«Génocide» des Ouïghours: la Chine fustige les députés français

L'artiste de rue français Mahn Kloix peint une fresque représentant Tursunay Ziawudum, une ancienne détenue ouïghoure qui a quitté la Chine et a parlé publiquement de son expérience d'internement, à Marseille, dans le sud de la France, le 7 octobre 2021. (Nicolas Tucat/AFP)
L'artiste de rue français Mahn Kloix peint une fresque représentant Tursunay Ziawudum, une ancienne détenue ouïghoure qui a quitté la Chine et a parlé publiquement de son expérience d'internement, à Marseille, dans le sud de la France, le 7 octobre 2021. (Nicolas Tucat/AFP)
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Publié le Vendredi 21 janvier 2022

«Génocide» des Ouïghours: la Chine fustige les députés français

L'artiste de rue français Mahn Kloix peint une fresque représentant Tursunay Ziawudum, une ancienne détenue ouïghoure qui a quitté la Chine et a parlé publiquement de son expérience d'internement, à Marseille, dans le sud de la France, le 7 octobre 2021. (Nicolas Tucat/AFP)
  • L’Assemblée nationale française «reconnaît officiellement les violences perpétrées par les autorités de la République populaire de Chine à l'encontre des Ouïghours comme constitutives de crimes contre l'humanité et d'un génocide»
  • Des études occidentales accusent Pékin d'avoir interné dans des «camps» au moins un million de personnes, majoritairement ouïghoures

PÉKIN : Une résolution qui «fait fi de la réalité»: la Chine s'est dite vendredi «fermement opposée» au texte adopté la veille par l'Assemblée nationale française, qui a qualifié de «génocide» le traitement par Pékin des Ouïghours.

Pour la plupart musulmans sunnites, les Ouïghours constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), une région longtemps meurtrie par des attentats et qui fait désormais l'objet d'une surveillance policière draconienne.

Les députés français ont adopté jeudi une résolution stipulant que l'Assemblée nationale «reconnaît officiellement les violences perpétrées par les autorités de la République populaire de Chine à l'encontre des Ouïghours comme constitutives de crimes contre l'humanité et d'un génocide», et qu'elle les «condamne».

Le texte «invite le gouvernement français» à faire de même.

Sans portée contraignante, la résolution défendue à la tribune par le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a reçu le soutien des députés du parti présidentiel LREM et a été adopté à la quasi-unanimité des présents (169 votes pour, un contre et cinq abstentions).

«La résolution de l'Assemblée nationale française (...) fait fi de la réalité et du bon sens en matière de droit», a déclaré Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Cela constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises. La Chine y est fermement opposée», a-t-il souligné lors d'une conférence de presse régulière.

- Surveillance au Xinjiang -

Le Xinjiang et d'autres provinces de Chine ont été frappés pendant plusieurs décennies, et notamment de 2009 à 2014, par des attentats attribués à des islamistes ou des séparatistes ouïghours.

Depuis plusieurs années, la région fait ainsi l'objet d'une intense surveillance: caméras omniprésentes, portiques de sécurité dans les bâtiments, forces armées très visibles dans les rues, restrictions à la délivrance des passeports...

Des études occidentales, fondées sur des interprétations de documents officiels, des témoignages de victimes présumées et des extrapolations statistiques, accusent Pékin d'avoir interné dans des «camps» au moins un million de personnes, majoritairement ouïghoures, d'effectuer des stérilisations et avortements «forcés» ou encore d'imposer du «travail forcé».

La Chine dément ces accusations. Elle réfute toute idée de «stérilisation forcée» mais concède appliquer au Xinjiang, comme partout ailleurs dans le pays, sa politique de limitation des naissances, pendant longtemps mise en oeuvre avec laxisme dans la région.

Pékin présente en outre les «camps» comme des «centres de formation professionnelle» destinés à éloigner les habitants de l'extrémisme religieux et qui seraient désormais fermés car tous les «étudiants» auraient «achevé leur formation».

- «Démagogie» -

«Si un génocide était véritablement perpétré au Xinjiang, comment se fait-il que la population ouïghoure connait toujours un taux de croissance démographique aussi important?», a déclaré le porte-parole Zhao Lijian, statistiques à l'appui.

«A ceux qui feignent (de ne pas voir les faits) ou qui font de la démagogie pour plaire du grand public, je leur dis ceci: vos paroles et vos actes ne méritent aucune attention», a-t-il assuré. «Un mensonge répété même 1.000 fois reste un mensonge».

Avant l'Assemblée nationale française, les députés de plusieurs pays occidentaux (Belgique, Royaume-Uni, Pays-Bas, Canada) avaient qualifié de «génocide» le traitement des Ouïghours par la Chine.

Le gouvernement américain utilise le même qualificatif.

Les journalistes étrangers peuvent se rendre au Xinjiang mais y sont systématiquement suivis. Il leur est donc difficile d'infirmer ou de confirmer les affirmations des différentes parties.

Amnesty International a appelé mercredi la communauté internationale à ne pas laisser la Chine utiliser les Jeux olympiques d'hiver, organisés à Pékin du 4 au 20 février, pour détourner l'attention de la situation des Ouïghours.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".