Ivanka Trump, nouvelle cible de l'enquête parlementaire sur l'assaut du Capitole

Photo d'Ivanka Trump prise le 1er novembre 2020, lors d'un rassemblement "Make America Great Again" au Total Sports Park à Washington, Michigan. (Photo, AFP)
Photo d'Ivanka Trump prise le 1er novembre 2020, lors d'un rassemblement "Make America Great Again" au Total Sports Park à Washington, Michigan. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Ivanka Trump, nouvelle cible de l'enquête parlementaire sur l'assaut du Capitole

  • Ancienne habituée des soirées mondaines de New York, Ivanka Trump, 40 ans, est devenue après l'élection de 2016 l'une des plus proches conseillères de son père
  • Son mari Jared Kushner était lui aussi conseiller à la Maison Blanche, chargé de dossiers sensibles comme le processus de paix au Proche-Orient

WASHINGTON : Ivanka Trump, la fille préférée de l'ancien président américain, a été invitée jeudi à témoigner devant la commission parlementaire qui cherche à faire la lumière sur le rôle de Donald Trump dans l'attaque contre le Capitole.

C'est la première fois qu'un membre de la famille Trump est invité directement à coopérer à l'enquête sur les événements du 6 janvier 2021.

La commission parlementaire a adressé une lettre jeudi à celle qui fut une proche conseillère de Donald Trump lorsqu'il était à la Maison Blanche. Le groupe d'élus y souligne qu'Ivanka Trump semble avoir eu une connaissance directe de la tentative de son père de persuader le vice-président de l'époque, Mike Pence, d'arrêter le comptage des votes des grands électeurs.

C'est ce comptage, qui actait formellement la défaite de Donald Trump à la présidentielle de 2020, que des partisans de l'ancien président avaient interrompu en forçant l'entrée du Congrès américain, des images suivies avec stupeur à travers le monde.

"La commission souhaite discuter de toute conversation dont vous auriez été témoin ou à laquelle vous auriez participé concernant le projet du président d'entraver ou d'empêcher le décompte des votes des grands électeurs", détaille dans cette lettre l'élu Bennie Thompson, à la tête de la commission.

"L'une des discussions du président avec le vice-président a eu lieu par téléphone le matin du 6 janvier", poursuit-il. "Vous étiez présente dans le Bureau ovale et avez observé au moins une partie de cette conversation téléphonique."

Dans cette missive de huit pages, le groupe d'élus demande aussi à Ivanka Trump de reconstituer ses activités le jour de l'émeute et de donner un aperçu des mesures prises -- ou non -- par la Maison Blanche ce jour-là.

Il lui propose "un rendez-vous le 3 ou 4 février".

Ambitions politiques

Ancienne habituée des soirées mondaines de New York, Ivanka Trump, 40 ans, est devenue après l'élection de 2016 l'une des plus proches conseillères de son père, alimentant les accusations de népotisme à l'égard du président.

Son mari Jared Kushner était lui aussi conseiller à la Maison Blanche, chargé de dossiers sensibles comme le processus de paix au Proche-Orient.

Dans un communiqué transmis à plusieurs médias américains, la porte-parole d'Ivanka Trump a accusé réception de la lettre des enquêteurs, tout en soulignant que cette dernière n'avait "pas parlé lors des manifestations du 6 janvier".

La fille de l'ancien président, à qui l'on soupçonne des ambitions politiques, n'a toutefois pas fait savoir si elle prévoyait effectivement de témoigner auprès de la commission.

Ce groupe composé principalement d'élus démocrates cherche à établir la responsabilité de Donald Trump et de son entourage dans l'assaut du siège du Congrès.

D'autres proches de Donald Trump, comme son ancien chef de cabinet Mark Meadows, ont déjà été visés par des assignations à comparaître. Mais fidèles aux injonctions de l'ancien président, qui qualifie la commission de "partisane", ils ont refusé de coopérer.

La commission avance malgré tout à marche forcée. Elle a dit avoir déjà entendu près de 400 témoins.

Il y a de fait urgence: elle souhaite à tout prix publier ses conclusions avant les élections de mi-mandat, en novembre 2022. Si les démocrates perdent le contrôle de la Chambre lors du scrutin, elle risque d'être dissoute par les républicains.


Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés

Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
  • Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres
  • Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela

CARACAS: Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués.

