Les échos de la campagne à 80 jours du premier tour

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de la deuxième édition du prix French Design 100, qui récompense les designers promouvant le design français dans le monde, à l'Elysée à Paris, le 20 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors de la deuxième édition du prix French Design 100, qui récompense les designers promouvant le design français dans le monde, à l'Elysée à Paris, le 20 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Les échos de la campagne à 80 jours du premier tour

  • Il n'y aura pas de démonstration de force de la majorité sur les parrainages des élus pour la candidature Macron, contrairement à ce qui avait été un temps espéré par des cadres de LREM
  • En attendant son imminente déclaration officielle de candidature, Emmanuel Macron continue de sillonner le terrain dans le costume de président, perlant ici ou là des annonces

PARIS : Les échos de la campagne présidentielle jeudi, à 80 jours du premier tour.

LA CITATION DU JOUR

"Madame Taubira est une voix forte à gauche, une voix qui s’est tue pendant six ans, (pendant que) toutes celles et ceux, ici, allaient au combat", a grincé le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner. 

"Elle aurait pu avoir un rôle à jouer comme soutien" à Anne Hidalgo, mais "quand elle dit +je ne serai pas une candidature de plus+, malheureusement elle est une candidature de trop", a encore déploré M. Kanner, qui inaugurait le comité de soutien lillois de Mme Hidalgo.

 

LES ANIMALISTES EN MEETING

La candidate du Parti animaliste, Hélène Thouy, tiendra deux meetings en février, à Orléans le 12 puis Toulouse le 26, a-t-elle annoncé à l'AFP. D'ici là, "notre priorité absolue est de boucler nos parrainages", a-t-elle dit, en revendiquant 270 mais pointant des difficultés "avec le fait que l'immense majorité des maires ne veut parrainer personne". Le programme, décliné en une centaine de propositions, sera diffusé "fin janvier, début février", avec l'ambition de "démontrer que la cause animale et les liens entre animaux et hommes, peuvent irriguer l'ensemble des thèmes", a-t-elle ajouté.

 

PARRAINAGES: LA MAJO LA JOUE MODESTE

Il n'y aura pas de démonstration de force de la majorité sur les parrainages des élus pour la candidature Macron, contrairement à ce qui avait été un temps espéré par des cadres de LREM.  "Valérie Pécresse bien sûr fera plus que nous", constate un ténor de la majorité. "Vous avez vu le maillage territorial ? Et là, tous les grands exécutifs mettent la pression sur les maires", ajoute le même, concédant que les premières remontées effectuées par les parlementaires n'étaient "pas époustouflantes". 

Selon des sources au sein de LREM, un millier de promesses de parrainages a été engrangé, quand en 2017 M. Macron avait obtenu 1.829 signatures. Le profil bas est donc de mise. "Je ne suis pas pour qu'on fasse dans la surenchère sur ce sujet", résume un autre ponte de la majorité.

 

AU CALENDRIER DE L'AVENT DE MACRON

En attendant son imminente déclaration officielle de candidature, Emmanuel Macron continue de sillonner le terrain dans le costume de président, perlant ici ou là des annonces. Le député LREM Jean-Baptiste Moreau, agriculteur en Creuse, a déclaré jeudi que le chef de l'Etat se rendrait lundi dans son département sur le thème de la "jeunesse en milieu rural", accompagné notamment du ministre de la Santé Olivier Véran et de l'Agriculture Julien Denormandie.

 

LE SONDAGE DU JOUR

La candidate LR Valérie Pécresse et celle du RN Marine Le Pen continuent leur chassé-croisé dans la course à la qualification pour le deuxième tour. Selon le baromètre Opinionway, la présidente de la région Ile-de-France a pris une courte longueur d'avance (18% contre 17%). Une photographie contredite par l'enquête de l'Ifop, qui voit Mme Le Pen légèrement distancer sa concurrente (18% contre 16%). Ces résultats restant dans la marge d'erreur, le suspense est donc entier. Emmanuel Macron, lui, caracole en tête, avec 24% et 25,5% d'intentions de vote dans les deux sondages.

 

AMELIE DORENDEU SOUTIENT LA «PRIMAIRE POPULAIRE»

La "primaire populaire", initiative "citoyenne" qui entend désigner un candidat unique de la gauche - Christiane Taubira est la seule des principaux candidats à gauche à en accepter l'issue - a engrangé le soutien d'une ancienne chef de l'Etat... de fiction: la comédienne Anna Mouglalis, qui a repris son rôle d'Amélie Dorendeu, présidente de la République dans la brillante série "Baron noir", et qui appelle dans une vidéo à s'inscrire à ladite primaire. 

Dans la série, la Première secrétaire du PS accède à l'Elysée sans recourir à ce processus.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.