Un Algérien de 15 ans remporte une bourse pour l'université la plus prestigieuse du Royaume-Uni

La scolarité à Eton coûte près de 50 000 £ par an (65 804 $). L’école compte parmi ses anciens élèves des premiers ministres et des membres de la famille royale britannique. (Photo, Shutterstock/Archives)
La scolarité à Eton coûte près de 50 000 £ par an (65 804 $). L’école compte parmi ses anciens élèves des premiers ministres et des membres de la famille royale britannique. (Photo, Shutterstock/Archives)
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Publié le Samedi 22 janvier 2022

Un Algérien de 15 ans remporte une bourse pour l'université la plus prestigieuse du Royaume-Uni

  • Ilyan Benamor s'occupe de sa mère qui souffre de problèmes de santé chroniques et a besoin d'aide
  • Il a obtenu une bourse complète au Eton College, qui compte Boris Johnson et les princes Harry et William parmi ses anciens élèves

LONDRES: Un jeune Algérien qui s'occupe de sa mère en fauteuil roulant dans leur appartement de l'est de Londres a obtenu une bourse d'études pour Eton College, l'une des écoles les plus prestigieuses au monde.

Eton College compte parmi ses anciens élèves des premiers ministres et des membres de la famille royale britannique. Bientôt Ilyan Benamor, 15 ans, rejoindra ce club d'élite.

Alors que nombreux étudiants d’Eton sont issus de l'élite britannique et internationale, Benamor a emprunté un chemin différent pour rejoindre l'école.

Il s'occupe de sa mère Lalia Amal Chikhaoui, 49 ans, depuis l'âge de 11 ans, passant son temps à faire la cuisine, le ménage et les courses.

Lalia Chikhaoui a fui l'Algérie juste avant la naissance de son fils, et le père de Benamor est décédé peu après dans un accident de voiture avec délit de fuite dans le pays d’Afrique du Nord.

Elle a été diagnostiquée d'un cancer lorsque Benamor avait neuf ans, et souffre aujourd'hui d'un problème de santé chronique débilitant qui limite sa mobilité.

Malgré tout, Benamor a réussi, après des jours de tests, d'évaluations et d'entretiens exténuants, à obtenir une bourse complète pour Eton, où il côtoiera les enfants de l'élite britannique.

Eton College coûte près de 50 000 £ par an (65 804 $), mais le prix énorme semble en valoir la peine pour les enfants de ceux qui mettent la main à la poche. Vingt anciens premiers ministres britanniques ont étudié à Eton, sans parler de l'actuel Premier ministre, Boris Johnson. Le prince Harry et le prince William y ont tous deux étudié, et d'innombrables autres chefs d'entreprise et hommes politiques font partie des anciens élèves de l'école.

Benamor dit vouloir rejoindre leurs rangs et devenir un homme politique.

«Eton est incroyable, c'est l'école numéro un au monde», a-t-il souligné. «Je suis tellement heureux d'en faire partie. C'est presque comme un rêve.»

«Je veux être un homme politique pour pouvoir faire une différence pour ma patrie et aider mes concitoyens à résoudre les problèmes qui rongent encore le pays aujourd'hui».

Benamor poursuit: «C'est une histoire incroyable. Peut-être que j'écrirai un livre un jour. C'est certainement un exemple de triomphe sur l'adversité car cela a parfois été très difficile.»

«Je suis tellement fier de ma maman. Tout ce qu'elle a traversé», a-t-il ajouté. «Si elle ne s'était pas battue pour nous faire venir au Royaume-Uni, je n'aurais jamais eu cette chance. Je l'aime tellement et je suis tellement heureux de voir à quel point elle est fière.»

Le jeune homme a remporté le prix Newham des aidants en 2017 pour l'aide qu'il apporte à sa mère, et a ensuite réussi sa candidature à Eton grâce à un programme qui offre à des jeunes défavorisés exceptionnels la possibilité d'étudier dans les meilleures écoles du Royaume-Uni.

Sa mère a déclaré au Daily Mail : «Je suis si heureuse et soulagée. Vivant dans l'est de Londres, on a peur quand ils arrivent à l'adolescence que quelque chose se produise, à cause des gangs et des crimes à l'arme blanche.»

«Mais Eton n'est pas un endroit où l’on doit s’inquiéter de ces choses. Il peut avoir une nouvelle vie. C'est comme un cadeau de Dieu, toutes mes prières ont été exaucées.»

Elle a ajouté: «Cela me donne la paix parce que je sais que si quelque chose m'arrive, il est sur le bon chemin dans la vie, il est au bon endroit».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.