Netflix perd plus de 20% à Wall Street, gros temps pour les chouchous de la pandémie

Le logo Netflix est visible au sommet de leur immeuble de bureaux à Hollywood, en Californie, le 20 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le logo Netflix est visible au sommet de leur immeuble de bureaux à Hollywood, en Californie, le 20 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 22 janvier 2022

Netflix perd plus de 20% à Wall Street, gros temps pour les chouchous de la pandémie

  • En quelques secondes, les investisseurs ont effacé quasiment 40 milliards de dollars de la valorisation de Netflix
  • Parmi les grands gagnants de l'ère du coronavirus, avec un gain net de 55 millions d'abonnés en deux ans, Netflix n'a plus les faveurs des investisseurs

NEW YORK : L'action Netflix perdait plus de 20% à Wall Street vendredi, sanctionné par un marché nerveux qui s'en prend aux valeurs fétiches de la pandémie, à la croissance désormais jugée insuffisante.

En quelques secondes, les investisseurs ont effacé quasiment 40 milliards de dollars de la valorisation de Netflix, à l'ouverture de la Bourse électronique Nasdaq. Vers 18H30 GMT, le titre lâchait 21,26%.

En cause, la prévision annoncée jeudi par le service de vidéo en ligne, qui table sur une hausse nette de 2,5 millions d'abonnés au premier trimestre, ce qui constituerait la progression la plus modeste pour les trois premiers mois de l'année depuis 2010.

Parmi les grands gagnants de l'ère du coronavirus, avec un gain net de 55 millions d'abonnés en deux ans, Netflix n'a plus les faveurs des investisseurs depuis plusieurs mois déjà. Le titre a perdu 43% par rapport à son pic de mi-novembre.

Et la plateforme est loin d'être seule dans ce cas. "Aujourd'hui, c'est du matériau nucléaire, c'est radioactif", estime Kim Forrest, responsable de l'investissement au sein de la société de gestion Bokeh Capital Partners.

"Netflix, Amazon, PayPal, eBay, Etsy, ces titres sont déjà en baisse de 20 à 50%, parce que les gens sont sortis de chez eux", explique Gregori Volokhine, président de Meeschaert Financial Services. "Ce n'est pas aujourd'hui qu'on découvre que le gros effet des confinements est derrière nous."

L'exemple le plus frappant de cette sortie de pandémie est sans doute Peloton.

Jeudi, le spécialiste des vélos d'appartement et des tapis de course haut de gamme s'est effondré en Bourse, perdant jusqu'à 26% après l'annonce, par la chaîne CNBC, que le groupe suspendait sa production pour faire face à un ralentissement de la demande.

Peloton n'a pas confirmé, mais a bien fait état d'un "recalibrage de (sa) production", associé à des licenciements.

À la recherche de croissance

"En théorie, ce sont des actions de croissance", rappelle Kim Forrest. "Les résultats devaient grimper pour que le prix de l'action ramené aux bénéfices devienne plus tolérable. Mais si elles ne font plus de croissance..."

Les analystes dissuadent néanmoins de comparer les valeurs de croissance entre elles, car les modèles économiques peuvent différer du tout au tout.

"Le moteur de Netflix marche toujours", a écrit, dans une note, Jeffrey Wlodarczak, analyste de Pivotal Research, "mais il tourne à un rythme moins élevé, sachant le bond géant que lui a permis la pandémie" en termes d'abonnés. Il s'attend, à moyen terme, à une "normalisation" de la croissance du groupe.

"C'est un peu le même raisonnement avec Zoom", enchaîne Gregori Volokhine, au sujet de la plateforme de visio-conférence dont le nom est sur toutes les lèvres depuis mars 2020. "Les gens continuent à l'utiliser, et même de plus en plus, sauf qu'on a déjà Zoom. Le marché ne peut que diminuer, d'une certaine façon."

D'autres s'en sortiront sans doute moins bien, préviennent les analystes. "Pour moi, Peloton, c'est fini", avance Gregori Volokhine. "C'est une action qui va aller à zéro."

En plus de pâtir du retour de la pratique sportive en extérieur et de la renaissance des clubs de sport, "leurs vélos, tout le monde peut les copier", dit-il. "Ça commence, d'ailleurs."

Solides ou fragiles, depuis novembre, c'est néanmoins l'ensemble des valeurs technologiques qui sont prises dans un vent contraire, que fait souffler la Banque centrale américaine (Fed).

Avec la perspective d'un resserrement monétaire et plusieurs hausses de taux d'intérêt, "il va y avoir moins de liquidités qu'il y en avait ces 18 derniers mois", annonce Zachary Hill, responsable de la stratégie macro chez Horizon Investments. "Et ça va peser le plus fort sur les zones du marché qui en ont le plus bénéficié."

Le caractère spéculatif de certains mouvements, favorisé par l'abondance de fonds à placer, a contribué à l'envolée de nombre de titres, qui atterrissent aujourd'hui, pas toujours en douceur.

Pour autant, "c'est une erreur, à moyen terme, de transposer ce raisonnement aux plus grosses capitalisations de la tech", met en garde Zachary Hill, comme Apple, Amazon ou Microsoft. "Il y a une différence fondamentale entre une valeur de croissance spéculative et une machine a générer du cash dans le monde entier."

Pour l'instant, résume Gregori Volokhine, "on vend parce que ça serait trop cher dans une récession", dans une économie qui ralentit, qui plus est avec une Fed qui remonte ses taux. "Si on commence à avoir des statistiques économiques mauvaises, mieux vaut prévenir que guérir."


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.