Nigeria: des jihadistes kidnappent 20 enfants, tuent 2 personnes, selon des habitants

Des écoliers enlevés dans un séminaire islamique il y a trois mois sortent d'une camionnette pour retrouver leurs parents à Minna le 27 août 2021.(AFP)
Des écoliers enlevés dans un séminaire islamique il y a trois mois sortent d'une camionnette pour retrouver leurs parents à Minna le 27 août 2021.(AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 21 janvier 2022

Nigeria: des jihadistes kidnappent 20 enfants, tuent 2 personnes, selon des habitants

  • Des combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont envahi le village de Piyemi jeudi, tuant deux hommes et kidnappant 20 enfants, dont treize filles, ont indiqué ces sources
  • Un responsable des autorités locales a confirmé cette attaque, sans être en mesure de préciser combien de personnes avaient été enlevées

KANO : Des djihadistes ont tué deux personnes et ont enlevé 20 enfants, dans l'Etat de Borno, épicentre de l'insurrection islamiste au Nigeria, a-t-on appris auprès d'un responsable communautaire et d'habitants de la région.

Des combattants du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) ont envahi le village de Piyemi jeudi, tuant deux hommes et kidnappant 20 enfants, dont treize filles, ont indiqué ces sources.

Cette attaque s'est déroulée non loin de la ville de Chibok, dont le nom reste associé à l'enlèvement en 2014 par le groupe islamiste Boko Haram de plus de 270 jeunes filles âgées de 12 à 17 ans, qui avait provoqué une énorme vague d'indignation internationale et une campagne baptisée #BringBackOurGirls pour leur libération. Près de la moitié d'entre elles sont toujours portées disparues, dont un bon nombre ont été mariées de force à des combattants jihadistes.

Les membres de l'Iswap, qui portaient des uniformes semblables à ceux de l'armée nigériane, sont entrés dans le village jeudi après-midi, ouvrant le feu, pillant les boutiques et incendiant des maisons sur leur passage, selon des habitants de la zone.

"Ils ont abattu deux personnes et se sont emparés de 13 filles et de 7 garçons, âgés de 12 à 15 ans", a témoigné auprès de l'AFP par téléphone l'un d'eux, Samson Bulus.

Eglise brûlée 

Les assaillants, venus de la forêt proche de Sambisa "ont embarqué les 20 enfants dans un camion et les ont conduit dans la forêt", a précisé un autre habitant, Silas John.

Un responsable communautaire de la zone de Chibok, Ayuba Alamson, a confirmé ces informations.

"Il s'agit de la troisième attaque ces derniers jours, qui met encore davantage en lumière les menaces qui planent sur les habitants des villages autour de Chibok", dans le nord-est du Nigeria, a-t-il souligné.

Les habitants de Piyemi qui avaient fui leur village lors de l'arrivée des jihadistes y sont retournés vendredi, après avoir passé la nuit à l'extérieur.

Une église a notamment été brûlée par les djihadistes, selon un autre habitant, qui a requis l'anonymat.

Un responsable des autorités locales a confirmé cette attaque, sans être en mesure de préciser combien de personnes avaient été enlevées.

Plus de 40 000 morts 

L'Iswap est né en 2016 d'une scission du groupe islamiste Boko Haram. Il est devenu le groupe jihadiste dominant dans le nord-est du Nigeria, multipliant les attaques d'ampleur contre l'armée nigériane.

Il a consolidé son contrôle dans cette région depuis la mort en mai du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, dans des affrontements entre les deux groupes rivaux.

Depuis le début de la rébellion islamiste radicale dans le nord-est du Nigeria en 2009, le conflit a fait plus de 40 000 morts et contraint près de deux millions de personnes à quitter leur lieu d'habitation.

Les enlèvements de masse, avec demande de rançon, dans le Nord et le centre font désormais les gros titres presque chaque semaine dans le pays le plus peuplé d'Afrique, qu'ils soient commis par des islamistes ou des criminels.

Près de 1 500 écoliers ont ainsi été kidnappés en 2021, au cours de 20 enlèvements de masse dans le nord-ouest du Nigeria, qui ont coûté la vie à 16 enfants et adolescents, selon l'Unicef. 

La plupart d'entre eux ont été relâchés à la suite de négociations et du versement présumé de rançons.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.