Washington et Rabat signent un accord de coopération militaire

Mark Esper, le ministre américain de la Défense s’est entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourit vendredi a Rabat (Photo, AFP).
Mark Esper, le ministre américain de la Défense s’est entretenu avec le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourit vendredi a Rabat (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 03 octobre 2020

Washington et Rabat signent un accord de coopération militaire

  • Mark Esper conclut vendredi à Rabat une tournée destinée à renforcer la coopération militaire avec les pays du Maghreb centrée sur la lutte contre le jihadisme et la sécurité en Afrique du Nord, en Libye ou au Sahel
  • Sa visite coïncide avec la reprise du "dialogue libyen", vendredi soir à Bouznika, dans la région de Rabat, en présence de parlementaires des deux camps rivaux

Le ministre américain de la Défense, Mark Esper, conclut vendredi à Rabat une tournée destinée à renforcer la coopération militaire avec les pays du Maghreb centrée sur la lutte contre le jihadisme et la sécurité en Afrique du Nord, en Libye ou au Sahel.

Sa visite coïncide avec la reprise du "dialogue libyen", vendredi soir à Bouznika, dans la région de Rabat, en présence de parlementaires des deux camps rivaux, représentant le Haut conseil d'Etat aligné sur le Premier ministre Fayez al-Sarraj et le Parlement de Tobrouk, fidèle au maréchal Khalifa Haftar, selon une source diplomatique marocaine.

Comme à Tunis mercredi, le chef du Pentagone a signé vendredi à Rabat un accord décennal de coopération militaire avec le royaume, considéré comme un "allié majeur" dans la région.

"Maintenant plus que jamais, nos deux nations travaillent étroitement pour faire face aux défis d'un contexte de sécurité complexe allant du contre-terrorisme et d'autres menaces transnationales, à l'instabilité régionale et à des sujets stratégiques plus larges", a-t-il dit avant la signature.

"Cette feuille de route réaffirme clairement que notre alliance est forte et faite pour durer" face à des "défis majeurs" comme le "terrorisme, l'extrémisme violent et toutes les formes de séparatisme", a pour sa part souligné le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita.

Au cours de sa visite, M. Esper a aussi rencontré le chef de l'état-major marocain, Abdelfattah Louarak, et le ministre délégué à la Défense Abdellatif Loudiyi.

Avec cet accord, le Maroc espère consolider la coopération militaire avec les Etats-Unis dans l'industrie de la Défense, et notamment favoriser d'éventuels transferts technologiques", selon un communiqué de l'état-major marocain.

Le Maroc accueille chaque année l'exercice militaire African Lion, le plus important du continent, sous la houlette du commandement militaire américain pour l'Afrique (Africom). Les exercices aériens, terrestres et maritimes ont été annulés cette année à cause de la pandémie de Covid-19.

Les Etats-Unis sont le premier fournisseur d'armement de Rabat (avions de combat, navires, chars, véhicules blindés, etc.) alors que l'Algérie voisine, où M. Esper a fait étape jeudi, est un client majeur de la Russie.

En Tunisie, M. Esper a souligné qu'au delà de la lutte contre la menace des "extrémismes violents", le renforcement de la coopération militaire visait à faire face "à nos concurrents stratégiques la Chine et la Russie" au comportement "prédateur".

En décembre dernier, l'instabilité en Libye et au Sahel avait déjà été au centre d'une visite à Rabat du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, venu par ailleurs plaider pour une normalisation avec Israël.

Le royaume a impulsé ces dernières semaines un accord inter-libyen sur la répartition des institutions régaliennes libyennes, comme la Banque centrale, la haute commission électorale, la commission anti-corruption, dans le sillage des efforts de médiation des Nations unies en vue d'un processus de règlement politique.

M. Bourita revient d'un voyage au Mali où il a rencontré le président de transition, Bah N’Daw, et son vice-président, le colonel Assimi Goïta, représentant de la junte qui a pris le pouvoir en août.


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.