Dans la capitale de ce pays d'Amérique latine de près de 30 millions d'habitants régulièrement frappé par des séismes, des photographes de l'AFP ont vu des secouristes et des habitants fouiller des immeubles réduits à des gravats. Des personnes étaient extirpées des décombres puis emmenées sur des brancards.

Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches !", lance l'un d'eux dans la nuit noire.

"A l'heure actuelle, nous avons reçu des informations faisant état de 32 morts" et "de plus de 700 blessés", a déclaré la présidente par intérim Delcy Rodriguez dans un message à la nation, après avoir déclaré l'état d'urgence.

Elle a précisé ne pas encore disposer de données concernant l'Etat de La Guaira, situé à proximité de la capitale et qui est selon elle la région la plus touchée. L'aéroport de Caracas, gravement endommagé selon elle, a été fermé.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis", a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a indiqué s'être entretenue au téléphone avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s'inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd'hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine et l'Inde ont elles aussi proposé leur aide, et plusieurs pays d'Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques. 


L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
  • M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury"
  • "Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X

TEHERAN: Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.

M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury" lancée contre l'Iran le 28 février.

M. Rutte a également affirmé que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour laisser la place aux avions de ravitaillement utilisés dans le cadre de cette opération, et qu'entre 4.000 et 5.000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X.

"Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran", a souligné le porte-parole du ministère iranien.

"Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes", a-t-il ajouté.

En Italie, le ministère de la Défense a condamné mercredi les propos de M. Rutte, estimant qu'ils avaient envoyé "un message complètement trompeur", Rome n'ayant permis aux Etats-Unis d'utiliser ses bases que pour des vols techniques et logistiques, et non des missions de combat.


Rubio réaffirme que Washington n'acceptera pas de péage ou frais sur le détroit d'Ormuz

US Secretary of State Marco Rubio speaks to the media upon arrival at al-Bateen Executive Airport in Abu Dhabi on June 23, 2026, on the first stop of a tour of Gulf states aimed at showing solidarity with key allies hit hard by the Middle East war. (AFP)
US Secretary of State Marco Rubio speaks to the media upon arrival at al-Bateen Executive Airport in Abu Dhabi on June 23, 2026, on the first stop of a tour of Gulf states aimed at showing solidarity with key allies hit hard by the Middle East war. (AFP)
  • Le secrétaire d'État américain Marco Rubio entame une tournée dans le Golfe en rencontrant les dirigeants des Émirats arabes unis, du Koweït et de Bahreïn afin de discuter de l'accord États-Unis–Iran et de la sécurité régionale
  • Les pays du Golfe, fortement touchés par les représailles iraniennes durant le récent conflit, s'interrogent sur la fiabilité du soutien américain malgré leurs relations étroites avec Donald Trump et leurs importants investissements aux États-Unis

ABOU DHABI: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'entretient mercredi avec les autorités des Emirats arabes unis, au premier jour d'une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient.

Arrivé la veille au soir à Abou Dhabi, M. Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.

S'exprimant devant la presse mardi soir, le chef de la diplomatie américaine avait indiqué vouloir parler avec les dirigeants des pays du Golfe du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran et réitéré que Washington n'acceptera pas de péage ou redevances sur le détroit d'Ormuz, point d'achoppement entre les deux pays.

"Il s'agit d'une voie navigable internationale. Aucun pays n'est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale", a-t-il dit, quand au contraire l'Iran et Oman soulignent "leur souveraineté sur leurs eaux territoriales".

M. Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera à une réunion jeudi des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Il s'agit du premier déplacement d'un haut responsable américain au Moyen-Orient depuis la signature la semaine dernière de ce protocole d'accord, et la tenue de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran en Suisse.

La mission s'annonce délicate alors que les pays de la région ont payé au prix fort les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, ayant été visés par des représailles à coup de missiles et de drones iraniens lors de cette guerre dont ils ne voulaient pas.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont ainsi été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes. Le Koweït et Bahreïn ont également été durement touchés.

Avant le conflit, les Emirats avaient renforcé leur partenariat avec Washington et plaidé à plusieurs reprises pour un règlement de la question du programme de missiles iranien et des groupes soutenus par Téhéran, un sujet absent du protocole d'accord.

Les dirigeants de la région entretiennent de longue date des relations étroites avec le président Donald Trump et ont promis d'investir des milliards de dollars aux Etats-Unis.

Mais les experts notent qu'ils ont dû largement faire face seuls à la riposte iranienne et qu'ils s'inquiètent de la fiabilité des Etats-Unis.