Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux

PARIS: Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans.

C'est sa radio de toujours qui a annoncé son décès, après en avoir été informée par son épouse. "Il s'est éteint ce matin aux alentours de huit heures, en douceur", a déclaré à l'antenne la présentatrice de la matinale de RTL, Céline Landreau.

Les hommages ont aussitôt afflué sur la station pour saluer celui que beaucoup considéraient comme un précurseur, à la frontière du journalisme et du divertissement.

"Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier, qui lui avait succédé aux commandes des "Grosses Têtes" en 2014 pour rajeunir l'émission.

Un épisode que l'intéressé avait d'ailleurs mal vécu, parlant lui-même d'"un déchirement". Il était resté 37 ans aux commandes de cette émission culte, qu'il avait lancée en 1977, et dont le succès ne s'est jamais démenti.

Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux.

Avec cette émission, "Philippe a su mettre à la portée de tous la culture générale", a estimé Jean-Pierre Foucault, en saluant "notre maître à tous".

Philippe Bouvard "a plus fait pour la langue française que la moitié des 40 momies de l'Académie française" mais "n'a jamais été récompensé de cet effort populaire", a regretté le navigateur Olivier de Kersauson, pilier historique des "Grosses Têtes", que Bouvard avait coutume de saluer par une apostrophe qui a marqué le programme: "Bonne réponse de l'Amiral!"

"Français moyen" 

"C'était quelqu'un de curieusement très attachant. Je n'ai jamais su s'il nous aimait ou pas", a réagi l'humoriste Bernard Mabille, autre figure de l'émission.

Pour le journaliste Marc-Olivier Fogiel, le principal atout de Philippe Bouvard était "de ne pas avoir de frontières": "C'était un journaliste qui pouvait passer du divertissement au sérieux".

Après avoir entamé sa carrière de journaliste au Figaro dans les années 50, Bouvard avait rejoint France Soir en 1973, parallèlement à son parcours sur RTL.

A la télévision, il avait présenté de 1982 à 1987 "Le petit théâtre de Bouvard" sur Antenne 2, une émission de sketchs où il donnait leur chance à des comédiens débutants dont plusieurs allaient devenir des vedettes : Muriel Robin, Les Inconnus, Mimie Mathy Michèle Bernier ou encore le duo Chevallier et Laspalès.

Hyperactif, Philippe Bouvard tenait encore à 94 ans une page dans le magazine VSD, ainsi qu'une chronique dominicale sur RTL. Il avait tout arrêté le 1er janvier 2025 après avoir atteint son "double record": "60 ans de radio et 60 ans de RTL".

Physique rond et jovial, passionné de jeux d'argent et de belles voitures, ce fils d'un couple de petits commerçants se revendiquait comme "un Français moyen, râleur, chauvin, un rien xénophobe", comme il le disait au journal Le Parisien en 2022. Pour autant, il avouait regretter parfois de "s'être laissé engluer dans ce personnage".