Irak: 11 soldats tués dans une attaque attribuée à l'EI dans l'est

Des femmes irakiennes réagissent en regardant leur maison détruite après être retournées le 14 février 2015 dans le village d'Al-Mansuriya, à 65 kilomètres au nord-est de la province de Diyala, au nord de Bagdad. (Photo, AFP)
Des femmes irakiennes réagissent en regardant leur maison détruite après être retournées le 14 février 2015 dans le village d'Al-Mansuriya, à 65 kilomètres au nord-est de la province de Diyala, au nord de Bagdad. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Irak: 11 soldats tués dans une attaque attribuée à l'EI dans l'est

  • Onze soldats de l'armée irakienne ont été tués lors d'une attaque nocturne menée contre leur base dans la province de Diyala attribuée au groupe Etat islamique
  • Début septembre, treize membres de la police fédérale irakienne ont été tués lors d'une attaque perpétrée par l'EI contre leur point de contrôle près de Kirkouk

BAGDAD : Onze soldats de l'armée irakienne ont été tués lors d'une attaque nocturne menée contre leur base dans la province de Diyala (est) attribuée au groupe Etat islamique (EI), l'une des opérations les plus meurtrières depuis plusieurs semaines.

L'Irak a proclamé sa "victoire" contre les djihadistes ultra-radicaux de l'EI fin 2017. Mais, si l'EI n'occupe plus de pans entiers du territoire irakien, des cellules continuent à attaquer ponctuellement villageois et forces armées, en particulier dans les zones rurales allant du nord de Bagdad à la ville de Kirkouk, à 240 km au nord de la capitale irakienne.

La dernière attaque d'envergure en date contre les forces de sécurité irakiennes remonte à début décembre, lorsque neuf combattants kurdes des peshmergas avaient péri aux côtés de trois civils dans une offensive de l'EI, au sud d'Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan d'Irak.

L'attaque menée dans la nuit de jeudi à vendredi s'est produite dans la province de Diyala, dans l'est de l'Irak.

"Onze soldats, dont un lieutenant, ont été tués dans une attaque menée par des membres de l'EI (...) visant une base de l'armée", a déclaré, sous le couvert de l'anonymat, un haut responsable militaire en poste à Diyala, l'une de ces régions où des cellules djihadistes sont toujours actives.

L'attaque, qui n'avait pas été revendiquée dans la matinée de vendredi, a eu lieu "vers 2h30 (23h30 GMT jeudi) contre une base de la région de Hawi al-Azim", située non loin de la province de Salaheddine, a-t-il poursuivi.

Le gouverneur de Diyala Mouthanna al-Tamimi a confirmé ce bilan auprès de l'agence de presse irakienne INA. Il a critiqué "la négligence des soldats, car la base est fortifiée. Il y a une caméra thermique, des lunettes de vision nocturne et une tour de guet en béton".

"Les terroristes ont profité du froid et de la négligence des soldats", a dit ce responsable. "Cela a poussé les terroristes à commettre leur crime, puis ils se sont retirés à Salaheddine."

«10 000 combattants actifs»

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son "califat" autoproclamé vaciller sous le coup d'offensives successives dans ces deux pays.

Mais ils restent une menace et continuent de mener des attaques ponctuelles contre des villageois et les forces de sécurité dans le nord du pays, notamment dans la région de Kirkouk et dans les provinces de Salaheddine et Diyala.

Aujourd'hui, l'organisation djihadiste "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport de l'ONU publié l'an dernier.

Dans ces deux pays, l'organisation djihadiste conserverait "en tout 10 000 combattants actifs", d'après ce rapport.

Début septembre, treize membres de la police fédérale irakienne ont été tués lors d'une attaque perpétrée par l'EI contre leur point de contrôle près de Kirkouk.

Les djihadistes prennent aussi pour cible les combattants kurdes des peshmergas. Le 6 décembre dernier, quatre d'entre eux avaient été tués dans l'attaque imputée à l'EI de l'avant-poste qu'ils tenaient au nord de Kirkouk.

Trois jours plus tôt, au moins douze personnes, trois civils et neuf peshmergas, ont péri dans une autre offensive de l'EI, au sud d'Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan d'Irak.

Le dernier attentat à la bombe d'envergure revendiqué par l'EI en Irak a visé en juillet 2021 un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad qui a fait une trentaine de morts.


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

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  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.


Israël: Netanyahu a accepté une invitation à siéger au «Conseil de paix» de Trump

Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. (AFP)
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  • "Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix"
  • Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas

JERUSALEM: Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump à siéger à son "Conseil de paix", a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien.

"Benjamin Netanyahu a (...) accepté l'invitation du président américain Donald Trump (à) rejoindre, en tant que membre, le Conseil de paix", qui sera composé de dirigeants de pays du monde entier", indique un bref communiqué de son bureau.

Le "Conseil de paix" avait été initialement conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par plus de deux ans de guerre entre Israël et le mouvements islamiste palestinien Hamas.

Mais le projet de "charte" présenté par M. Trump accorde à ce dernier, en tant que président de cet organisme, des pouvoirs très étendus et révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question du territoire palestinien : celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde.

La création du "Conseil de paix" prévu par le plan de M. Trump pour Gaza a bien été endossée, comme le reste de cette initiative, par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais "strictement à cette fin", a rappelé lundi Farhan Haq, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Sous la pression des Etats-Unis, un cessez-le-feu très fragile est entré en vigueur le 10 octobre, un peu plus de deux ans après le début de la guerre de Gaza déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.

Les Etats-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de M. Trump censé mettre fin à la guerre, alors que les deux belligérants s'accusent mutuellement de violer la trêve de façon quotidienne.

Le gouvernement de M. Netanyahu menace régulièrement de reprendre l'offensive si le Hamas n'accepte pas de désarmer conformément à ses exigences.

Outre le désarmement du Hamas, la deuxième phase du plan Trump prévoit un retrait israélien graduel de la bande de Gaza et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.

M. Netanyahu répète régulièrement son opposition à la création d'un Etat palestinien, allant ainsi à l'encontre du consensus onusien selon lequel la solution de paix dite à deux Etats est la seule à même de mettre un terme définitif au conflit israélo-palestinien.